Le programme politique du Mouvement de la majorité silencieuse (MMS)
Résumé en une phrase :
C'est le système financier primitif et malhonnête que l'on doit corriger immédiatement et adapter à la technologie, afin de libérer les énergies sociales et individuelles.
La naissance prématurée d’Adrien, et sa mort, survenue quelques heures plus tard n’ont laissé personne indifférent.
L’attitude des parents et du corps médical semble en effet avoir été déterminée par une volonté de ne pas permettre à Adrien de « tenter sa chance de vivre ». Sous prétexte qu’il risquait d’être handicapé ( et donc malheureux ?).
Lorsque j’ai pris connaissance de ce drame, mon cœur s’est rempli de tristesse.
J’ai pensé à la détresse des parents d’Adrien : fallait-il qu’ils soient bien désemparés, et qu’ils se sentent seuls au monde, pour ne pas oser la vie de leur enfant inscrit et présent dans leur couple depuis presque 7 mois déjà…
Et puis, j’ai imaginé la lente agonie d’Adrien, privé des soins élémentaires auxquels tout patient, même condamné, a droit : l’hydratation, le maintien d’une température corporelle, un confort pour respirer (voies respiratoires dégagées, oxygène)… et le désarroi grandissant des parents laissés seuls dans leur chambre avec leur enfant moribond pour le reste de la nuit.
Et je me suis dit : ce n’est pas juste.
Les parents d’Adrien ont-ils bien été entendus dans leur peur panique? Comment ont-ils été accompagnés ?
Leur a-t-on donné le temps d’un dialogue et d’une l’écoute pour permettre l’émergence du plus profond de leur cœur de père et de mère ?
Quant à l’enfant, il a été réduit à sa possible anomalie ; il a été déshumanisé .Réduit au silence, il n’a pas pu faire valoir son désir et son droit de vivre.
Qui a pris sa défense, qui s’est fait son porte-parole ?
N’y avait-il donc pas d’autres alternatives que de le condamner par avance ?
La réaction « musclée » de la justice (mandat d’arrêt du gynécologue, de son assistante et de l’accoucheuse) a braqué les projecteurs des médias sur un drame qui n’est pas exceptionnel…
Car de plus en plus de personnes estiment qu’il n’est pas raisonnable de laisser venir au monde un enfant qui est porteur d’un handicap ou même, qui présente une présomption de handicap. La loi permet d’ailleurs d’interrompre la grossesse, quelque soit l’âge gestationnel lorsqu’il s’avère que l’enfant sera porteur d’un handicap non guérissable.
Lorsque c’est le cas, le vocabulaire change, on ne parle plus du bébé mais on parle du « fœtus » comme de l’objet d’une grossesse devenue inutile…
C’est ainsi qu’il n’est pas rare que soient pratiqués des avortements dits « thérapeutiques » ( !) durant le dernier trimestre de la grossesse. Il se fait que ces enfants avortés sont parfois viables au moment de l’interruption de la grossesse. Il est alors nécessaire de compléter le « traitement » pour aller jusqu’au bout du choix qui a été fait…
Dans cette mentalité ambiante, je pense que les parents d’ Adrien ne sont ni meilleurs, ni moins bons que d’autres parents. Ils ont agi en symbiose avec une manière de penser qui devient dominante, qui ne reconnaît plus à l’enfant handicapé à naître une vie qui sera digne d’être vécue…Sans doute ont-ils manqué de garde-fous que l’équipe médicale aurait du d’emblée placer à leurs côtés ( passer outre l’avis des parents et prendre en charge le bébé)?
Quelle est dangereuse, l’illusion de croire que l’on peut supprimer totalement la souffrance !
Supprimer totalement la souffrance ne peut se faire qu’au prix de la vie !
C’est la pente glissante de l’eugénisme…
On dit que c’est aux parents de décider de poursuivre ou non la grossesse lorsque l’enfant est porteur d’une « anomalie »…
Comment décider librement dans une société matérialiste qui n’aide pas à laisser émerger ses capacités d’accueil et d’amour, et quand on est si dépendant de l’avis des médecins ?
Et puis, peut-on dire que la vie de l’enfant appartient aux parents ?
Devant un enfant porteur d’anomalies ou de maladie incurable, la solution ne peut se résumer à l’interruption de grossesse ou à l’interruption post-natale de vie.
Quand bien même les lois vont de plus en plus dans ce sens, il faut tout faire pour encourager l’accueil respectueux de la vie blessée et fragile.
D’autant plus que l’avortement laisse par ailleurs le plus souvent des séquelles graves chez la femme, dans son corps, son esprit et son cœur…..
Il est urgent de retrouver une approche médicale humble et cordiale, dont l’efficacité ne se mesure pas au taux d’éradication des maladies au détriment des malades…
Car au –delà des progrès scientifiques dont elle est capable, la médecine doit encore et toujours continuer à assumer son rôle qui est aussi de prendre soin et d’accompagner jusqu’au bout, dans le réalisme de la condition humaine, en reconnaissant la valeur inaliénable de l’être humain, dans toutes les étapes de sa vie, quelles que soient son apparence et sa fragilité.
Mais ces choix de société nous concernent tous.
Si des parents, écrasés par la perspective de mettre au monde un enfant handicapé ou atteint d’un mal incurable, ne peuvent envisager de l’accueillir et de le prendre en charge, une troisième voie doit pouvoir être envisagée. Celle de l’adoption.
Il se fait que certains couples s’ouvrent en effet à la possibilité de devenir par l’adoption les parents d’un enfant handicapé.
Ils ont cet avantage de pouvoir faire librement ce choix , et de manière éclairée en étant accompagnés dans leur démarche par un service spécialisé, le service « Emmanuel-Adoption »*, qui œuvre pour proposer l’alternative de l’adoption d’enfants handicapés, lorsque des parents biologiques, confrontés à un diagnostic anténatal de handicap ou à la naissance d’un enfant handicapé, ne peuvent accepter leur enfant handicapé.
L’adoption est proposée alors, non comme un but en soi, mais comme une alternative positive, à l’abandon, l’avortement ou l’euthanasie.
En Belgique, plusieurs centaines de familles se sont ainsi ouvertes à l’adoption d’enfant porteurs de handicaps tant physiques que mentaux ou atteints de diverses maladies.
Cette alternative aurait pu être mise dans la balance lorsque le sort d’Adrien a été fixé.. Il n’ en n’a pas bénéficié, mais peut-être que, grâce à lui, d’autres enfants à l’avenir pourront trouver cette porte de secours si les équipes médicales acceptent de l’envisager et de la proposer….Docteur Pol-Marie BOLDO.
*EMMANUEL-ADOPTION, service d’adoption agréé par la Communauté française
Selon une recherche de l'Independent Women's Forum, les cours sur les femmes des Facultés et des Universités américaines enseignent des choses fausses et donnent en outre des mauvais conseils aux femmes. Pour les programmes en question, les femmes peuvent se réaliser dans un monde sans mariage. Comme l’explique l'auteur de l’étude, Carrie Lukas, les ouvrages et les textes utilisés dans ces cours présentent majoritairement le mariage en termes très négatifs.Washington Times, Fondation Guilé 20050317
Le 2 décembre 2004 a eu lieu à Berlin une conférence européenne intitulée « Avenir Famille – Enjeux communs de la politique familiale en Europe », organisée par le Ministère Fédéral de la Famille, des Personnes âgées, de la Femme et de la Jeunesse.
Des représentants de différents organismes internationaux sont intervenus pendant la conférence comme : le Conseil de l’Europe, la Commission européenne, la Fondation Européenne pour l’Amélioration des Conditions de Vie, l’OCDE. Certains intervenants ont plus particulièrement partagé la situation de leur pays vu sous l’angle de l’entreprise « favorable à la famille » ou des syndicats. Beaucoup d’organisations familiales, religieuses, et féminines des pays membres de l’Union Européenne assistaient à cette conférence.
Quelques statistiques au niveau européen
1/3 des familles voudraient plus d’enfants.
1/10 des familles estiment qu’elles en ont trop
55% ont le nombre d’enfants qu’elles désirent.
25% d’européens s’occupent des personnes âgées de leur entourage.
L'Union se trouve confrontée à des bouleversements démographiques sans précédent qui vont avoir des répercussions majeures sur la société toute entière. Les chiffres tirés du Livre vert sur les changements démographiques, lancé par la Commission, révèlent que d'ici 2030, il manquera à l'Union 20,8 millions (6,8%) de personnes en âge de travailler. En 2030, en gros deux personnes actives (15 à 65) devront s'occuper d'une personne inactive (65 ). Et l'Europe comptera 18 millions d'enfants et de jeunes de moins qu'actuellement.
“Wij leven in een collectieve ideologische gevangenis die ons verhindert beslissingen te nemen die essentieel zijn voor een levensvatbare toekomst,” aldus Gabriele Kuby
Deze toekomst heeft mijn generatie, die haar naam dankt aan het jaar 1968, zeer veronachtzaamd. Binnen een periode van 35 jaar hebben wij door ons eigen handelen het beste verzekeringssysteem van de natuur beschadigd, namelijk de voortplanting – een in de wereldgeschiedenis nog niet voorgekomen gang van zaken.
Dat onze maatschappij vergrijst, wordt nu van de daken afgeschreeuwd. Sinds het massale gebruik van de pil die binnen een periode van tien jaar het geboortecijfer van 2,4 kinderen per vrouw (1965) liet kelderen tot 1,4 kinderen (1975), was te verwachten, maar niemand wilde horen dat dit grote problemen met zich zou meebrengen en dat daarmee het fundament van onze cultuur zou kunnen instorten.
Wij vergrijzen omdat de levensverwachting in de laatste honderd jaar bijna verdubbeld is en wij vrouwen ons massaal hebben bevrijd van “de slavernij van het moederschap”. Dit begrip is geïntroduceerd door Simone de Beauvoir, de levensgezellin van Jean-Paul Sartre, die de vrouwen in de Westerse maatschappij met haar boek “De tweede sekse” aan het einde der zestiger jaren met hart en ziel in verwarring bracht.
Zij sprak over een foetus als een “parasiet” een “vleesklompje” en maakte zelfs bij haar Parijse appartement abortus mogelijk. Aan de andere zijde lokte het paradijs van de seksuele bevrijding. Wie niet drie maal per week een orgasme had – zo verkondigde de Oostenrijkse arts en psychoanalyticus Wilhelm Reich – ontwikkelt een autoritair karakter die ook verantwoordelijk is voor het nationaal-socialistische schrikbewind.
Deze ideologieën zijn in goed dertig jaar een maatschappelijke realiteit geworden: gebroken gezinnen, neergang van de opvoeding, een vroege seksualisering van de jeugd als overheidsbeleid, pornografische rotzooi uit de media.
En nu komt de grote coup
De protagonisten van deze ideologieën zitten op de sleutelposities van de staat en de media en houden zich bezig met afrekenen met de christelijke cultuur. Hun grootste coup zal de antidiscriminatiewetgeving zijn. Men zou kunnen vinden dat een rationele, verlichte maatschappij, die voor het onoplosbare probleem van de vergrijzing staat, tot de slotsom komt dat het kunstmatig tegengaan van zwangerschappen en het massaal voor de geboorte doden van kinderen toch niet zo’n goed idee is.
Maar op deze conclusie is een taboe gelegd en het verbreken van het taboe betekent karaktermoord. Gaat er bij ons, de kinderen van 1968, pas een licht op als wij vereenzamen in de verzorgingstehuizen en ons de euthanasiespuit wordt aangeboden? Jongeren die het anders willen doen als de ouderen, kunnen dat alleen als zij zich engageren voor het goede.
We hebben een revolutie door jongeren nodig die een nieuwe levensstijl van reinheid en kuisheid schept. Alleen daaruit kan een cultuur van het leven ontstaan. De resultaten van enquêtes laten zien dat een grote meerderheid van de jongeren verlangt naar duurzame relaties en gezinnen.
Dit verlangen kan niet worden vervuld door het experimenteren en partnerruil, maar alleen door rijping een ‘character building’, die uiteindelijk leidt tot een onvoorwaardelijk ‘Ja’ tot andere mensen. Geen macht in de wereld kan een individu hinderen om zich te wagen aan de “Ausbruch der Liebe” (“Uitbreken van liefde”). Alleen dat heeft toekomst.Gabriele Kuby
Gabriele Kuby studeerde in 1967 onder andere sociologie in Berlijn. In haar carrière schreef zij tot aan haar bekering in 1996 een serie boeken over esoterie, waarvan zij nu afstand neemt. In het midden van haar leven geraakte ze in een grote crisis, die naar achttien jaar huwelijk tot een scheiding leidde. Een jonge buurvrouw zei tot haar: “Bid!” Zij deed dat en besloot om katholiek te worden. Van haar werkgever, de uitgeverij Goldmann Verlag, kreeg zij de opdracht om een boek over Mariaverschijningen te schrijven. Het werd een boek over haar weg tot bekering.
Haar boek “Mein Weg zu Maria” beleefde in slechts twee jaar zes oplagen. Vele lezers schreven haar dat zij door haar boek de schatten van het katholieke geloof opnieuw ontdekt hebben. Sindsdien schrijft en spreekt zij over de noodzaak van een bekering tot God, wiens genade ons door de sacramenten van de Kerk altijd beschikbaar is.Zie ook: www.Gabriele-Kuby.de
Monseigneur Ricardo Blazquez a réitéré l'opposition de l'Eglise à l'avortement, l'euthanasie et le mariage homosexuel, sur la radio de la conférence épiscopale, COPE.
"On ne peut pas couper l'itinéraire de la vie, depuis sa conception jusqu'à la mort, donc, ni avortement, ni euthanasie", a déclaré Mgr Blazquez.
Sur le mariage homosexuel, il a déclaré que "d'un point de vue chrétien, éthique et culturel, il ne s'agit pas d'un mariage. Dieu a créé l'homme à son image, et la femme avec tout autant de dignité, mais différenciés pour qu'ils soient complémentaires, et pour la fécondité".
Mgr Blazquez, 62 ans, évêque de Bilbao, a été élu mardi à la surprise générale président de la Conférence épiscopale espagnole remplaçant Antonio Maria Rouco Varela. Ce dernier avait pris la parole au nom de l'église catholique espagnole contre le gouvernement socialiste, qui a notamment adopté en octobre un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels.
Mgr Blazquez a déclaré sur COPE espérer qu'il serait "possible de dire la vérité avec amabilité".
Thibaud Collin, agrégé de philosophie, présente un décryptage serein, mais accablant, de la stratégie politique du lobby gay : culpabiliser le sens commun pour mettre à bas les repères structurants de la vie sociale. Inutile de le dire, cet outing idéologique déplaît. L’ouvrage a été refusé par plusieurs éditeurs.
Le Mariage gay, les enjeux d’une revendication par Thibaud Collin (Eyrolles, mars 2005, 155 p., 15,20 €)
Lisez sur Libertepolitique.com la présentation du livre par le Fr. Philippe Verdin op : « Du mariage au bordel : l’offensive idéologique du lobby gay »
Lettre adressée à tous les Membres du Parlement et du Sénat au sujet du Projet de loi C-38
L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) a parfaitement conscience de la situation délicate à laquelle se trouvent confrontés les membres du Parlement dans le dossier du mariage. L’OCVF estime qu’il est essentiel de poursuivre dans le respect le débat initié par le dépôt du projet de Loi concernant certaines conditions de fond du mariage civil, afin que l’ensemble des Canadiennes et Canadiens puissent exprimer leurs points de vue.
Considérant que différentes chartes protègent désormais les personnes d’orientation homosexuelle contre la discrimination et leur garantissent le respect de leurs droits au cœur de la société, l’OCVF veut vous faire part de sa déception et de sa grande inquiétude face au projet de loi C-38, qui entend redéfinir le mariage.
Nous sommes d’autant plus préoccupés par cette initiative qu’elle entend modifier radicalement la nature et le sens d’une institution plurimillénaire dont toutes les cultures et les religions ont reconnu l’importance vitale pour la stabilité des familles et l’avenir des sociétés.
Notre intervention auprès de vous repose non seulement sur nos convictions chrétiennes, mais aussi sur une conception du mariage et de la société que partagent bien des croyants et des non croyants, et qui se trouve profondément remise en question par la redéfinition du mariage contenue dans ce projet de loi. Voici donc quelques observations qu’il nous a semblé important de vous communiquer :
1. La dignité et l’égalité des personnes ne dépendent en rien de leur race, de leur religion, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur état civil. Leur dignité et leur égalité se fondent sur le simple fait qu’elles sont humaines. Quant à leurs droits, certains sont absolus - le droit à la vie, par exemple. Et d’autres sont conditionnels - comme le droit de pratiquer la médecine à condition d’avoir obtenu un diplôme. De même, le droit au mariage, reconnu par l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ne s’applique qu’aux personnes qui remplissent les conditions inhérentes à ce droit. Dans le cas qui nous occupe, l’hétérosexualité est reconnue depuis toujours comme une condition inhérente au mariage.
2. Ni les États, ni les religions n’ont inventé le mariage. Au fil des siècles, ils ont reconnu que cette institution naturelle composée d’un homme et d’une femme sert bien les besoins de la société en lui donnant de nouveaux citoyens et en les éduquant, ce qui lui assure un avenir. Telle est la raison pour laquelle, grâce aux privilèges attachés au mariage civil, les États ont choisi de soutenir les couples hétérosexuels qui se marient : parce qu’ils contribuent ainsi au bien commun.3. Que devient la question de la procréation qui, à notre avis, est trop exclue du débat? Avec le bien des époux, le potentiel procréateur est définitivement l’un des deux éléments constitutifs du mariage. En incluant les unions gaies et lesbiennes dans la définition du mariage, on détruirait donc le mariage puisque les personnes de même sexe n’ont pas la capacité biologique de se reproduire; bien que la procréation assistée permette de surmonter ce problème biologique, il n’en demeure pas moins que cette possibilité est une exception à la règle. Il est vrai, par ailleurs, que certains couples hétérosexuels n’ont pas d’enfants, mais ils possèdent tout de même la complémentarité anatomique nécessaire pour procréer.
4. Il n’y a rien de discriminatoire à traiter et à nommer différemment deux types d’unions aussi fondamentalement différentes —cela évite la confusion. Nous convenons qu’il est important de reconnaître et de protéger les droits individuels, mais jamais au détriment de l’intérêt public et du bien commun. Les coûts sociaux de cette expérience sociétale sans précédent n’apparaîtront qu’avec le temps, comme ce fut le cas après la légalisation du divorce.
Considérant d’ailleurs les nombreux impacts négatifs du divorce sur la vie de nombreux enfants et adultes (instabilité affective, dépression, pauvreté, décrochage scolaire, délinquance, suicide, etc), nous ne comprenons pas que ce gouvernement s’apprête à créer d’autres situations défavorables.
Les plus récentes études en sciences sociales prouvent non seulement que le fondement le plus stable de la famille est le mariage, mais aussi que les enfants ont les meilleures chances de s’épanouiren compagnie de leurs deux parents, père et mère. Une enquête nationale canadienne (Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Statistique Canada et Développement des ressources humaines Canada) sur les enfants et les jeunes démontrait en 1999 que seulement 13% des enfants nés de parents mariés n’ayant pas vécu ensemble avant le mariage avaient connu la rupture de leur famille, comparativement à 63% des enfants issus d’unions libres.
Il est clair que la réduction du nombre de mariages (hétérosexuels) a des effets néfastes sur la santé des familles et dès lors sur la santé de la société tout entière. Tout État porte la responsabilité grave de favoriser l’intérêt national et le bien commun. En ce sens, le Parlement doit privilégier, protéger et promouvoir comme norme sociale le mariage entre un homme et une femme.
Les lois ont un impact éducatif certain sur les mentalités et les familles sont les premières à en subir les contre-coups. Le courrier que nous recevons nous apprend que beaucoup de citoyens -croyants et non croyants - refusent que le mariage entre personnes de même sexe soit désormais présenté à leurs enfants, que ce soit dans le cadre scolaire ou ailleurs, comme un modèle de plus pour la vie de couple et de famille.
5. Le projet de loi C-38 entend faire respecter les droits humains individuels des personnes de même sexe en leur reconnaissant le « droit » au mariage. Assez étonnamment, on n’entend jamais parler des besoins et des droits des citoyens les plus vulnérables - les enfants : leur droit à un père et à une mère, et leur droit de connaître leurs parents biologiques et de grandir avec eux. Ces droits sont protégés par l’institution du mariage et c’est une autre raison pour laquelle il faut conserver le mariage (hétérosexuel) comme norme sociale de base.
En incluant les unions entre personnes de même sexe dans le mariage, on ignorerait ces droits des enfants et, pour reprendre les mots du psychanaliste français Tony Anatrella, leur besoin de grandir en compagnie « de la double figure de l’homme et de la femme, du père et de la mère, pour se développer de façon cohérente en sachant que seuls un homme et une femme peuvent concevoir un enfant ». Cette complémentarité et cette interaction éducatives sont essentielles au processus de croissance de l’enfant; en dépendent son développement affectif, son estime et sa confiance en lui, sa capacité d’aimer et de contribuer à la société.
Les jeunes Canadiennes et Canadiens ont besoin de sentir que l’État accorde une importance primordiale à l’institution du mariage (hétérosexuel) et qu’il est prêt à soutenir de façon privilégiée ceux et celles qui s’y engagent; cet encouragement ne peut que servir l’intérêt de l’État et de la société. Décider de placer sur un pied d’égalité le mariage et l’union entre personnes de même sexe entraînera une dévaluation néfaste du mariage et découragera les jeunes de s’y engager. Ils préféreront l’union libre avec ses tristes perspectives d’éclatement des familles.
En conclusion, rappelons que toute évolution sociale n’est pas nécessairement un progrès. Seule peut être qualifiée de progrès une évolution qui respecte le bien commun de la société.Nous souhaitons fortement que ce Parlement préserve au Canada l’institution naturelle qui, depuis les débuts de l’humanité, s’est avérée la plus stable pour les communautés familiales et la plus propice à l’épanouissement de leurs membres et au maintien du bien commun. Les citoyens canadiens comptent sur leurs élus, y compris sur les membres du Cabinet, pour voter sur le projet de loi C-38 selon leur conscience et en toute prudence.
Pierre Morissette, Évêque de Baie-Comeau ; Président de l’Organisme catholique pour la vie et la famille.
« IL Y A QUELQUES MOIS, nombre de «suppôts» - de membres... - de l'UCL s'étaient émus que la direction de l'Alma Mater envisageait de recléricaliser le Pouvoir organisateur. Entendez: que ledit PO ne comprendrait désormais que le président de la Conférence épiscopale et les trois évêques wallons mais plus de représentant de la société civile. Il n'en fallait pas plus pour que certains médias parlassent d'un retour à l'obscurantisme. Et qu'ils vissent dans ce recul la main du Pape lui-même qui venait de gronder la Conférence épiscopale belge à l'occasion de sa visite quinquennale au Vatican. Mais quoi, n'abandonnait-on pas ainsi une structure chèrement acquise dans l'ambulance du transfert entre Louvain-la-Veuve et Louvain-la-Neuve? Le spectre d'une université aux ordres pointait à l'horizon. Adieu les très libres examens du fait religieux, aux oubliettes, les recherches bioéthiques de pointe?
... vraie modernisation
D'AUCUNS LE CRAIGNAIENT mais la sérénité revint après que les autorités eurent expliqué qu'il s'agissait en fait de rationaliser les structures. La réalité est que les laïcs du PO faisaient double emploi avec le conseil d'administration qui reflétait, au contraire, la réalité politique et sociale de la Communauté française. Le recteur Coulie vient d'annoncer que le changement était acquis. Aux Halles universitaires, on annonce d'autres modifications du Règlement organique qui devraient permettre à l'UCL d'être vraiment à la pointe en ce début de siècle. Des mauvaises langues disent que, de toute façon, les laïcs du PO n'avaient pas grand-chose à dire. Non par soumission aveugle à l'autorité ecclésiale mais parce que plusieurs d'entre eux ont atteint un âge, disons, plus que... canonique! » www.lalibre.be 20050224
Le Quotidien du Médecin fait savoir que « la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (Dhos) publie une circulaire adressée aux directeurs des Agences régionales de l’hospitalisation et d’hôpital, concernant le respect de la laïcité dans les établissements de santé ».
Le Quotidien indique que « le texte rappelle les droits et les devoirs des patients et des soignants. Liberté religieuse, neutralité de l’État, non-discrimination : ces grands principes sont également affirmés dans ce texte, de même que celui du libre choix du praticien », explique la revue. Le Quotidien du Médecin note entre autres que « la Dhos invite les directeurs d’hôpitaux à faire preuve de fermeté face aux agents publics, y compris les contractuels et les internes, «en sanctionnant systématiquement tout manquement à ces obligations» de neutralité du service public hospitalier. Finis, en théorie, les signes ostentatoires religieux chez le personnel soignant – kippa, voile ou croix ». La revue retient aussi que « le malade ne peut récuser un praticien ou un agent public en raison de la religion effective ou supposée de celui-ci ». Revue de Presse Mediscoop 20050304
Une enquête montre que le personnel médical sollicite peu le comité d'éthique.
Le Comité bioéthique consultatif veut pourtant faire connaître ces institutions locales qui peuvent apporter un éclairage précieux lors de cas problématiques.
Depuis 1994, les hôpitaux sont dans l'obligation de constituer un comité d'éthique local. Un dispositif qui doit venir en appui à la pratique médicale, quand le personnel hospitalier se trouve confronté à un problème éthique. Dans ces cas-là, les avis rendus par le comité d'éthique ne sont pas contraignants. Depuis 2004, cependant, l'avis d'un tel comité est contraignant lorsqu'il s'agit d'évaluation de protocole de recherche qui implique une expérimentation humaine.
Reste que cette enceinte peine à se forger une reconnaissance. C'est ce qui ressort d'une enquête du Comité consultatif de bioéthique qui montre que médecins et paramédicaux font rarement appel spontanément à l'expertise des comités d'éthiques locaux. Ainsi, sur 102 des 215 comités locaux attachés à un hôpital qui ont répondu à l'enquête, plus de la moitié estime qu' «il n'existe pas assez de communication entre le comité d'éthique et le champ de travail». Autrement dit, le personnel hospitalier fait peu appel à son expertise. Les raisons pourraient être de deux ordres, selon Marc Bogaert, professeur émérite à la faculté de médecine de l'université de Gand et, par ailleurs, président lui-même d'un comité d'éthique. «Le personnel infirmier hésite encore souvent à y recourir par crainte de se mettre à dos sa hiérarchie. Il subsiste toujours une certaine soumission aux médecins. Ces derniers pour leur part restent souvent peu convaincus d'avoir besoin d'un avis externe, explique-t-il. C'est dommage, parce qu'une consultation du comité même en urgence pourrait éviter certains drames. Je pense au présumé cas d' «infanticide» à Namur, même si nous n'en connaissons pas encore toute la vérité. N'empêche, confronté à un grand prématuré, le personnel médical aurait très bien pu consulter le comité pour confronter les idées.»
Avis contraignant?
Faut-il pour autant rendre l'avis du comité d'éthique obligatoire et contraignant pour augmenter sa sphère d'influence? «Quand la Belgique a dû se doter d'instances éthiques, elle n'a pas opté pour une structure centrale. Elle a préféré la décentralisation, les comités d'éthique locaux ont donc une grande responsabilité. Le plus efficace serait de souligner leur importance. Même si l'on peut aussi envisager que pour certains cas de figures, l'avis du comité d'éthique soit obligatoire, comme c'est déjà le cas en ce qui concerne l'évaluation de protocoles d'essais cliniques.» Pour ce faire, les comités devraient également disposer de l'infrastructure et des connaissances pour évaluer tous les cas qui leur sont soumis et dans des délais divers. Il y a tout d'abord l'infrastructure administrative qui, surtout en matière d'évaluation de protocoles d'essais cliniques, est importante. D'autre part, il y a le problème de l'expertise des membres des comités d'éthique. «La Belgique a opté pour la reconnaissance de tous les comités d'éthique reliés à un hôpital. Cela fait à peu près 215 comités d'éthique qui devraient chacun disposer de membres experts tant dans le domaine des essais cliniques que dans le domaine d'éthique hospitalière. Un effort considérable doit être fait pour former les membres des comités», note Marc Bogaert. Enfin, alors que la possibilité d'un contact entre un patient et le comité d'éthique n'est nulle part mentionnée, il apparaît qu'en pratique des patients cherchent à avoir ce contact. Un souhait qui pourtant s'inscrit déjà dans la philosophie de la récente loi sur le droit des patients. www.lalibre.be 20050309
Se référant à certaines techniques médicales et leurs implications éthiques, le cardinal Ratzinger, doyen du collège des cardinaux a dit : "l'orgueil a contribué à ce que les hommes soient devenus une sorte de marchandise, pouvant s'acheter et se vendre, tel un réservoir de matériau pour nos expérimentations et grâce auxquelles nous espérons vaincre la mort par nous-mêmes". (…) « en vérité, nous ne faisons rien d'autre d'humilier toujours plus profondément la dignité de l'homme."
Pourquoi voulons-nous tant maîtriser la vie ? Que faire face à une naissance indésirable, l'épreuve de la stérilité, une existence souffrante ou une interminable agonie ?
Que peuvent apporter la sélection embryonnaire, l'avortement et l'euthanasie à notre quête du bonheur ?
La France, elle, plus que tout autre pays, a déjà laissé s'établir une sélection anténatale implacable. L'avortement et la procréation artificielle sont pratiquement entrés dans les moeurs, l'euthanasie partiellement dans les esprits. Pourtant, ils provoquent des blessures et des souffrances intimes chez nombreuses personnes. Les témoignages de ceux et celles qui y ont été confrontés révèlent, en effet, qu'il n'est pas anodin de toucher à l'essence même de la vie. Ce livre s'appuie sur l'expérience d'écoute de son auteur, Tugdual Derville, qui y relate ce qui lui a été confié : sentiment de culpabilité, larmes interdites, violence cachée. Comme toute violence, moins on en parle, plus elle fait mal. Quelle que soit notre propre position "éthique" vis-à-vis des atteintes à la vie, il est donc urgent de les sortir du silence, pour aider tous ceux qui en souffrent. Par ailleurs, dans une société qui essaie de concilier liberté et justice, l'emprise croissante sur la vie ne provoque-t-elle pas peu à peu l'exclusion des plus fragiles ? Bien des signes, heureusement, montre que les personnes "dépendantes" ont quelque chose à nous apprendre de la force de la vie. Changer notre regard sur elles est devenu le grand enjeu de notre humanisation.
Tugdual Derville, 43 ans, a fondé un mouvement d'accueil d'enfants handicapés, A Bras Ouverts, et travaillé pour une association d'aide aux personnes âgées avant de devenir consultant dans le domaine médico-social. Depuis 1994, il dirige l'Alliance pour les Droits de la Vie, association qui agit pour le respect de la dignité humaine, particulièrement des plus vulnérables. C'est dans ce cadre qu'il reçoit de nombreux témoignages sur l'avortement, le handicap, la fin de vie... Licencié en droit, diplômé de Sciences-po Paris et de l'Essec, il est marié et père de famille. Ed. CLD, 2005
The head of the ethics committee, Professor Henry Greely, agreed that the project sounds "a little creepy", but insists that Stanford is not creating another Stuart Little, Hollywood's talking mouse. "If the mouse shows human-like behaviours, like improved memory or problem-solving, it's time to stop." Professor Weissman says that it is impossible to predict whether the hybrids will show human-like behaviour until they are born. However, he says that he will wait for the publication of a government report later this month on the creation of "chimeras", or mixed-species animals, which will propose voluntary ethical guidelines. ~ London Telegraph, Mar 6 et Bioedge
Des programmes de mort qui touchent les enfants à naître et les nouveaux-nés
Le sujet de la vulnérabilité de la vie humaine a été mis en évidence début février à l’occasion de deux commémorations importantes. En Pologne, le 60ème anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz nous a rappelé encore une fois les horreurs du programme d’extermination du Régime Nazi. Et en parallèle, aux Etats-Unis, les groupes pro-vie ont organisé des rencontres pour rappeler la décision de la Cour Suprême qui a légalisé, en 1973, l’avortement jusqu’au neuvième mois de grossesse.
« Trente-deux ans après, le mal inhérent à la sentence Roe contre Wade persiste, et le sang des innocents continue à souiller notre Constitution », a déclaré le cardinal William Keeler dans son homélie du dimanche 23 janvier, dans la Basilique du National Shrine of the Immaculate Conception de Washington. « La perte de plus de 40 millions d’enfants à naître pèse sur la conscience de la nation ».
La massacre de vies innocentes continue à un rythme toujours plus soutenu dans différentes parties du monde. La BBC a rapporté le 23 janvier que quelques médecins hollandais ont reconnu avoir supprimé depuis 1997, 22 nouveaux-nés en phase terminale. Aucun docteur n’a été dénoncé, bien que l’euthanasie pour les enfants soit illégale aux Pays-Bas.
Les détails de ces délits ont été rapportés dans une étude publiée par le Dutch Journal of Medicine, qui parle aussi de la suppression d’enfants atteints de la spina-bifida. Selon un sondage, entre 15 et 20 nouveaux-nés handicapés sont supprimés chaque année, par des médecins hollandais, mais la plupart de ces cas ne sont pas soumis à l’attention de l’opinion publique, selon la BBC.
La coutume hollandaise d’éliminer des enfants déformés a été rapportée aussi dans l’article du Telegraph de Londres du 26 décembre. Eduard Verhagen, chef du service de pédiatrie à l’hôpital Groningen, a pris la défense de ces pratiques, soutenant que le fait d’administrer du poison à ces enfants était un « choix humain » qui leur évitait la contrainte de la souffrance. Verhagen a affirmé que le gouvernement hollandais était en train d’élaborer des normes pour permettre aux médecins de pratiquer l’euthanasie sur des enfants.
Mais l’évêque catholique de Groningen, Wim Eijk, a rappelé dans le quotidien britannique qu’il ne relève pas des compétences de l’Etat d’autoriser des médecins à mettre fin à la vie des enfants, n’étant pas en mesure de décider de leur propre mort.
« Dans le but de diminuer la souffrance »
« C’est un cauchemar darwinien et une grave violation des lois de Dieu, a déclaré un porte-parole de l’évêque. Cela signifie dépasser des limites que l’on considérait jusqu’à aujourd’hui infranchissables : l’euthanasie pour les enfants, dans des circonstances qui font qu’on ne peut obtenir le consensus des intéressés. C’est un terrain dangereux qui pourrait amener les médecins à s’approprier le droit d’imposer la vie ou la mort, et cela pourrait devenir un motif pour l’étendre à tous ».
Les inquiétudes à propos d’un nouveau relâchement des normes sur l’euthanasie ont été confirmées dans un reportage du British Medical Journal du 8 janvier. Une enquête triennale, commissionnée par la Royal Dutch Medical Association, a conclu que les médecins devraient pouvoir aider à faire mourir les personnes qui, même si elles ne sont pas physiquement malades, « ressentent un mal de vivre ».
La loi qui réglemente l’euthanasie ne fait pas savoir expressément si le patient doit avoir une condition physique ou mentale précise, mais elle dit seulement que le patient doit être en train de « souffrir d’une façon désespérée et insupportable ». Mais en 2002, la Cour Suprême a affirmé que le patient doit avoir une « condition physique ou mentale déterminable ». La décision est intervenue après qu’un docteur ait été accusé d’avoir aidé une patiente de 86 ans à mourir, patiente qui n’était pas malade, mais juste obnubilée par son déclin physique et son existence « misérable ».
Jos Dijkhuis, le professeur de psychologie clinique qui a dirigé l’enquête, a affirmé: « Nous tenons compte du fait que le devoir du médecin est de réduire la souffrance. Cependant, nous ne pouvons pas prévoir l’exclusion de ces cas. Nous devons regarder plus loin pour voir si nous pouvons mettre une limite, et si c’est le cas, voir de quelle façon ». Toutefois, le rapport reconnaît que les docteurs ne sont pas suffisamment spécialisés dans ce domaine.
L’article cite Henk Jochemsen, Directeur du Lindeboom Institute for Medical Ethics, qui s’oppose à l’euthanasie. Selon ce dernier, il y aurait dans le rapport des signes dangereux : « en tant que société nous aurions le devoir de dire aux personnes qui ont le sentiment que leur vie n’a plus d’intérêt : c’est juste et c’est mieux que tu t’en ailles ».
Obtenir le « meilleur » enfant possible
D’autres déclarations récentes semblent nous faire revenir à des projets dignes des programmes nazis pour l’amélioration de la qualité de la race. « Si tu as prévu d’avoir un enfant, tu dois avoir le meilleur enfant qui existe », a affirmé Julian Savulescu lors d’un séminaire l’année dernière à l’Université de Melbourne en Australie.
D’après un reportage paru le 16 novembre dans le quotidien The Age, Savulescu, professeur à l’Université d’Oxford, et au Murdoch Children's Research Institute, a invité les parents à utiliser les technologies génétiques pour obtenir le « meilleur » enfant possible.
Savulescu a prédit qu’un jour les parents pourront utiliser ces techniques pour sélectionner des traits de caractère et autres caractéristiques. Il a recommandé aux parents d’opérer leurs choix sur la base de ce qui peut être « la meilleure opportunité pour leur propre enfant ».
En Grande Bretagne, une ex présidente de l’association du planning familial, Mme Flather, a souhaité que les pauvres cessent d’avoir beaucoup d’enfants, selon le Times du 5 décembre. Mme Flather, actuellement directrice de la Marie Stopes International, une des plus grandes cliniques britanniques qui pratiquent l’avortement, a été immédiatement accusée de soutenir l’eugénisme.
Aux Etats-Unis, la pratique de la sélection des embryons dans le but d’éliminer ceux qui présentent des défauts génétiques attire de plus en plus de partisans. Dans un reportage du Wall Street Journal du 23 novembre, on apprend que les gens ont de plus en plus recourt à cette technique car le service sanitaire public couvre la plus grande partie des dépenses. Le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) peut coûter de 3000 à 4000 euros, en plus de la fécondation in vitro (FIV) qui coûte environ 6000 euros.
Eliminer des défauts au moyen de la procréation
Environ 1500 enfants dans le monde sont nés grâce au DPI, selon Yury Verlinsky, directeur du Reproductive Genetics Institute de Chicago. « Le DPI est en train de faire un boom », a ajouté William Kearns, directeur du Shady Grove Center for Preimplantation Genetic Diagnosis de Rockville, dans le Maryland.
En Ecosse, les couples pourront bientôt recourir aux techniques de DPI, grâce au service sanitaire national, annonçait le quotidien Scotland on Sunday le 19 décembre dernier. Grâce à cette technique de diagnostic préimplantatoire, depuis qu’elle a été introduite, les médecins de la Glasgow Royal Infirmary ont fait naître 5 enfants, et l’hôpital a demandé un financement public pour pouvoir appliquer cette technique à un plus grand nombre de couples.
Cette requête a été fortement critiquée par Ian Murray, directeur de la Society for the Protection of the Unborn Child en Ecosse : « Nous nous opposons fortement à cette technique pour des raisons de principe et nous trouvons déplorable le fait que la Glasgow Royal Infirmary demande des financements. Cela n’a aucune valeur thérapeutique et peut être assimilé à de l’eugénisme. Les personnes handicapées n’en retirent aucun bénéfice: ça les tue, tout simplement ».
« Il y a 60 ans, on condamnait des docteurs nazis pour eugénisme, a rappelé Murray. Et le diagnostic préimplantatoire n’est rien d’autre qu’une application moderne ».
Un éditorialiste du quotidien Scotsman du 27 décembre, Dec Katie Grant a souligné que la DPI ne sert pas à guérir la maladie: « La maladie est supprimée, non pas parce que le gène endommagé est réparé, mais parce que l’on produit des embryons, qui seront ensuite sélectionnés pour éliminer ceux qui sont défectueux et implanter ceux qui sont sains ».
« L’idée d’éliminer des défauts au moyen de la procréation c’est de l’eugénisme pur et dur, nous dit Grant, et nous ne rendons service ni à la société, ni à nous-mêmes, en employant des euphémismes pour cacher notre embarras face aux connotations négatives de l’eugénisme depuis Hitler ».
Utiliser le génie de l’homme pour aider des personnes à mieux vivre est un objectif digne de louanges. Mais « est-il juste que les être humains se prennent pour des créateurs puis des exécutants » ? Bien qu’erronée, cette technique se répand à une vitesse phénoménale. www.zenit.org 20050228
La première intervention sur l'homme basée sur l'utilisation de cellules souches, prélevées il y a 10 ans sur des foetus naturellement avortés, afin de soigner deux graves maladies neurodégénératives, est prévue pour 2006 en Italie. Angelo Vescovi, co-directeur de l'Institut pour la recherche sur les cellules souches de l'Institut San Raffaele de Milan, l'a annoncé en marge d'un congrès à Rome. L'Italie se place ainsi en tête dans la course à l'expérimentation sur les cellules foetales pour le soin de maladies du cerveau. L'étude serait menée sur une vingtaine de patients en stade avancé de la sclérose latérale amyotrophique (dégénération progressive des nerfs qui contrôlent les différents muscles). D'un coût global de 2 millions et demi d'euro, elle sera coordonnée par le Constem, le Consortium pour la recherche sur les cellules souches, qui a, parmi ses partenaires la Polyclinique de Milan, l'Université de Bergame et plusieurs entreprises privées. L'annonce a laissé perplexe une grande partie des chercheurs italiens qui travaillent sur le sujet, réclamant la prudence maximale pour ne pas créer de faux espoirs auprès des malades les plus graves. Une autre idée de recherche sur laquelle travaille Vescovi est une sorte de " machine du temps cellulaire " : la création de cellules embryonnaires artificielles, obtenues en laboratoire à partir de cellules adultes programmées pour repartir en arrière dans leur processus évolutif. Avec ce système, des cellules " enfants " seraient obtenues sans avoir besoin de créer l'embryon, et éliminant de cette manière beaucoup de questions d'ordre éthique. Le débat fait rage en Italie à propos de ces derniers, ainsi qu'à propos du prochain referendum sur la procréation assistée. Sources : Il sole 24 ore 20050201
A la fin de l'année 2004, le Dr. Hoon Han et ses collègues annonçaient la reprise de la marche chez une patiente paralysée, soignée par injection de cellules souches de sang de cordon ombilical. Depuis 2003, le Dr Han, spécialiste de génétique immunitaire et de greffe de moelle osseuse, a soigné plus de 200 patients souffrant de 17 types de maladies différentes, par injection de cellules souches de sang de cordon ombilical. Face aux succès de ces thérapies, la société Histostem envisage d'ouvrir un hôpital consacré uniquement à ces techniques et d'élargir le champ des maladies traitées. Actuellement une thérapie coûte environ 100 000 dollars. La société a enregistré en 2004 un bénéfice net de 1,5 million de dollars. www.genethique.org 20050325
A West Michigan girl who turned one this past week delivered a gift far more valuable than any present she received at her first birthday party.
She saved the life of a little boy in Dallas. Blood taken from her umbilical cord, seconds after her birth last February, was transplanted into a youngster named Henry, who suffered from a severely malfunctioning immune system, known as "Bubble Boy" syndrome.
The stem cells in her cord blood proved to be a near-perfect match for the Texas youth. And as pictures accompanying this column demonstrate, Henry made a miraculous recovery. He now is a healthy 10-month-old.
Donors rarely learn whether their cord blood was ever used. The chances of a match are rare: Of 1,615 specimens collected by Grand Rapids-based Michigan Community Blood Centers since the program's inception in June 1999, only eight have been transplanted. Six of those eight recipients survive today. Grand Rapids Press
Des médecins anglais auraient réussi à guérir un patient atteint du diabète de type 1, la forme la plus sévère de la maladie qui touche environ 10% des malades. Pour cela, ils lui ont greffé des cellules pancréatiques, « les îlots de Langerhans », prélevées chez un donneur en état de mort cérébrale. Ces cellules secrètent de l’insuline dont le déséquilibre est la cause de cette maladie. Pour mener à bien cette greffe, les médecins ont du faire appel à trois donneurs différents. Le patient, quant à lui, devra prendre un traitement immunosuppresseur à vie. Ce type de greffe aurait déjà permis à une centaine de personnes, essentiellement au Canada mais aussi en France, de se passer des injections quotidiennes d’insuline. www.genethique.org 20050309
Loi relative à la recherche sur les cellules souches, LRCS, Suisse, 19 décembre 2003 (Approuvée par référendum en novembre 2004), http://www.admin.ch/ch/f/ff/2003/7481.pdf
La présente loi fixe les conditions régissant la production de cellules souches embryonnaires humaines à partir d’embryons humains surnuméraires et l’utilisation de ces cellules à des fins de recherche.
« Elle a pour but de prévenir toute utilisation abusive d’embryons surnuméraires et de cellules souches embryonnaires. » ( !) Elle ne s’applique pas à l’utilisation, dans les essais cliniques, de cellules souches embryonnaires à des fins de transplantation. http://www.humgen.umontreal.ca/int/GI.cfm?lang=2
Le Congrès brésilien a adopté, mercredi 2 mars, un projet de loi dit de "bio-sécurité", qui autorise l'utilisation de cellules souches d'embryons humains pour la recherche et le traitement médical, ainsi que la recherche, la culture et la commercialisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM).
L'utilisation des cellules souches embryonnaires a été votée à 366 voix pour, 59 contre et 3 abstentions sur 513 députés. Les chercheurs pourront utiliser des cellules souches d'embryons, issus de la fécondation in vitro, congelés depuis au moins trois ans. Le clonage humain reste interdit.
L'Eglise catholique, à travers la Conférence nationale des évêques du Brésil, s'est opposée jusqu'au dernier moment à ce que le projet de loi permette l'utilisation de cellules souches provenant d'embryons, considérant cette pratique comme une atteinte à la vie humaine. Dans une lettre ouverte aux députés, le cardinal Geraldo Majella Agnelo avait affirmé : "nous rejetons fermement la production d'embryons ou l'utilisation d'embryons déjà existants, aussi bien pour la recherche que pour l'éventuelle production de tissus et organes".
Le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva avait demandé aux députés d'approuver l'utilisation des cellules souches d'embryons, alléguant du "droit fondamental des Brésiliens à avoir accès aux technologies les plus avancées pour le traitement de maladies".
Le député Salvador Zimbaldi, du Parti travailliste brésilien (PTB, droite, opposition), a annoncé qu'il ferait appel auprès du Tribunal fédéral suprême - la plus haute cour de justice au Brésil -, estimant la loi "inconstitutionnelle". www.genethique.org 20050304
Les 20èmes journées de techniques avancées en gynécologie-obstétrique, assistance médicale à la procréation (AMP), périnatalogie et pédiatrie se sont tenues à Fort-de-France. Le Pr André Van Steirteghem (VUB, université de Bruxelles), un des présidents de ces journées, est revenu sur les réalisations effectuées en 25 ans dans ce domaine et sur les défis à venir. Selon lui, 1,5 million d'enfants sont nés par AMP depuis 25 ans dans le monde.
Il montre que les causes de la stérilité n'ont pas évolué : 24 % à 28 % pour les troubles de l'ovulation, de 23 % à 27 % pour les anomalies du sperme, 20 % à 25 % pour la stérilité tubaire,...
Selon lui, 20 à 30 % des enfants issus d'une procréation médicalement assistée sont des enfants nés par Icsi (injection du spermatozoïde directement dans l'ovule). Le critère d'évaluation des résultats de la FIV et de l'Icsi n'est plus uniquement l'obtention d'une grossesse mais aussi la naissance d'un enfant sain. Actuellement, l'Université de Bruxelles mène des études de suivi sur plus de 10 000 enfants nés par AMP, à la naissance, à 1 an, 2, 5 et 8 ans.
Le Pr Van Steirteghem explique que le défi à venir est d'obtenir une grossesse unique par intervention, les grossesses multiples comportant trop de risques pour la mère et les enfants. Pour y parvenir, il préconise de mieux informer les couples, d'améliorer la sélection embryonnaire par le dépistage pré-implantatoire (afin de ne pas réimplanter les embryons porteurs d'une maladie génétique), d'optimiser les protocoles de congélation et de décongélation des embryons. Le Quotidien du Médecin repris par www.genethique.org 20050329
Cinq députés de la Commission parlementaire britannique des Sciences et de la Technologie ont rendu public un rapport très controversé mettant en cause "l'ingérence" de la HFEA dans la régulation de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et recommandant le libre choix du sexe de l'enfant dans le cas de fécondation in vitro au nom du "family balancing".
Le rapport reproche à la HFEA d'être une institution trop vieille qui ne prend pas en compte les "avancées "de l'AMP. Il propose la mise en place d'une nouvelle agence de régulation.
Le rapport propose également de lever l'anonymat des dons de gamètes, de faciliter le recours à la fécondation in vitro, d'assouplir les cadres en matière d'assistance médicale à la procréation, de permettre des recherches sur les chimères (transférer le noyau d'une cellule d'un embryon de moins de 14 jours dans un ovule énucléé animal)...
« Une proposition de loi vise à régir la procréation médicalement assistée (PMA).Il s'agit de combler un vide juridique pour éviter aussi les risques de dérives.
La Commission des Affaires sociales du Sénat débattra de la proposition de loi déposée par Christine Defraigne (MR) et Patrik Vankrunkelsven (VLD) visant à donner une base légale aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA). Pour mémoire, en droit belge, rien ne réglemente l'utilisation des techniques de procréation médicalement assistée, si ce n'est un arrêté royal qui permet un remboursement par la Sécu de la FIV.
Ces techniques sont cependant à l'origine de 2000 naissances annuelles en Belgique. Et le nombre de demandes ne cesse d'augmenter. Les différents centres belges agréés de PMA ont en effet enregistré une hausse de 30pc des demandes de fécondations in vitro depuis le 1er mars 2003, date qui a ouvert leur remboursement par l'Inami.
Mère à 67 ans?
«Actuellement, aucune dérive n'a eu lieu en Belgique. Mais faut-il attendre qu'un cas semblable à la Roumaine de 67 ans qui vient de donner naissance à une petite fille se produise? Notre pays doit-il rester le paradis du tout est possible?», s'interrogent donc les deux auteurs. Pour la présidente du Comité consultatif de bioéthique, Mme Roelandt: «Il est clair qu'il faut légiférer». Pour l'heure, les médecins ne sont pas obligés d'accéder à chaque demande de procréation médicalement assistée s'ils estiment qu'en âme et conscience certaines conditions ne sont pas respectées. La proposition de loi conserve cette liberté de décision, tout en traçant un cadre qui favorise l'accès aux PMA selon ses options de vie sexuelle et sa conception de la parenté. ( !)
Réalisme
Pour éviter à la fois des risques de dérive et de discriminations, les deux sénateurs font donc une proposition «pour donner un cadre défini qui soit suffisamment large et souple pour y intégrer les évolutions des techniques, mais aussi adaptée aux réalités du terrain». Ainsi, ils entendent légaliser les PMA pour des couples hétérosexuels, des femmes seules et des couples de lesbiennes. «En ce qui concerne les femmes seules, les auditions du groupe de travail ont montré qu'elles constituent un phénomène assez rare, mais difficile à ignorer», notent les auteurs qui disent vouloir respecter ces femmes qui ont décidé de faire un bébé toute seule. Les couples homosexuels masculins ne sont par contre pas visés par le texte MR-VLD. Les deux sénateurs estiment qu'ils relèvent d'un autre débat qui n'est pas à l'ordre du jour, celui des mères porteuses.
Par ailleurs, si la proposition prévoit la conservation des données relatives aux donneurs de gamètes et d'embryons, elle précise que leur vie privée et leur anonymat doivent être préservés. Enfin, les auteurs souhaitent également interdire l'utilisation des gamètes ou des embryons surnuméraires postmortem. Bref, l'insémination post mortem est, dans la présente proposition de loi, expressément interdite.
Le texte des deux sénateurs vient après un an de travaux en groupe de travail de bioéthique, il n'existe cependant pas de consensus sur la proposition MR-VLD, selon la rapporteuse du groupe de travail bioéthique, Clotilde Nyssens (CDH).
Deux autres propositions seront d'ailleurs examinées par la Commission des affaires sociales. Elles ont trait à l'enregistrement et à la conservation des gamètes et émanent de Jacinta De Roeck (SP.A-Spirit) et Mia De Schamphelaere (CD&V). L'ensemble des textes doit donc encore être pris en considération. » www.lalibre.be 20050309
« Une Anglaise a expliqué vendredi pourquoi elle avait saisi la Cour européenne des droits de l'Homme, lui demandant de se prononcer sur le "droit à vivre" d'embryons congelés dont la justice britannique lui a refusé l'utilisation. Nattalie Evans, 33 ans, qui ne peut plus avoir d'enfants, se bat depuis plusieurs années pour obtenir la restitution d'embryons congelés conçus avec son ancien fiancé, lequel s'oppose à cette éventuelle paternité. Elle a épuisé tous les recours possibles devant la justice britannique, la loi de ce pays exigeant en effet que les deux parents potentiels soient d'accord pour aller de l'avant en cas d'embryons congelés. Mais pour Nattalie Evans, qui a déposé sa requête devant la Cour européenne des droits de l'Homme en début de semaine, il s'agit désormais de défendre le "droit à vivre" de ces embryons, en vertu de la Convention européenne des droits de l'Homme, dont le Royaume Uni est signataire. "Mes embryons sont mes enfants, et ils n'ont pas de voix", a expliqué Mme Evans sur la chaîne de télévision GMTV. "Je suis leur mère, et donc je suis leur voix", a-t-elle ajouté, affirmant sa détermination à défendre leur droit à vivre. Selon son avocate Muiris Lyons, Nattalie Evans estime également que la loi britannique ne respecte par ses droits de l'Homme, en lui refusant la seule chance qu'elle a de devenir mère biologique. "Si la loi britannique dit que Howard (Johnston, l'ancien fiancé de Mme Evans) peut changer d'avis n'importe quand, alors Nattalie pense que la loi n'est pas équitable et ne respecte pas ses droits de l'Homme", a fait valoir son avocate. L'ancien fiancé avait en effet accepté que sa compagne subisse une procédure FIV, à l'issue de laquelle six embryons avaient été congelés, après avoir appris en 2001 qu'elle souffrait d'un cancer des ovaires. Mais après sa rupture avec Mme Evans, il a refusé que ces embryons soient utilisés. » 18 février (AFP)
Avis de l’Alliance pour les Droits de la Vie (ADV): Situation d’impasse éthique dès lors qu’on accepte de faire subir à l’embryon l’injustice de la congélation : voilà son devenir subordonné à l’hypothétique entente entre ses parents. Adv 20050210
« Nous connaissons bien les formes d’aliénation qui viennent du passé ou d’une tradition réactualisée, comme le port obligatoire du voile pour les femmes. Nous sommes moins attentifs aux formes nouvelles, surtout lorsqu’elles s’avancent sous le masque de la modernité technique comme c’est le cas du recours aux «mères porteuses», qui constitue une instrumentalisation moderne du corps féminin.
Comme tout fait humain, la maternité a une histoire : tant qu’elle a été forcée, commandée du dehors, d’une façon ou d’une autre, la maternité a fait du corps féminin un corps aliéné ou instrumentalisé. Au moment où, dans notre société, le droit, la contraception et l’avortement redonnent aux femmes la maîtrise de leur fécondité et de leur corps, il serait injuste d’instaurer une forme inédite de dépossession commerciale du corps féminin, sous prétexte qu’elle serait utile à d’autres, notamment à d’autres femmes. (…) Il est facile de voir que la «gestation pour autrui» constitue un mélange de ces deux modèles aliénants : la prostitution sexuelle et l’instrumentalisation de la maternité, et qu’elle instaurerait, si elle était légalisée, une prostitution maternelle. Or si l’instrumentalisation du corps est si aliénante, c’est que la gestation n’est pas une activité extérieure à la femme. C’est l’ensemble de son existence – de son corps et de son esprit – qu’une femme libre engage dans une grossesse assumée. Porter un enfant entraîne toutes sortes de métamorphoses intérieures et de transformations hormonales qui modifient la manière d’être et la sensibilité. » 7 mars 2005 (Le Figaro –
Avis de l’Alliance des Droits de laVie: Même si nous ne partageons pas la reprise par Sylviane Agacinski du mythe de l’avortement libérateur de la femme, son argumentation contre les mères porteuse est remarquable. Elle s’inscrit dans la logique de celle de son mari, Lionel Jospin, contre le mariage homosexuel au printemps 2004 (on peut imaginer que la sociologue a solidement participé à cette tribune «historique»). Le fait qu’elle «monte au créneau» sur ce nouveau sujet tend à montrer, comme le dénote l’évolution de la presse, de certains responsables politiques et de la justice, que l’interdiction des mères porteuses en France est de plus en plus fragilisée. ADV
Belgique ? NDLR : une proposition de loi est à l’étude en Belgique pour autoriser dans certaines conditions le recours à une mère porteuse.
Un referendum sur la procréation médicalement assistée est prévu en Italie à la fin du printemps. Ce referendum prévoit une révision de la loi italienne votée en 2004. Le gouvernement ne souhaitait pas une révision de cette loi, mais les opposants à la loi de bioéthique ont réussi à lui imposer ce referendum en réunissant un nombre suffisant de signatures. Le ministre de la Santé Italien est pour sa part opposé à modifier la loi étant convaincu de la nécessité de protéger la vie humaine dès le commencement, et donc l'embryon humain. Fondation Guilé 20050317
Les évêques italiens confirment la consigne pour le referendum sur la procréation assistée : Catholiques, n’allez pas voter !
Les conclusions des travaux du conseil permanent de la conférence des évêques italiens (CEI) ont été présentées au siège romain de Radio Vatican par le secrétaire général de la CEI, Mgr Giuseppe Betori, et en particulier à propos de l’attitude à avoir lors de ce referendum.
La révision de la loi italienne dite « 40/2004 » en matière de procréation médicalement assistée fera en effet l’objet d’un referendum. Il faut un nombre de votants suffisants pour que la réforme soit adoptée. Les évêques ont opté pour l’abstention, comme chemin le plus sûr pour éviter une révision.
Les évêques ont en effet réaffirmé le droit et le devoir de l’Eglise de se prononcer avec clarté face à des choix éthiques et législatifs de première importance qui concernent la dignité de la personne humaine, la justice dans les relations sociales, et l’avenir de l’humanité.
La CEI reconnaît ainsi la légitimité et la validité de ce choix de ne pas participer au vote afin d’empêcher toute tentative d’aggravation de la loi.
Mgr Betori a déclaré : « Dans le cas du referendum la loi demande qu’il y ait un nombre suffisant de votants pour donner une signification à ce vote, c’est-à-dire que c’est la loi elle-même qui prévoit l’abstention comme mode d’expression. C’est très clair, mais ce n’est pas une nouveauté pas même pour les politiciens, parce que c’est ce qui s’est passé en 2003 pour le referendum sur l’article 18 (…), mais ce n’était pas non plus la première fois parce que les forces politiques avaient demandé et obtenu de repousser un referendum par la méthode de l’abstention en 1997, 1999, 2000 et 2001. Nous ne refusons pas les referendums en tant que tels. Nous refusons ce referendum qui veut aggraver une loi qui, déjà, pour nous chrétiens, va bien au-delà de ce que la foi et la morale chrétienne partagent à ce sujet ». www.zenit.org 20050315
La Plate-forme "Hay Alternativas" a critiqué, dans un rapport présenté au gouvernement de M.Zapatero, la réforme de la loi sur la procréation médicalement assistée. Celle-ci serait "incompatible" avec le Code pénal, la jurisprudence constitutionnelle espagnole et la récente déclaration de l'Assemblée des Nations Unies. Dans son rapport, l'organisme regroupant plus de 3000 experts dans le domaine de la médecine, de la biologie ou du droit, met en avant l’absence d’un consensus scientifique sur la recherche sur les embryons humains. Europa Press, Fondation Guilé 20050309
This report of the Bioethics commission on PGD consists of three parts: part I presents the arguments brought forward in the current national and international discussion in a descriptive way. Besides the scientific-medical aspects of PGD, the report summarizes thoughts on the ethical and legal admissibility of this method as well as on possible options of legal policy. Part I also meets the approval of all members of the Bioethics Commission.
The subsequent parts of this report contain on the one hand, an opinion in favour of a restricted approval of PGD (Part II) and on the other hand, an opinion in favour of maintaining the present legislation unchanged (Part III). The essential arguments as well as the subsequent recommendations for each one of these different opinions is discussed. http://www.austria.gv.at/2004/11/26/pgd_gesammtbericht_engl.pdf
« L’utérus artificiel ou la dernière frontière humaine » : une analyse de Jean-Yves Nau à propos du dernier ouvrage du biologiste Henri Atlan. « … L’ectogénèse, terme inventé en 1923, caractérise une grossesse qui serait menée hors du ventre de la femme, dans un utérus artificiel. Le sujet n’est plus un tabou : il a été officiellement débattu des vices et des vertus de l’octogénèse humaine, lors du dernier congrès mondial de bioéthique organisé, en novembre 2004, à Sydney... ».Source : Le Monde 20050312
« Adrien pouvait-il vivre ou pas? Un collège d'experts sera nommé pour le dire.
On va laisser retomber le soufflé», nous disait lundi le premier substitut namurois Bernard Appart, avant de procéder à l'audition complète des parents du petit Adrien. Ce grand prématuré était décédé quelques heures après sa naissance, le 18 février dernier, à la clinique Ste-Elisabeth de Namur, où sa mère venait d'accoucher dans des conditions difficiles.
La juge d'instruction Anne-Catherine Dubé, tôt descendue sur place à l'invitation de la pédiatre de garde, la rapidité ayant été favorisée car les deux se connaissaient, nous dit-on, avait décidé d'inculper le gynécologue, son assistante ainsi que l'infirmière accoucheuse d'infanticide. Parce que l'enfant, à tout le moins très fragile, avait été laissé sans soins. Elle les avait également placés sous mandat d'arrêt avant de les libérer par mainlevée, c'est-à-dire de sa propre initiative et sans attendre une éventuelle ordonnance de libération de la chambre du conseil.
Par porteur
Or le même M. Appart a annoncé, mardi, que l'absence d'interrogatoire complet des parents, découlant de raisons médicales, n'interdisait toutefois pas que la juge procède à leur inculpation, sous la même prévention d'infanticide et sur la base notamment de leur première audition, prise au moment des faits. Cette inculpation leur a été signifiée lundi dans un courrier porté par la police, et porte donc à cinq le nombre des inculpés. «Le fait de laisser sciemment sans soins un nouveau-né, sans le nourrir et sans l'aider un minimum constitue en effet un acte positif, au sens juridique du terme», indique M. Appart. En l'occurrence: le refus de laisser prodiguer les soins appropriés au nouveau-né.
Cette volonté ne paraît pas niée. Mais les versions sur l'état d'Adrien, donc sur les motivations, diffèrent. Et l'équation essentielle qui inscrit le drame dans sa dimension juridique est donc: ou bien il était probable que l'enfant pouvait vivre et le faire sans handicap insurmontable - et alors la thèse de l'infanticide de Mme Dubé serait considérablement renforcée; ou bien Adrien était au contraire, comme ses parents disent en avoir été informés, condamné à très brève échéance et de surcroît menacé par un handicap fondamental - et cette même thèse resterait alors en jachère, en l'attente d'une éventuelle autre démonstration.
Professeurs bruxellois
C'est l'enjeu principal de l'instruction, à ce stade, et c'est pourquoi un collège d'experts va être nommé par Mme Dubé pour assister le médecin légiste dans ses conclusions: « Il s'agit de néonatologistes qui viendraient des hôpitaux universitaires bruxellois », précise M.Appart. Et, compte tenu du fait que l'on s'attend à ce que ces travaux soient critiqués, leur rapport sera minutieux et donc sans doute long à établir.
Quant à l'audition de fond des parents, le premier substitut estime que désormais « rien ne presse ». D'autres devoirs judiciaires sont en revanche à prévoir à plus court terme, sans qu'on en connaisse toutefois le détail. » www.lalibre 20050302
Le 18 février 2005, un prématuré laissé sans soins décédait à la clinique Sainte-Elisabeth de Namur. Pour le professeur Michel Dupuis, membre du comité consultatif de bioéthique de Belgique, et Doyen de la Faculté de Philosophie de l’UCL, il semble que, dans cette affaire, on soit passé à côté d'une occasion de négociation. "Il fallait intervenir pour essayer de mieux comprendre ce qui était en train de se passer", précise-t-il, "et, s'il n'y avait vraiment pas moyen de parvenir à une solution à l'amiable (obtenir l'avis pédiatrique, informer et rassurer les parents, laisser l'enfant à l'adoption, etc.), il était toujours possible de faire jouer les recours légaux existants."
(…)
L'agence CathoBel a demandé à Michel Dupuis ce qu'il pensait de toute cette affaire.
- Quel regard jetez-vous sur cette pénible affaire ?
- Je voudrais faire deux mises au point préalables. Ma première réaction est la prudence et la discrétion à propos d'une situation dont le dossier est confidentiel et en instruction, en particulier alors que je n'ai pas aujourd'hui d'informations sur les causes de la mort de ce petit garçon. Or, il est important de savoir s'il souffrait d'une pathologie sévère et pour laquelle on ne pouvait rien ou si c'est autrement qu'il est décédé. Deuxièmement, j'ai le sentiment que dans ce qui s'est passé là-bas il y a eu un phénomène de panique généralisée - chez les parents, les médecins et les soignants, et peut-être jusque chez les magistrats -, qui est assez difficile à comprendre. Certes, on comprend qu'il y ait eu des réactions de panique de la part des parents, et même assez violentes, mais comment expliquer que des soignants qui ont l'habitude de ce genre de situation et savent en principe ce qu'il faut faire aient ainsi perdu le nord ? Je crois pouvoir dire que beaucoup de soignants qui ont une bonne expérience professionnelle auront du mal à comprendre qu'une équipe de praticiens ait pu ainsi se trouver "bloquée" dans la situation. Il faut avouer que nous ne savons pas grand-chose et que l'éthique, c'est aussi la prudence dans le jugement. S'il ne nous appartient pas de juger, nous devons toutefois rappeler qu'il existe des protocoles, des procédures pour trouver une issue, en excluant des gestes de violence des uns ou des autres. C'est vrai qu'en France par exemple, la présence d'un pédiatre est légalement obligatoire en cas de naissance prématurée. En Belgique, c'est une question de "bonne pratique". Certes, la panique peut se comprendre en partie : il s'agit d'une garde de fin de nuit qui, par ailleurs, a peut-être été difficile; il y a également la profession de la maman, soignante elle aussi et sans doute hypersensible à la problématique du handicap, peut-être une grossesse avec des inquiétudes... Reste que cette réaction de panique pose question...
- Qu'entendez-vous par là ?
- Je trouve ce douloureux accident assez révélateur d'un état de société où l'on n'a plus les idées très claires. Aujourd'hui, il semble aller de soi que des parents puissent décider de garder ou pas un enfant présentant un handicap important ou pas. Mais est-ce si évident ? Personnellement, j'ai l'impression que, dans cette affaire, on est passé à côté d'une occasion de négociation. Il fallait intervenir pour essayer de mieux comprendre ce qui était en train de se passer et, s'il n'y avait vraiment pas moyen de parvenir à une solution à l'amiable (obtenir l'avis pédiatrique, informer et rassurer les parents, laisser l'enfant à l'adoption, etc.), il était toujours possible de faire jouer les recours légaux existants.
- Dans ce genre de situation, les règles générales ne sont-elles pas parfois... trop générales ?
- Je ne pense pas, du moins s'il s'agit d'une situation qui est suffisamment claire. Dans le cas qui nous occupe, il aurait, par exemple, fallu demander l'avis d'un pédiatre avant de prendre une décision. Cela n'a rien d'exceptionnel et ne signifie en aucun cas qu'il y aurait eu forcément réanimation ou acharnement thérapeutique. En fait, j'ai le sentiment que cette situation - à moins bien sûr qu'il y ait une pathologie qu'on ignore - pouvait être traitée avec les règles générales.
- Pour certains grands prématurés, un dilemme se pose : faut-il ou non les laisser vivre ? Comment vous situez-vous par rapport à cette question ?
- C'est d'abord une question médicale. Je veux dire que, sur le plan éthique, on ne peut se prononcer vis-à-vis d'elle qu'après avoir entendu l'avis des pédiatres. En fait, il faut distinguer deux cas de figure. Il y a tout d'abord les très grands prématurés, ceux qui naissent à 24 ou 25 semaines. Là, il y a une espèce de consensus pour éviter l'acharnement thérapeutique. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne va rien faire. On va accompagner ces enfants à la survie parfois très courte. Mais sans s'acharner, car l'on sait que les risques de handicap majeur sont très élevés dans ce genre de situation. Par contre, lorsqu'on a affaire à des prématurés où le risque de séquelle est beaucoup moins élevé, l'action est toute différente et la plupart du temps on agit pour que ces enfants soient tirés d'affaire.
- Faut-il légiférer en la matière ?
- C'est une discussion qu'on peut toujours avoir, mais personnellement, je ne pense pas que cela soit opportun. Il n'est pas possible de légiférer sur toutes ces questions et d'entrer dans tous ces détails. Certes, on a besoin de lois-cadres de bioéthique qui rappellent les principes généraux, mais pour le reste, il faut s'en remettre à la conscience et au savoir-faire des soignants, faire confiance à celles et ceux qui sont confrontés quotidiennement à ce genre de situations. Source : Journal Dimanche 20050315
« Si en vous promenant, explique-t-il, vous détruisez involontairement le "projet parental" d'un crapaud vert, d'une pie grièche, d'une couleuvre vipérine ou d'un papillon vitrail vous encourrez six mois d'emprisonnement (art. L. 415-3 du Code de l'environnement) ».
Jerry Sainte-Rose, avocat général à la Cour de cassation, dénonce : "le droit est saisi par l'idéologie. Depuis 2000, le droit refuse d'appliquer l'incrimination d'homicide à l'enfant à naître, même s'il meurt dans des circonstances qui ne sont pas assimilables à une IVG et quel que soit son degré de développement". Il précise qu'il ne veut pas remettre en cause la loi de 1975 sur l'IVG mais il rappelle que jusqu'en 2000, la loi Veil n'a pas empêché des tribunaux de reconnaître la faute pénale pour la mort accidentelle du foetus.
C'est pourquoi explique-t-il, on est aujourd'hui en pleine contradiction : blesser un foetus dans le sein maternel est considéré comme un délit s'il naît vivant ou s'il meurt après être né mais le tuer juste avant sa naissance n'est pas punissable.
Pour conclure, il rappelle que "l'animal à naître est pénalement protégé. Une inégalité de traitement entre l'homme et l'animal manifeste que, sur ce point, les plus hautes autorités déraisonnent" ajoute-t-il. www.zenit.org 20050225
A Spanish clinic that allows women to adopt frozen embryos to save them from scientific research said 14 women were pregnant with adopted embryos.
The Barcelona clinic launched a scheme last year to allow embryos left over from fertility treatment and destined for stem cell research to be implanted into women.
Tens of thousands of embryos are currently frozen in Spain and the launch of the program coincided with the government allowing scientists to use them for research.
The Institut Marques said couples who had lost a child, infertile couples, and single and homosexual women were among those who had decided to have an embryo implanted.
But there were also women who wanted to save the frozen embryo from being used in scientific research.
"There are also couples who already have children and for ethical reasons consider this a new kind of parenthood, to provide a solution for a leftover embryo and avoid its use in research," Dr. Olga Serra, head of the program said in a note.
Infertile couples can already receive embryos from other couples but they tend to ask for embryos with certain characteristics, such as race or hair color.
This scheme -- which the Barcelona clinic says is the first of its kind -- aims to find parents for the embryos, not babies to couples' specifications.
The clinic said about a third of the people who had shown an interest in the embryo adoption program were from outside Spain, with most coming from France, Italy and Portugal. Reuters 20050228
L'Assemblée générale des Nations-unies a adopté une Déclaration sur le clonage des êtres humains, une déclaration non contraignante mais de référence. Les pays membres sont appelés "à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l'application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine" indique la Déclaration.
Les États-membres sont invités à adopter les mesures voulues pour écarter le risque de l'exploitation des femmes dans l'application des sciences de la vie et à appliquer sans délai une législation nationale donnant effet aux dispositions de la Déclaration Le texte a été adopté à une large majorité : 84 voix pour, 34 contre et 37 abstentions. Il avait été voté au préalable par la VIe Commission (sur les questions juridiques), chargée de l'élaborer.
Une victoire à l'arraché
Déjà en novembre 2003, la VIe commission avait décidé, à l'issue de débats animés, de reporter l'examen des propositions visant l'élaboration d'une convention internationale contre le clonage d'êtres humains. En novembre 2004 une nouvelle session de cette commission s'était une fois de plus achevée sans trouver d'accord malgré une large majorité se déclarant contre toute forme de clonage humain, reproductif et thérapeutique. On pouvait observer une pression très forte des pays souhaitant ne pas interdire le clonage thérapeutique. La session s'était achevée en abandonnant l'idée d'un accord sur une convention et en proposant de nouvelles discussions en février 2005 sur une simple déclaration, perdant son effet contraignant.
Après des années de débat, la VIe Commission juridique adoptait donc enfin, le 18 février dernier, cette résolution reprenant le texte présenté par le Honduras et soutenu par les États-Unis, favorable à une interdiction totale du clonage humain, 71 voix pour, 35 contre et 43 abstentions. Il ne lui restait plus qu'à être approuvée par l'Assemblée générale.
Si la victoire semble facile quand l'on considère le nombre de voix, elle a été en fait obtenue à l'arraché ... La phrase centrale a été très disputée : "Interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine."
Deux amendements visant à retirer du texte toute référence à la protection de la vie humaine dans les techniques de clonage ont été rejetés. La victoire s'est particulièrement jouée sur l'amendement proposé par la Belgique qui souhaitait modifier le texte en ces termes : " Interdire le clonage reproductif d'êtres humains ; d'interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine. " Garder seulement la référence à la dignité humaine en supprimant celle à la vie humaine pouvait exclure la protection de l'embryon puisque justement ceux qui souhaitent mener des recherches sur l'embryon et le clonage ne reconnaissent pas de statut ni de dignité à l'embryon humain. À l'inverse le texte adopté incluant "la protection de la vie humaine" inclut l'embryon. Cet amendement a été refusé à 3 voix seulement (52 pour – 55 contre – 42 abstentions). La tension était clairement perceptible dans la salle...
Les réactions
Si le texte conserve quelques ambiguïtés, il reste très précieux. Les réactions des promoteurs du clonage le confirment... Ils ressentent le vote comme une défaite et comme une menace pour le clonage thérapeutique.
La Chine, la Belgique et la Grande-Bretagne ont immédiatement déclaré qu'"ils ne se sentaient pas liés par cette déclaration de l'ONU, non contraignante". L'ambassadeur britannique à l'ONU, Emyr Jones Parry, n'a pas hésité à fustiger "l'intransigeance de ceux qui ne sont pas prêts à reconnaître que d'autres États souverains après un dialogue approfondi et un processus démocratique, puissent décider d'autoriser les applications du clonage thérapeutique sous un contrôle strict…"
Le représentant de l'Inde a vanté les mérites du clonage thérapeutique et de la " révolution médicale " qu'il promet repris par les représentants de la République de la Corée, de la Thaïlande, de l'Espagne, du Japon, du Brésil, de Singapour, du Canada, de la Fédération de Russie et des Pays-Bas. La France était elle aussi opposée à l'adoption de cette déclaration, défendant au niveau international le clonage thérapeutique, pourtant interdit au niveau national...
"Il est triste et déconcertant de voir des délégations s'opposer, de manière aussi vive, à la vie humaine", a constaté le représentant du Costa Rica, appuyé en ce sens par les représentants du Nigéria, de l'Ouganda, de l'Éthiopie et de la Libye. Dans un communiqué de la Maison Blanche, Georges Bush a "applaudi" le vote de l'ONU estimant que le clonage "est un affront à la dignité humaine".
Les États-Unis, la majorité des pays africains et arabes ont voté en faveur de l'interdiction de toute forme de clonage. Le représentant du Mexique, appuyé par les représentants de la Hongrie, de la Pologne et des États-Unis, a expliqué qu'"accepter une frontière superficielle entre le clonage à des fins de reproduction et le clonage thérapeutique est une vision manichéenne qui ouvrirait la porte à un espace inconnu et dangereux".
Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, s'est déclaré satisfait qu'une grande majorité de pays "ait réaffirmé sa claire détermination à protéger la vie humaine". Il espère que la communauté internationale va poursuivre sur cette base pour promouvoir le progrès des sciences médicales dans le ferme et total respect de la vie humaine.
Les premiers effets
Le Parlement européen a adopté deux jours plus tard, le jeudi 10 mars, une résolution interdisant le commerce d'ovules humains.
Il est également demandé à la Commission européenne "d'appliquer le principe de subsidiarité aux autres recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires afin que les États membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé financent celles-ci au moyen de leurs budgets nationaux". Pour le Parlement européen, l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives aux cellules souches adultes ou ombilicales autorisées par tous les États membres et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès...
Aude Dugast est rédacteur en chef de Gènéthique, Fondation Jérôme-Lejeune.
Sur recommandation de sa Sixième Commission (chargée des questions juridiques), l’Assemblée générale a approuvé, ce matin, par 84 voix pour, 34 voix contre et 37 abstentions, la Déclaration des Nations Unies sur le clonage des êtres humains. L’Assemblée déclare ainsi solennellement que les États Membres sont invités à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine. Les États Membres sont, en outre, invités à adopter les mesures voulues pour écarter le risque de l’exploitation des femmes dans l’application des sciences de la vie et à adopter et à appliquer sans délai une législation nationale donnant effet aux dispositions de la Déclaration.
Au cours des négociations, les États Membres ont dû tenir compte de l’incertitude endogène que supposent les avancées et les nouveautés de la science ainsi que des dimensions éthiques, culturelles et religieuses des sociétés qui sont toutes légitimes en soi. Accepter une frontière superficielle entre le clonage à des fins de reproduction et le clonage thérapeutique est une vision manichéenne qui ouvrirait la porte à un espace inconnu et dangereux, s’est expliqué le représentant du Mexique qui a été appuyé par les représentants de la Hongrie, de la Pologne et des États-Unis qui a renvoyé l’Assemblée générale à la déclaration qu’il avait faite en Sixième Commission. Il est triste et déconcertant de voir des délégations s’opposer, de manière aussi vive, à la vie humaine, a constaté avec dépit le représentant du Costa Rica, appuyé en ce sens par les représentants du Nigeria, de l’Ouganda, de l’Éthiopie et de la Libye.
Toutes les délégations, qui ont expliqué leur vote, ont condamné sans équivoque le clonage à des fins de reproduction. En revanche, elles ont été nombreuses à défendre le clonage à des fins thérapeutiques. Comme ses homologues opposés au texte, le représentant de la Chine a jugé « trop confus » le libellé de la Déclaration qui, parlant du terme vague de « vie humaine », prétend interdire toutes les recherches sur le clonage à des fins thérapeutiques. Les mérites de cette technique et la « révolution médicale » qu’elle promet ont également été reconnus par le représentant de l’Inde qui a nié à la Déclaration tout caractère contraignant. La même position a été défendue par le représentant de la Belgique qui a regretté que ladite Déclaration divise les États Membres plutôt que de les rassembler, compte tenu de l’amalgame qu’elle fait entre le clonage à des fins de reproduction et le clonage à des fins thérapeutiques qui, a-t-il estimé, doit se fonder sur une législation de contrôle stricte.
L’intransigeance de certains pays qui refusent de reconnaître aux autres le droit de permettre ce type de clonage est tout à fait inacceptable, a estimé, à son tour, le représentant du Royaume-Uni qui a comparé le potentiel du clonage thérapeutique à celui des antibiotiques en leur temps. Il a annoncé la décision de son gouvernement d’allouer, sur une période de trois ans, un million de livres sterling à la recherche biotechnique. Les promesses de cette recherche ont également été soulignées par les représentants de la République de la Corée, de la Thaïlande, de l’Espagne, du Japon, du Brésil, de Singapour, du Canada, de la Fédération de Russie et des Pays-Bas. C’est aux États Membres de décider souverainement s’ils permettent ou non le clonage thérapeutique, ont-ils argué avant que la représentante de la France ne regrette l’incapacité de l’Assemblée à adresser un message universel sur une question aussi vitale.
Opposé pourtant à toutes les formes de clonage, le représentant de la Norvège a justifié son vote négatif en invoquant l’inutilité d’un texte non contraignant. Au nombre des abstentionnistes, le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que le caractère délibérément ambigu du texte vise à laisser une marge de manœuvre à tous les États. http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG_10333.doc.htm
La Chine, la Grande-Bretagne et la Belgique ont fait savoir qu’ils ne se sentaient pas liés par cette déclaration de l’ONU qui n’a pas pour eux, aucune valeur contraignante. (…)
The Chinese Government has refused to sign a UN declaration calling for a ban on human cloning and has promised to increase funding for cloning research. There are now thought to be over 20,000 people in China involved with human cloning in 3000 scientific institutions. [CWNews, 28 February] www.spuc.org 20040302
Ce qui, pour certains n’a pas été possible à New York, le sera-t-il à Paris ?
En effet, l’Unesco qui a son siège à Paris, sera sans doute moins soutenu par l’argumentation des pays qui ont entendu l’appel de Costa Rica. La revanche de certains pays qui se trouvent « embarassés » par la Déclaration de l’ONU, déclenchera-t-elle un lobbying en sens inverse de ce qui s’est dit à New York ?
Jusqu’où ira l’incohérence ? Il s’agit de rester attentifs.
Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Avant-projet de déclaration relative à des normes universelles en matière de bioéthique, Paris, 9 février 2005,
Le présent Avant-projet de déclaration relative à des normes universelles en matière de bioéthique a été finalisé par le Comité international de bioéthique à sa session extraordinaire du 28 janvier 2005, après six réunions de son Groupe de rédaction tenues entre avril et décembre 2004, trois sessions du CIB (avril 2004, août 2004, janvier 2005), deux consultations écrites (janvier-mars 2004 et octobre-décembre 2004), de nombreuses consultations aux niveaux international, régional et national (y compris dans le cadre du Comité interinstitutions des Nations Unies sur la bioéthique), une session du Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB) et une session conjointe du CIB et du CIGB (janvier 2005).
A propos de la recherche sur les embryons humains et de ses alternatives possibles, la revue New Atlantis réfléchit sur le statut des embryons humains et s’oppose à leur destruction pour la recherche. "Nous ne devons pas permettre à notre désir de progrès scientifique, de thérapies ou de soins, d'assombrir notre jugement sur ce que sont les embryons humains et sur ce que cela signifie pour nous de les tuer délibérément", ont conclu Robert P. George, de la Princeton University et membre de Conseil de Bioéthique du Président, et Patrick Lee, de l'Université Franciscaine de Steubenville.
The prestigious New England Journal of Medicine (NEJM) recently invited two members of the President’s Council on Bioethics to reflect on the ethics of using embryonic stem cells in biomedical research. Paul McHugh, a professor of psychiatry at Johns Hopkins University, explained his opposition to the destruction of human embryos created by the union of gametes, but sought to distinguish such embryos from what he dubbed “clonotes”: that is, embryos brought into being by cloning (a process known technically as “somatic cell nuclear transfer” or SCNT). He argued that human “clonotes” are not really human embryos, and thus do not enjoy the high moral status of embryos brought into being by ordinary sexual intercourse or by the process of in vitro fertilization (IVF). These “clonotes,” McHugh argued, may be legitimately destroyed for purposes of stem cell harvesting, so long as they are destroyed before the fourteenth day of their development. Michael Sandel, a professor of political theory at Harvard University, defended the killing of human embryos in biomedical research without regard to the method by which such embryos are brought into being. In his view, human embryos, whether produced by union of sperm and egg or by somatic cell nuclear transfer, are not entitled to the moral immunity against direct attack that is enjoyed by human beings at later developmental stages.
[...]
But are human embryos human beings? Indeed they are, and contemporary human embryology and developmental biology leave no significant room for doubt about it. The adult human being reading these words was, at an earlier stage of his or her life, an adolescent, and before that an infant. At still earlier stages he or she was a fetus and before that an embryo. In the infant, fetal, and embryonic stages, each of us was then what we are now, namely, a whole living member of the species Homo sapiens. Each of us developed by a gradual, unified, and self-directed process from the embryonic into and through the fetal, infant, child, and adolescent stages of human development, and into adulthood, with his or her determinateness, unity, and identity fully intact. Although none of us was ever a sperm cell or an ovum—the sperm and ovum from whose union we emerged were genetically and functionally parts of other human beings—each of us was once an embryo, just as we were once infants, children, and adolescents. In referring to “the embryo,” then, we are referring not to something distinct from the human being that each of us is, but rather to a certain stage in the development of each human being—like saying “the teenager” or “the five-year old.”
Some scientists and philosophers who agree with us about the status of human embryos as human beings nevertheless believe (mistakenly, in our view) that killing embryos in biomedical research can be justified. Some defend embryo-killing on utilitarian grounds, by asserting that killing a few thousand embryos today will help millions of suffering patients in the future. Others argue that no wrong is done in destroying “spare” IVF embryos that would otherwise be permanently frozen or discarded. There are, however, scholars who are prepared to deny that human embryos are human beings. Michael Sandel does just that in his NEJM article. He defends embryo-killing in biomedical research on the ground that human embryos and human beings are different kinds of entities.
[...]
McHugh has one more argument. Relying on testimony given by Rudolf Jaenisch at the July 24, 2003 meeting of the President’s Council on Bioethics, McHugh asserts that “SCNT performed with primate cells produces embryos with such severe epigenetic problems that they cannot survive to birth.” The first thing to notice about this assertion is that it concedes that the entities produced by SCNT are, in fact, embryos, albeit severely disabled ones. More importantly, Jaenisch’s testimony does nothing to prove that disabled or “defective” embryos lack moral worth. As we mentioned above, in some cases reproduction fails because fertilization is incomplete, and in such a case there is a growth (for example, a complete hydatidiform mole) but there is not a human embryo. But if SCNT is successful then it generates a distinct organism with the full genetic program and active disposition to develop itself in accord with that program (even if it also has a defect which will cause its early death). There are newborn infants who, as a result of genetic diseases, are destined to die in a matter of days or even hours. This fact does not alter their status as human beings. It would be scandalous to suppose that it authorizes us to treat afflicted children as impersonal collections of organs available for transplantation and research.
Human beings may be severely afflicted at any developmental stage, from the embryonic to the adult. All of us will eventually die, and many of us will die as a result of factors in our genetic makeup from the point at which we came into being. From the moral viewpoint, the certainty of death—whether in ninety years or nine minutes—does not alter our inherent dignity or relieve others of the obligation to respect our lives. That someone will soon die, no matter what we do, is never a license for killing him. That the human being whose death is imminent happens to be at an earlier rather than later stage of development is morally irrelevant. Cloned human embryos are still embryonic human beings, and the fact that this particular way of initiating human life (SCNT) might harm human life does not give us a license to destroy cloned embryos or a reason to pretend that these living organisms are mere artifacts. The New Atlantis, no. 7, autunno 2004/inverno 2005, pp. 90-100- Robert P. George and Patrick Lee
Lesbische paren zijn in België goed voor driekwart van de kunstmatige inseminaties met donorsperma. Vijf procent betreft alleenstaande vrouwen en slechts twintig procent heteroseksuele koppels. In tachtig procent van de gevallen worden bijgevolg kinderen verwekt aan wie het meest fundamentele recht van een kind ‑ het recht op een vader en een moeder -wordt onthouden.
Omdat spermadonoren in België anoniem mogen blijven, terwijl dit in buurlanden zoals Nederland niet het geval is, komen een heleboel buitenlandse vrouwen naar ons land om zich hier te laten bevruchten. Dit is het fenomeen van het "sperma‑shoppen.° Er lopen in Nederland bijgevolg nogal wat lesbische vrouwen rond waarvan het kind een Belgische vader heeft.
Intussen nam in België in 2004 het aantal proefbuisbevruchtingen (in vitro fertilisatie) met 49% toe. Dat komt omdat de ingreep sinds joli 2003 door het ziekenfonds volledig wordt terugbetaald. België geldt internationaal als een vruchtbaarheidsparadijs, maar het is een parodie van vruchtbaarheid, want de band tussen vruchtbaarheid en seksualiteit is volledig doorgeknipt.
Bij de IVF- ingreep worden bovendien altijd meer embryo's gecreëerd dan kunnen worden ingeplant. Zo liggen er alleen al in het Centrum voor Reproductieve Geneeskurde van de VUB meer dan 18.000: embryo’s ingevroren. Vandaar dat België er zo'n grote voorstander van is om menselijke embryonale cellen te gebruiken voor stamcelonderzoek en voor klonen. Bij de Verenigde Naties sleept het debat, over klonen al jaren aan. Twee voorstellen staan lijnrecht tegenover elkaar: een voorstel van Costa Rica, gesteund door o.a. de Verenigde Staten, dat het klonen van mensen verbiedt, en een voorstel van België dat landen wil toelaten zelf te bepalen of klonen al dan niet geoorloofd is. Van alle landen ter wereld is België één der meest immorele.
Le Parlement européen a adopté hier, jeudi 10 mars, une résolution sur le commerce d'ovules humains dans laquelle il s'oppose à la commercialisation des ovules et demande l'encadrement des dons.
Les parlementaires ont réagi suite à la diffusion de reportages, fin décembre 2004, qui ont dévoilé "l'existence en Roumanie d'une clinique spécialisée dans le don d'ovules à des ressortissantes de l'Union européenne, en particulier de nationalité anglaise, et ce contre compensation financière" Depuis les autorités roumaines ont décidé de fermer la clinique et de renvoyer l'affaire en justice. Les parlementaires ont également souligné le risque médical que comporte le prélèvement d'ovules pour la vie et la santé des femmes suite à une hyperstimulation ovarienne. Le parlement européen a rappelé qu'il condamne tout trafic du corps humain et de ses parties et que l'article 12 de la directive 2004/23/CE exhorte les États membres à garantir les dons volontaires et non rémunérés de tissus et cellules. Il a commandité à la Commission un rapport public faisant le bilan des législations nationales sur le don d'ovules et le bilan du système d'indemnisation des dons d'organes et des cellules reproductives.
Il est également demandé à la Commission européenne "d'appliquer le principe de subsidiarité aux autres recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires afin que les États membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé financent celles-ci au moyen de leurs budgets nationaux". Pour le Parlement européen, l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives aux cellules souches adultes ou ombilicales autorisées par tous les États membres et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès. Résolution du Parlement européen sur le commerce d'ovules humains
« Pour la députée libérale, Frédérique Ries, la résolution du Parlement européen sur le commerce d'ovules menace la recherche européenne sur les cellules souches embryonnaires et le clonage thérapeutique. Porte-parole des libéraux, elle a dénoncé «un signal désastreux envoyé (...) aux couples en attente d'un don mais aussi aux centaines de milliers de patients qui en Europe placent tous leurs espoirs de guérison dans la recherche, diabétiques, patients atteints de la maladie de Parkinson, d'Alzheimer et bien d'autres pathologies encore».
« La disparition à Zagreb de plus de 500 embryons congelés fertilisés par deux gynécologues, mis en accusation pour fécondations in vitro (FIV) illégales, fait ressurgir le vide juridique en Croatie dans ce domaine sensible, qui ouvre la porte à toutes sortes de malversations. Candidate à l'adhésion à l'Union européenne, la Croatie tarde à adopter une loi moderne sur la procréation médicalement assistée réglementant la pratique de la FIV. Après le récent scandale sur la disparition de plus de 500 embryons provenant de couples croates, mais aussi autrichiens, suisses et bosniaques de l'hôpital zagrebois où ils étaient stockés, le ministre de la Santé, Neven Ljubicic, s'est empressé de promettre l'adoption d'un nouveau texte d'ici la fin 2005. (…) Asim Kurjak, soupçonné d'avoir implanté à des femmes des embryons issus de donneuses sans avoir obtenu le consentement de ces dernières, fait l'objet aux côtés de quatre co-accusés, dont son épouse, d'une enquête judiciaire depuis 2003. La loi actuelle sur la procréation médicalement assistée, vieille de 26 ans, ne prévoit pas la donation d'ovules. Pour "avoir implanté illégalement des organes humains", Asim Kurjak et ses complices risquent jusqu'à huit ans de prison. "Nous savons qu'au moins trois enfants croates sont nés de FIV illégales, nous connaissons leurs identités mais nous ignorons toujours qui a prêté les ovules ou les embryons dont ils sont issus", affirme Albert Despot, un expert qui a pris part à l'enquête menée par le ministère de la Santé. » ADV 200503
Chaque jour, deux ou trois personnes en attente de transplantation meurent en Allemagne. Le problème a été soulevé par le président de la Fondation Allemande pour le Don d'Organes, le professeur Günter Kirste, devant la Commission d'enquête "Droit et éthique de la Médicine moderne" du Bundestag. 80% des citoyens allemands considèrent le don d'organes comme "nécessaire" mais seulement 12% possèdent une carte de doneur. En 2004, seulement un millier d'allemands ont offert leurs organes après leur mort. Die Tagepost Fondation Guilé 20050317
Tout d’abord il est important de souligner que l’Eglise n’a pas de position idéologique sur la question du préservatif.
Même si ne nombreux journalistes le répètent à l’envie, le pape n’a jamais condamné ni même cité dans aucun de ses textes ou discours le préservatif.
Les médias ont effectué une mise en valeur exagérée du sujet, qu’ils ont extrapolé du discours de l’Eglise sur la contraception.
src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1027"> En Afrique comme ailleurs, les chrétiens sont appelés à prendre leurs responsabilités, ainsi que le rappelait, le 20 avril 1995, Mgr di Falco, alors porte-parole de la Conférence des évêques de France : " L’Eglise croit que la sexualité est belle, et fragile, et qu’elle est indissociable de l’amour."
src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1028"> L’Eglise croit que l’on ne peut pas répondre aux questions justes et légitimes des hommes en général et des jeunes en particulier par des considérations uniquement médicales, voire vétérinaires. Alors c’est vrai, l’Eglise ne rejoint pas le discours hégémonique et assez simpliste du "Vas y mets une capote et fais ce que tu veux."
src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1029"> Elle préfère appeler à la fidélité, pas d’abord comme moyen de combattre le SIDA mais avant tout comme moyen de trouver le bonheur en couple.
src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1030"> Mais il est bien évident, une fois montré l’objectif, que l’on ne doit être ni suicidaire ni criminel : il faut utiliser le préservatif si, pour des raisons qu’il ne m’appartient pas de juger, on n’a pas encore atteint l’idéal proposé.
Dans ce sens le message de l’Eglise est celui du bon sens : si tu ne peux pas t’empêcher de conduire à 180 km/h en sens inverse sur le périph alors que l’on te propose d’adopter un comportement responsable, mets une ceinture mais tu sais ce que tu risques et fais risquer aux autres !
src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1031"> L’Evangile donne du sens à l’amour et à la sexualité. Que les éducateurs et personnels chrétiens de santé tiennent compte de l’épidémie du SIDA dans leur manière de participer à l’éducation sexuelle et recommandent l’utilisation du préservatif plutôt que de transmettre un virus mortel, c’est en effet normal.
Cependant n’attendons tout de même pas d’eux - et à fortiori pas du pape - qu’ils définissent à partir du SIDA ce que doit être la sexualité humaine !
L’Eglise a bien autre chose à dire sur l’amour humain que de vanter les mérites du latex... Elle est plus utile à la société, y compris dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles, en éduquant à l’amour fidèle et à l’accueil de la vie qu’en prônant le sexe sans risque. Fiancailles.net et Jeunesse Lumière
A pharmacist in East London refused to sell the morning-after pill because it is against her religious beliefs, the Sunday Mirror reports. Sabina Easmin, who is a Muslim, reportedly told her customer, Katie Richardson: "I'm sorry I can't sell it to you because it's against my beliefs." Miss Richardson commented "I was amazed she refused to give me it. If she has religious objections, why do the job?" [Sunday Mirror.co.uk, 27 February]
Leaders of three American Catholic organisations - the Conference of Catholic Bishops, the Catholic Medical Association and the Catholic Health Association - have signed a letter urging Senators to vote against rescinding an amendment which protects health care providers who refuse to be involved with abortion. The Hyde/Weldon Amendment, approved last December, is under attack from Senator Barbara Boxer, who is proposing its abolition. The letter to the US Senate states: "Current law already allows individual and institutional health care providers to freely choose to provide abortions, and the Hyde/Weldon Conscience Protection Amendment does not alter this reality. All the amendment does is help 'level the playing field' for those who decline to provide abortions.If you hold a pro-life position, this will be an easy vote. If you see yourself as 'pro-choice,' this is an opportunity to affirm that your commitment to 'choice' includes respect for everyone's choices on abortion. We hope for an overwhelming Senate vote against rescinding the Hyde/Weldon Conscience Protection Amendment." [United States Conference of Catholic Bishops, 23 February] www.spuc.org 20050228
« L'avortement s'est invité dans la campagne électorale britannique contre la volonté du Premier ministre Tony Blair, le chef de l'opposition Michael Howard et les principales autorités religieuses souhaitant une révision de la loi autorisant les avortements jusqu'à vingt quatre semaines de grossesse. Le chef de l'Eglise anglicane, Rowan Williams, a ajouté sa voix ce week-end au choeur des partisans d'une révision de la loi de 1967, au nom des progrès scientifiques faits depuis pour mieux connaître le fœtus et sauver les prématurés. "Que ce soit les éléments concernant la sensibilité du fœtus aux stimuli extérieurs, y compris la souffrance, la nature de la conscience foetale ou la possibilité de sauver" les bébés nés prématurément, la tendance est à reconnaître "des droits au fœtus", a écrit Rowan Williams dans le Sunday Times. "Il y a dans ce pays, y compris chez les jeunes, une lame de fond de dégoût" à l'égard de l'avortement, a affirmé le guide spirituel des 70 millions d'Anglicans dans le monde, estimant "impossible de considérer l'avortement comme autre chose que l'interruption d'une vie humaine".
En Grande-Bretagne, l'avortement est légal jusqu'à vingt quatre semaines de grossesse, alors que les progrès de la médecine permettent aujourd'hui de sauver des bébés nés au même stade de gestation.
Une majorité de Britanniques (59%) est en faveur d'une réduction de ce délai, contre 24% qui ne veulent pas le changer, selon un sondage publié dimanche. Le débat avait été amorcé l'an dernier en Grande-Bretagne avec la publication d'images in utero montrant un fœtus de 12 semaines s'étirant et donnant des coups de pied, d'autres fœtus âgés de 14 à 15 semaines, suçant leur pouce et bâillant, ou ouvrant les yeux à 18 semaines. Lord Steele, promoteur de la loi de 1967, avait alors lui-même demandé que soit réduit le délai légal pour avorter. 181.600 interruptions de grossesse (IVG) ont eu lieu en 2003 en Angleterre et au Pays de Galles, en hausse de 3,2% sur un an. 23.133 avortements, soit 13% du total, ont eu lieu après 12 semaines de grossesse. En outre, 7.994 IVG ont eu lieu en Ecosse. Le débat a pris une nouvelle ampleur la semaine dernière lorsque le chef des Conservateurs, Michael Howard, s'est dit, dans un entretien au magazine féminin Cosmopolitan, prêt à voter pour une réduction à 20 semaines du délai légal. Interrogé lui aussi par "Cosmo", Tony Blair s'est en revanche prononcé pour le statu quo. Le chef des Catholiques d'Angleterre, le cardinal Cormac Murphy O'Connor, a saisi la balle au bond, approuvant la position de Michael Howard, alors que son Eglise est généralement perçue comme plutôt favorable au Labour. Le cardinal a suggéré à ses fidèles de prendre en compte, entre autres, l'opinion des candidats sur "le droit à la vie", lorsqu'il mettront leur bulletin dans l'urne, lors des élections législatives attendues le 5 mai. Le débat alimente de nombreux articles et éditoriaux dans la presse depuis une semaine. Le grand rabbin de Grande-Bretagne, Jonathan Sachs, a estimé que l'avortement est souvent utilisé "comme une simple commodité". Toute société civilisée devrait être "sérieusement alarmée" par le nombre d'avortements, a renchéri Iqbal Sacranie, le secrétaire général du Conseil des musulmans de Grande-Bretagne. Derrière ce débat, se profile la perspective de voir les sujets "moraux" faire irruption dans la vie politique, comme aux Etats-Unis. Tony Blair a souhaité que l'avortement ne soit pas un enjeu de la campagne électorale. "L'avortement est un enjeu légitime de l'élection" car la loi est faite au parlement, argumentait au contraire lundi le Daily Telegraph (conservateur). » 21 mars 2005 (AFP- Catherine FAY de LESTRAC)
Avis de l’Alliance pour les Droits de la Vie: On constate ici que, comme aux Etats-Unis avec le scandale de l’avortement tardif par « naissance partielle », c’est par les développements les plus outranciers de l’avortement que l’on peut commencer à obtenir la remise en cause de leur légalité et entamer ainsi, progressivement, la reconquête d’un droit à la vie. Cela ne signifie pas qu’il soit légitime de cautionner un quelconque droit à l’avortement ; mais l’exemple anglais nous inciterait par exemple à axer nos arguments actuels sur l’avortement à domicile instauré (en France) fin 2004 et dont plus de la moitié des femmes considèrent «qu’il va dans le mauvais sens car il risque de banaliser le recours à l’IVG » Sondage BVA –Alliance pour les Droits de la Vie janvier 2005. A ce propos, rappelons que l’article 73 de l’Evangile de la Vie encourage les parlementaires dont la position contraire à l’avortement est connue de tous à proposer et voter les dispositions restreignant l’avortement légal.
Pour lutter contre la diminution des naissances de filles, le gouvernement chinois a decidé de punir sévèrement les avortements de foetus féminin. Les parents qui demanderont une échographie afin de connaître le sexe de leur enfant seront pénalisés. Il y aurait actuellement 119 garcons qui naîtraient pour 100 filles. Il s'agit d'une conséquence immédiate de la politique de l'enfant unique dans un pays ou les familles souhaitent majoritairement avoir un garçon. Le gouvernement mène une campagne de lutte contre cette discrimination sexuelle qui sera la cause de graves problèmes de société. Un programme national permet aux filles de ne pas payer de droit de scolarité et des avantages sociaux sont accordés aux familles ayant une fille unique. Sources : Center for genetics and society, http://www.genetics-and-society.org/newsdisp.asp?id=698
La Ministre fédéral de la santé et de la condition féminine, Marie Rauch- Kallat, a critiqué durement le soi-disant « caractère eugénique » de la législation sur l'avortement. En participant à un débat à l’occasion du 30ème anniversaire de l'entrée en vigueur de la loi des termes, Mme Rauch- Kallat a parlé "d'une honte pour l'Autriche". En Autriche, la loi autorise l'avortement après le 3éme mois de grossesse s’il existe le "risque sérieux" que l’enfant à naître présente un handicap physique ou mental. Fondation Guilé 20050310 www.kath.net
Patrick Verspieren, Marie-Sylvie Richard, Jacques Ricot.
La controverse sur l'euthanasie a pris en France une grande ampleur...
Il est devenu urgent de rendre compte des multiples manières de soulager aujourd'hui la souffrance humaine et de proposer, à la lumière de cette expérience, des repères éthiques qui fassent pleinement droit à la dignité humaine.
La réflexion proposée par les auteurs s'organise autour de quatre pôles. Ils s'attachent d'abord à poser clairement les termes du débat.
Comment définir l'euthanasie ? Que se cache-t-il derrière la demande d'une mort accélérée ? Puis ils interrogent l'expérience acquise dans le soin. Que faire, lorsqu'il semble qu'il n'y a plus rien à faire ? Selon quels critères décider d'arrêter un traitement ou de diminuer la conscience du malade ?
Ils examinent ensuite les propositions de changement du cadre légal, et les conséquences de la légalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas. Ils développent enfin les fondements philosophiques des repères proposés. Précis et argumenté, ce livre sera précieux pour tous ceux qui cherchent à voir clair dans le débat actuel sur l'euthanasie.
Patrick Verspieren est jésuite, enseignant d'éthique médicale. Marie-Sylvie Richard est médecin, chef de service d'une unité de soins palliatifs. Jacques Ricot, est philosophe.
Repères éthiques et expériences soignantes, Desclée de Brouwer
Dans un article publié par The New England Journal of Médicine, deux médecins hollandais - Eduard Verhagen et Pieter J. J. Sauer, de l'Université de Groningen - défendent l'euthanasie des nouveau-nés sous certaines conditions. Ces médecins prétendent avoir élaboré de sévères directives pour cette pratique appelées "Protocole de Groningen". Comme l’observe Douglas J. Sorocco, avocat d'Oklahoma City atteint de spina bifida, les médecins sont trop rapides pour juger un nouveau-né "sans espoir".
Babies born into what is certain to be a brief life of grievous suffering should have their lives ended by physicians under strict guidelines, according to two doctors in the Netherlands. The doctors, Eduard Verhagen and Pieter J. J. Sauer of the University Medical Center in Groningen, in an essay in today's New England Journal of Medicine, said they had developed guidelines, known as the Groningen protocol. The guidelines have been described in some news reports over the last several weeks, and the authors said they wrote their essay to address "blood-chilling accounts and misunderstandings." "We are convinced that life-ending measures can be acceptable in these cases under very strict conditions," the authors wrote. Those conditions include the full and informed consent of the parents, the agreement of a team of physicians, and a subsequent review of each case by "an outside legal body" to determine whether the decision was justified and all procedures had been followed. [...] The question under consideration now is whether deliberate life-ending procedures are also acceptable for newborns and infants, despite the fact that these patients cannot express their own will," the authors wrote. "Or must infants with disorders associated with severe and sustained suffering be kept alive when their suffering cannot be adequately reduced?" The doctors divided the newborns who might be considered for end-of-life decisions into three groups. The first is made up of infants "with no chance of survival" because of severe underlying diseases. Babies in the second group have "a very poor prognosis and are dependent on intensive care." Although intensive treatment might help them to survive, "they have an extremely poor prognosis and a poor quality of life." The third group has a "hopeless prognosis" and experience "what parents and medical experts deem to be unbearable suffering," whether or not they need intensive medical care. Within this group, the doctors include "a child with the most serious form of spina bifida," a condition in which the spinal column does not close completely. Dr. Verhagen said that he did not question the quality of life of people like Mr. Sorocco, but argued that there was no comparison between those healthy people and the developmentally devastated newborns described in his paper. Arthur Caplan, a professor of bioethics at the University of Pennsylvania, said he could not imagine such guidelines and practices becoming the norm in the United States. "It's not acceptable to the culture," he said. The doctors in the Netherlands appeared to agree. "This approach suits our legal and social culture," they wrote, "but it is unclear to what extent it would be transferable to other countries."
Responding to a just-published article in the New England Journal of Medicine, the head of the nation's largest faith-based association of physicians today responded to revelations that Dutch doctors now openly euthanize infants.
David Stevens, M.D., Executive Director of the 17,000-member Christian Medical Association, said, "The tragic irony is that Dutch doctors once risked their lives to oppose the Nazi euthanasia program. Dutch euthanasia doctors today indignantly contrast their motives with the Nazis', yet there is little difference in the final result between the involuntary euthanasia of Dutch infants and non-consenting adults and the Nazi euthanasia program.
"In just a few generations since World War II, the Netherlands has slid from firm opposition to medical killing to tolerating it illegally to endorsing it in law and now to expanding it to children. On the face of it, Dutch euthanasia is all about pain and suffering and patient autonomy, but in reality, Dutch euthanasia is all about money, convenience and physician autonomy.
"Dutch elderly patients were the first to feel the dark force of the euthanasia culture, as they faced life-threatening illness while fearing the lethal needles of life-threatening doctors. Now euthanasia has found its ultimate victim in infants who are unable to speak for themselves and powerless to defend their own right to life.
"Once promoted as the ultimate exercise in autonomy, the published evidence of thousands of involuntary medically induced deaths makes it clear that euthanasia is the fastest way to lose one's autonomy. Dutch euthanasia activists like to say they keep euthanasia out in the open and not behind closed doors. Yet after the evidence came to light that Dutch doctors were killing nearly 1,000 patients a year without the patients' consent, they simply shrugged their shoulders and mused that the patients would have wanted to die anyway.
Dr. Stevens responded to an article in the March 10 issue of the New England Journal of Medicine, “Infant Euthanasia in the Netherlands” by Eduard Verhagen and Pieter Sauer.
Contact: margie@cmdahome.org. The Christian Medical Association
Selon certaines estimations, entre 100 et 200 enfants meurent chaque année d'une affection terminale. L'euthanasie des mineurs reste toutefois un sujet tabou. Le cas de figure avait été évoqué lors de l'adoption de la loi dépénalisant l'euthanasie en mai 2002, mais avait été évacué pour des raisons idéologiques et des motifs plus pratiques. Il est apparu en effet difficile d'ouvrir l'euthanasie aux mineurs en raison de leur incapacité juridique. Les sénateurs ont préféré laisser les choses en l'état: lors d'un cas critique, permettre à l'entourage du mineur d'invoquer l'état de nécessité devant un tribunal afin de mettre fin à des douleurs inapaisables. www.lalibre.be 20050221
(Ndlr : pourquoi la journaliste de LLB a-t-elle cru bon de placer cet article à côté de l’article sur la mort d’Adrien ?)
Dat België één der meest immorele landen ter wereld is, blijkt ook uit de euthanastepraktijk. In België sterven jaarlijks 100.000 mensen. Sinds september 2002 is euthanasie wettelijk toegelaten. Al heeft ons land samen met Nederland de meest verregaande euthanasiewet ter wereld, toch mag euthanasie alleen onder voorwaarden. Bovendien moet elk geval gerapporteerd worden. De voorzitter van de Federale Controle en Evaluatiecommissie die op deze rapportering toekijkt, is de Brusselse professeur Wim Distelmans.
Wanneer we naar die rapportagecijfers kijken, merken we dat euthanasie amper voorkomt. Tijdens de eerste 15 maanden na de legalisatie werden 259 gevallen gemeld, zijnde 0,25% van het aantal overlijdens. Daarvan deden zich 216 gevallen in Vlaanderen voor.
Niettegenstaande het verwaarloosbare aantal euthanasiegevallen, besloot minister van Volksgezondheid Rudy Demotte in januari 2005, om de 200 Vlaamse Leif-artsen (Levens Einde Informatie Forum-artsen) een overheidssubsidie te geven. Leif is een netwerk van Distelmans, bestaande uit artsen die bereid zijn euthanasie te plegen. Het is de bedoeling dat elke Vlaming in de buurt van zo’n Leif-artsen woont zodat elke Vlaming zijn "recht” op euthanasie kan laten gelden. Waarom hebben die 200 leifartsen echter een overheidssubsidie nodig voor die luttele 200 euthanasiegevallen die zich jaarlijks in Vlaanderen voordoen?
Of doet zich bij euthanasie hetzelfde fenomeen voor als bij abortus? De artsen vegen aan de wettelijke rapporteringsplicht humn voeten en euthanaseren er zonder enige controle op los, zelfs ongedacht of de patiënten om euthanasie hebben verzocht? VLD-senator en arts Patrik Vankrunkelsven zei eind vorig jaar dat hij het aantal gevallen van actieve euthanasie op 13.000 per jaar raamde (Het Laatste Nieuws, 10 dec. 2004). Dat is meer dan één op tien van alle sterfgevallen. De politici zouden zich in plaats van om ons “recht op euthanasie" beter bekommeren om ons "recht op geen euthanasie." Peper & Zout, maart 2005
Entretien avec Gian Luigi Gigli, Président de la FIAMC
L’expression « état végétatif » a des « connotations irrespectueuses » qui sous-entendent un manque d’humanité chez le patient, déclare le docteur Gian Luigi Gigli, Président de la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques, lors d’une interview accordée à Zenit.
G. L. Gigli est co-auteur, avec le docteur Nathan D. Zasler, du livre « Life-sustaining treatments in vegetative state: scientific advances and ethical dilemmas » (Traitements de maintenance de la vie en état végétatif : progrès scientifiques et dilemmes éthiques), publié dans un numéro spécial de la revue Neurorehabilitation, édité par la Iospress. Ce livre est le fruit d’un congrès sur ce même thème.
Zenit : Qu’entend-on par état végétatif et que dit l’Eglise à ce sujet ?
G. L. Gigli: L’état végétatif s’observe chez certains patients à la sortie du coma et est caractérisé par une condition de veille prolongée pendant laquelle le patient n’a conscience ni de lui-même ni de son environnement. La physiopathologie de ce problème n’est pas claire et les lésions cérébrales qui peuvent le favoriser sont de différents types et se situent à différents endroits.
Le patient, même s’il alterne sommeil et état de veille, ne manifeste aucune réponse importante. Ce n’est pas un malade terminal et il n’a pas besoin de machines pour assurer les fonctions vitales. Cependant il a besoin de soins, en particulier d’être hydraté et nourri, parfois par voie buccale, mais plus souvent par sonde rhino-gastrique ou une canule dans la parois de l’abdomen, la PEG (Percutaneous Endoscopic Gastrostomy, ndlr).
Pour l’Eglise, un patient en état végétatif est une personne humaine, il a besoin de soins d’ordre affectifs. Le débat qui a animé les moralistes et les institutions sanitaires catholiques dans le passé portait sur le prolongement indéfini de l’hydratation et de la nutrition, même quand il semble ne plus y avoir la moindre espérance d’un retour, même partiel, de la conscience.
Certains ont vu le prolongement de l’hydratation et de la nutrition comme un acharnement thérapeutique, d’autres ont interprété la suspension des soins comme une euthanasie par omission, vu les conséquences mortelles inévitables qui en découlent. En dehors de l’Eglise, la communauté scientifique, les magistrats et certains membres de la famille exercent de très fortes pressions pour obtenir la suspension de l’hydratation et de la nutrition, pressions fondées sur une vision de la vie privée de toute valeur, quand sa « qualité » diminue fortement.
Plus fortes encore sont les résistances de ceux qui voient dans de telles procédures une méthode subreptice pour autoriser l’euthanasie dans les pays où la loi la condamne, en l’étendant ensuite, comme cela est déjà arrivé, à d’autres cas comme la démence, le retard mental, l’ictus cérébral grave.
Zenit : Dans quelle mesure l’état végétatif est-il vraiment « végétatif » ?
G. L. Gigli: Au-delà de l’expression, qu’il faudrait changer à cause de ses connotations irrespectueuses qui sous-entendent une non-humanité du patient, il reste le fait que nous ne pouvons pas exclure la perception basique de la douleur et des études ont montré que certains processus de reconnaissance des stimuli persistent.
La sédation systématique des patients dans les 15 jours qui séparent l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition de leur mort, est une preuve indirecte qu’il existe un réel doute d’ordre neuroanatomique et neurophysiologique quant à l’absence totale de perception de la douleur chez ces patients.
’état végétatif est trop souvent diagnostiqué avec une excessive désinvolture, avec un grand pourcentage de diagnostics inexacts, même au sein d’institutions sanitaires qualifiées. Il ne faut surtout pas le confondre avec d’autres conditions neurologiques où l’on peut observer un état de réduction prolongée des niveaux de la conscience.
Zenit : Quelle est la nouveauté du discours prononcé par le pape, le 20 mars dernier, au sujet des traitements de soutien vital aux patients en état végétatif (cf. Zenit, 22 mars 2004) ?
G. L. Gigli: Le Saint Père, lors d’un discours historique, a mis les points sur les « i » pour éviter d’autres problèmes, au moins dans le milieu catholique, en demandant par exemple que l’hydratation et la nutrition ne soient pas suspendus, comme cela s’est malheureusement passé dans certains hôpitaux catholiques nord-américains.
Malgré les tentatives des moralistes et des institutions sanitaires catholiques de redimensionner la portée du discours du pape, son message est très clair. Pour le pape, les jugements sur la qualité de la vie et sur les coûts de l’assistance ne peuvent prévaloir sur le respect dû à la vie du patient. L’hydratation et la nutrition doivent être considérés comme des moyens ordinaires et proportionnés à leur but initial qui est de nourrir le patient.
Ces dernières sont moralement obligatoires, même si elles sont administrées au moyen d’une canule. La probabilité même élevée que le patient ne puisse recouvrir la conscience ne peut en aucun cas, pour le pape, justifier l’interruption des soins de base, hydratation et nutrition incluses, car cela serait au contraire une sorte d’euthanasie par omission.
Le pape nous a invités à améliorer la qualité du niveau de vie de nos sociétés en soutenant les familles des patients en état végétatif avec une attention et une solidarité particulières.
Suite à ces paroles, je crois que pour un médecin, une infirmière ou une institution sanitaire catholique, la nutrition et l’hydratation ne peuvent être interrompus que s’ils ne produisent plus l’effet qu’ils devraient produire, ou s’ils deviennent un fardeau insupportable pour le patient (qui semble cependant pouvoir les supporter sans problème pendant des années) ou pour les proches (ce qui ne devrait pas arriver dans des pays civilisés où l’assistance de base n’est pas un luxe).
Zenit : L’autre auteur de ce livre, Nathan Zasler, est un médecin Juif. Y a-t-il un point d’entente entre les catholiques et les juifs sur le problème du traitement de nutrition et d’hydratation dans l’état végétatif ?
G. L. Gigli: Le monde juif est très diversifié. L’article du Rabin E. N. Dorff énonce clairement que pour la majorité des rabbins orthodoxes et pour beaucoup de rabbins conservateurs, le médecin a le devoir de faire tout son possible pour maintenir en vie le patient en état végétatif.
D’autres rabbins permettent qu’il n’y ait pas de traitements, mais n’acceptent pas qu’ils soient suspendus s’ils ont été commencés. Les juifs réformés et les juifs sécularisés tendent au contraire à décider selon la conscience. Il semble cependant que la tradition juive hésite encore à suspendre ou non les traitements comme l’hydratation et la nutrition, desquels dépend la vie du patient en état végétatif. 20050327
Lors d'une intervention exceptionnelle, Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la Vie a demandé de ne pas laisser mourir Terri Schiavo. Rappelons que la vie de cette dernière est suspendue à une décision de justice qui doit décider ou non de retirer la sonde gastrique qui lui permet de continuer à être alimentée et hydratée.
Or Terri Chiavo est toujours capable de réagir à des stimulations externes. Si la sonde lui est ôtée, elle mourra de faim et de soif.
L'Académie pontificale pour la Vie n'a pas l'habitude d'intervenir en faveur de cas spécifiques mais "le silence dans ce cas pouvait être interprété comme une approbation, avec des conséquences qui dépasseraient largement le cas spécifique" a précisé Mgr Sgreccia. "D’après ce que nous avons appris, Madame Terri Schiavo semble se trouver dans une sorte d’état végétatif subliminal, à la limite de la conscience, que l’on pourrait définir comme "état minimum de conscience" " a-t-il précisé.
Mgr Sgreccia a regretté que Madame Terri Schiavo n'ait pas été soumise à des examens médicaux officiels et des expertises permettant de mieux connaître son état neurologique. Il a rappelé qu'aucune décision concernant la vie d'une personne ne pouvait être prise légalement sans ces expertises.
« Madame Terri Schiavo peut en tout cas être considérée comme une personne humaine vivante, privée d’une conscience totale, dont les droits juridiques doivent être reconnus, respectés et défendus », a affirmé le président de l'Académie pontificale pour la Vie. Pour Mgr Sgreccia si la sonde gastrique était retirée à Mme Schiavo, il s'agirait d'une euthanasie directe : «Priver une personne de l’accès à la nourriture et à l’eau constitue un moyen de tuer cette personne, poursuit Mgr Sgreccia. [...] En tenant compte exclusivement des aspects médicaux et anthropologiques du cas, nous sentons le devoir d’affirmer que cette décision va contre les droits de la personne de Madame Terri Schiavo et constitue par conséquent un abus de l’autorité juridique » a t-il ajouté.
Pour conclure il a rappelé que si cette décision était confirmée, elle créerait «un précédent juridique et présenterait en réalité l’euthanasie comme un droit devant les Cours des Etats-Unis, avec les graves conséquences que l’on peut facilement imaginer pour la vie de nombreuses autres personnes plus ou moins autonomes, dans ce pays et ailleurs ». www.zenit.org 20050313
Le Dr Gian Luigi Gigli, président de la Fédération Internationale des associations médicales catholiques a rappelé au cours d'une interview qu'un "patient dans un état végétatif, est une personne humaine".
Un état végétatif est constaté chez un patient qui est sorti du coma mais qui reste faible et inconscient et ce, de manière prolongée. Le malade doit alors être nourri et hydraté artificiellement et souvent même via une sonde. Les discussions entre les moralistes et les institutions catholiques ont porté justement sur ces questions d'alimentation. Le Dr Gigli dénonce que certains aient vu dans cette prolongation de l'alimentation et de l'hydratation une thérapie agressive, et que d'autres l'aient interprété comme une euthanasie "par omission de soins" considérant l'issue fatale inévitable.
Le Dr Gigli rappelle que dans un état végétatif (dont il dénonce le nom estimant qu'il ne prend pas en compte la dimension humaine du patient), le malade continue à percevoir faiblement la douleur puisqu'il a été montré qu'il réagissait aux stimuli. Une preuve indirecte est qu'après avoir cessé les soins d'alimentation et d'hydratation, les malades reçoivent un sédatif jusqu'à ce que la mort survienne.
Le Dr Gigli regrette que l'état végétatif soit trop souvent diagnostiqué à la hâte. Il rappelle que le Pape a récemment déclaré que la qualité de la vie et le coût des soins ne pouvaient pas prévaloir sur le respect du à la vie du patient. Il a enfin rappelé que nourrir et hydrater un patient étaient moralement obligatoire.
Terwijl de Verenigde Staten in rep en roer staan over de vraag of de kunstmatige voeding van de hersendode Terri Schiavo gestopt mag worden, leert een nieuwe studie van de VUB (Vrije Universiteit Brussel) dat in België 27 procent van de overlijdens het gevolg zijn van het stopzetten of niet opstarten van een medische behandeling, zoals het niet langer geven van voeding.
Vorig jaar werd in het medisch vaktijdschrift The Lancet een studie gepubliceerd waaruit blijkt dat 38 procent van de Belgische sterfgevallen te maken heeft met medische beslissingen. De 38 procent sterfgevallen waarbij een arts levensverkortend tussenbeide komt, vallen uiteen in drie groepen: in 15 procent van de gevallen gaat het om het stoppen of niet voortzetten van de behandeling, in 22 procent om het verhogen van de pijnbehandeling met een vervroegd levenseinde tot gevolg en slechts in 1,8 procent om het geven van geneesmiddelen met de uitdrukkelijke bedoeling het leven te verkorten. (tb)
www.rknieuws 20050327 redpris du journal “De morgen”
La Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) demande aux autorités américaines d'intervenir pour sauver la vie de Terri Schindler-Schiavo, condamnée à mourir par manque d'alimentation et déshydratation si la justice en décide ainsi. La FIAMC appelle les évêques des Etats-Unis à mobiliser toutes leurs ressources et influences pour empêcher "cette tragédie". L'association condamne que la décision de vie ou de mort d'une personne se fasse d'après une évaluation subjective de sa seule qualité de vie. La FIAMC rappelle que Mme Schiavo, qui réagit à certaines stimulations extérieures, n'est pas dans un état clinique végétatif. Pour l'association, laisser mourir cette femme par manque d'alimentation et déshydratation serait une perversion de la médecine, une source de discrimination entre les hommes et une atteinte à la dignité de l'homme et à la démocratie. S'il est décidé que Terri Schindler-Schiavo doit mourir, ce sera une décision sans précédent aux Etats-Unis, une porte ouverte à l'euthanasie.
Une étude montre que selon les pays, les médecins réagissent différemment face aux traitements en fin de vie.
Se pose inévitablement la question de l’alimentation et de l’hydratation artificielle.
Whether or not a European patient will receive life-prolonging treatment when they are near death may depend on the country in which they live, according to new study.
Reporting in the Feb. 28 issue of Archives of Internal Medicine, researchers at the University of Zurich, in Switzerland, sent questionnaires on end-of-life care to physicians across Europe. They asked doctors about treatment decisions for terminal patients cared for between June 2001 and February 2002.
Decisions not to treat were reported for 41 percent of deaths in Switzerland, 30 percent in the Netherlands, 27 percent in Belgium, 23 percent in Denmark, 22 percent in Sweden and 6 percent in Italy.
Medication was the treatment most frequently foregone in all of the countries except Italy. Forgoing hydration or nutrition treatment was also common.
"In all of the participating countries, life-prolonging treatment is withheld or withdrawn at the end of life," the authors wrote. "In older patients and outside the hospital, physicians prefer not to initiate life-prolonging treatment at all, rather than stop it later."
Papyrus, c'est le nom de la toute nouvelle unité de soins continus et palliatifs, ouverte depuis le 31 janvier au CHU Brugmann, à Bruxelles. Elle accueille les patients atteints de maladies incurables qui évoluent, à plus ou moins brève échéance, vers la fin de leur vie. «C'est avant tout un lieu de vie. Il ne s'agit en aucun cas d'un mouroir», explique Annie Drowart, responsable de la nouvelle unité.
Soucieuse de ramener les soins palliatifs au centre des préoccupations du personnel hospitalier, la jeune médecin a convaincu Daniel Désir, directeur général de l'hôpital, de construire l'unité au centre du CHU, entre les bâtiments de médecine et de psychiatrie. Après deux ans de gestation, le projet s'est enfin concrétisé. Le CHU Brugmann devient ainsi le premier hôpital du réseau public à disposer de son unité de soins palliatifs. «Les soins continus et palliatifs doivent devenir une activité fondamentale de l'hôpital», a confirmé Daniel Désir.
Accueil des familles
Le nouveau bâtiment comprend huit chambres, équipées chacune d'une salle de douche. Actuellement, six d'entre elles sont déjà occupées. L'unité dispose aussi d'une cuisine et d'un salon pour accueillir les familles des malades. «Cela permet aux patients qui ne pourront plus retourner chez eux de recréer un semblant d'ambiance familiale», explique Annie Drowart.
L'unité reste ouverte 24h/24 et une équipe de douze bénévoles, accompagnée de médecins, psychologues, kinésithérapeutes, infirmières se relaient pour rendre «plus supportable» la fin de vie de ces personnes. Déjà, de nouveaux projets se bousculent, comme celui de mettre en place un espace d'accueil pour les enfants et petits-enfants de patients, ouvert le mercredi après- midi et éventuellement le week-end.
Pour Jean-Paul Van Vooren, président de la plate-forme bruxelloise des soins palliatifs, «une grande démarche a, ici, été accomplie. Cependant, huit lits, c'est bien mais c'est une solution pour quelques patients et c'est encore trop peu au regard du nombre de personnes qui décèdent. Par ailleurs, poursuit-il, tout le monde doit pouvoir bénéficier d'une telle approche de soins palliatifs sans devoir nécessairement mourir dans les trois mois qui suivent».
Limiter la souffrance
La question des soins palliatifs pour accompagner les malades en fin de vie est devenue une véritable question d'actualité, tout comme l'euthanasie. «Notre attitude face à la mort a évolué, explique Claude Javeau, professeur de sociologie à l'université libre de Bruxelles et «sociologue de service» au CHU Brugmann. Pendant longtemps on a cru que la souffrance était rédemptrice, qu'il fallait mériter son paradis. C'est faux. La souffrance ce n'est pas bien. Accompagner les personnes en fin de vie, en limitant leurs douleurs et leur désarroi psychologique, c'est aider ces personnes à mourir dignement.» www.lalibre.be 20050316
Menacés de fermeture, la dizaine de centres de jour pour soins palliatifs créés à titre expérimental ont obtenu un sursis. Le Comité de l'assurance de l'assurance-maladie a décidé lundi que ces centres pouvaient poursuivre leur activité jusqu'au 1er mai. D'ici là, de nouveaux projets seront élaborés, répondant mieux aux attentes des patients. Le taux d'occupation des centres avait en effet été jugé largement insuffisant. www.lalibre 20050305
Artsen moeten bij euthanasie, levensbeëindiging zonder verzoek of bij staken van een behandeling, zorgvuldiger te werk gaan dan de wet vereist. Rechters en toetsingscommissies stellen meer eisen dan de zes zorgvuldigheidseisen die in de Euthanasiewet staan.
Dat blijkt uit een woensdag gepubliceerd onderzoek van artsenorganisatie KNMG naar rechterlijke uitspraken tussen 1980 en 2004. Daaruit blijkt dat de commissies bijvoorbeeld ook de tijd tussen het euthanasieverzoek en de uitvoering daarvan in hun oordeel meewegen. Verder kijken ze naar de relevantie van toekomstig lijden, de levensbeëindiging van comateuze patiënten en de vraag of euthanasie door een niet-behandelend arts mogelijk is. Door de uitspraken ontstaat een verfijnder stelsel van zorgvuldigheidseisen volgens KNMG.
Lors d’une intervention exceptionnelle, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de ne pas laisser mourir Terri Schiavo, la femme américaine que les tribunaux des Etats-Unis ont demandé de cesser d’alimenter de manière artificielle.
Lorsque les sondes lui seront enlevées, Terri Schiavo, qui ne se trouve pas tout à fait dans un état végétatif car elle est capable de réagir à des stimulations externes, mourra de faim et de soif.
Les parents de T. Schiavo ont protesté contre la décision du juge.
Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la Vie a expliqué que « ce n’est pas l’habitude de cette Académie d’intervenir en faveur de cas spécifiques de souffrance humaine ou de menace contre la vie ».
« Toutefois, a-t-il déclaré samedi au micro de Radio Vatican, le cas de Madame Terri Schiavo va au-delà de la situation individuelle en raison de son caractère exemplaire et de l’importance que les médias lui ont à juste titre accordée ».
« Le silence, dans ce cas, pouvait être interprété comme une approbation, avec des conséquences qui dépasseraient largement le cas spécifique. D’après ce que nous avons appris, Madame Terri Schiavo semble se trouver dans une sorte d’état végétatif subliminal, à la limite de la conscience, que l’on pourrait définir comme ‘état minimum de conscience’ ».
« La patiente n’a malheureusement pas été soumise à des examens médicaux officiels et des expertises permettant de clarifier son état neurologique exact, a poursuivi Mgr Sgreccia. Aucune décision concernant la vie d’une personne ne devrait être prise légalement sans ces expertises, et lorsque cela est nécessaire, on devrait également comparer les examens effectués par différents experts ».
« Madame Terri Schiavo peut en tout cas être considérée comme une personne humaine vivante, privée d’une conscience totale, dont les droits juridiques doivent être reconnus, respectés et défendus », affirme l’évêque italien.
Pour cette raison, poursuit le président de l’Académie créée par le pape en 1994, « le retrait de la sonde gastrique d’alimentation chez cette personne, dans ces conditions, peut être considéré comme une euthanasie directe ».
« Dans ce cas la sonde gastrique d’alimentation ne peut pas être considérée comme un ‘moyen extraordinaire’, ni un moyen thérapeutique. Elle fait intégralement partie du système par lequel Madame Terri Schiavo peut être alimentée et hydratée ».
« Priver une personne de l’accès à la nourriture et à l’eau constitue un moyen de tuer cette personne, poursuit Mgr Sgreccia. La décision d’enlever la sonde gastrique qui alimente Madame Terri Schiavo a été prise par un juge. Nous ne voulons pas entrer dans des considérations secondaires concernant le cas de Terri Schiavo, comme les problèmes familiaux ou économiques. Mais en tenant compte exclusivement des aspects médicaux et anthropologiques du cas, nous sentons le devoir d’affirmer que cette décision va contre les droits de la personne de Madame Terri Schiavo et constitue par conséquent un abus de l’autorité juridique ».
« Si une telle décision était confirmée et conduisait à la mort de Terri Schiavo, elle créerait un précédent juridique et présenterait en réalité l’euthanasie comme un droit devant les Cours des Etats-Unis, avec les graves conséquences que l’on peut facilement imaginer pour la vie de nombreuses autres personnes plus ou moins autonomes, dans ce pays et ailleurs ».
« Pour ces raisons, nous estimons illicite la décision d’enlever la sonde gastrique d’alimentation de Madame Terri Schiavo », a conclu le président de l’Académie pour la Vie.
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Date de création : 31/03/2005 : 13:43
Dernière modification : 31/03/2005 : 13:47
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