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Texte à méditer :  Une civilisation se mesure au respect des plus faibles   Mouvement Citoyen Suisse , MCS

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Le programme politique
du Mouvement de la majorité silencieuse (MMS)


Résumé en une phrase :
cool


C'est le système financier primitif et malhonnête que l'on doit corriger immédiatement et adapter à la technologie, afin de libérer les énergies sociales et individuelles.

eek

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Quality of
Life*



Mars 2005






 



 




1.        
Edito : LETTRE OUVERTE AUX PARENTS
D’ADRIEN ….                                                        ET A TOUT
PARENT CONFRONTE A L’HANDICAP DE SON ENFANT A NAITRE


 




 




Famille et mariage




2.         USA :
des programmes universitaires sur les femmes remis en question




3.        
Allemagne : la famille en questions




4.        
Europe : les conséquences des politiques de dénatalité




5.        
Autriche : les jeunes nous feront-ils une contre-révolution sexuelle ?




6.         USA :
les jeunes parlent de l’abstinence.




7.        
Espagne : ligne forte réaffirmée quant à l’avortement, l’euthanasie et le
mariage homosexuel par le nouveau président de la Conférence épiscopale.


 




Homosexualité –Homoparentalité




8.        
Lire : Le Mariage gay, les enjeux d’une revendication




9.        
Canada : mariage des homosexuels : lettre de Mgr Morissette


 




 




10.       UCL et
bioéthique : ce qu’en dit la presse…




11.      
France : code de la laïcité à l’hôpital




12.      
Belgique : le blues des comités d'éthique qui se sentent négligés




13.      
Vatican : la dignité humaine et le chemin de Croix.




14.       Lire :
« Le bonheur blessé - Avortement, eugénisme et euthanasie en question »


 




Recherche




15.       USA:
créer une souris en y incorporant des cellules humaines dans le cerveau




16.      
Monde : l’eugénisme de Auschwitz à nos jours : du DPI à l’euthanasie des
enfants.




17.      
Italie : travail sur les cellules souches à Milan


 




Cellules souches adultes




18.       Asie :
élan thérapeutique par les cellules souches du sang du cordon ombilical




19.       USA:
un enfant sauvé grâce aux cellules souches adultes du cordon ombilical d’un
bébé donneur, conçu naturellement.




20.       UK :
transplantation de cellules pancréatiques pour guérir le diabète.


 




Cellules souches
embryonnaires




21.      
Suisse : loi fédérale relative à la recherche sur les cellules souches
embryonnaires




22.      
Brésil : recherche sur les cellules souches embryonnaires autorisée.


 




Assistance Médicale à la
Procréation (AMP) – FIV




23.      
Belgique : eugénisme inconscient par l’ assistance médicale à la procréation




24.       UK :
choisir le sexe de l’embryon  et éliminer celui qui a des « défauts »
génétiques.




25.      
Belgique : une loi pour encadrer la reproduction assistée ?




26.      
UK : des embryons devant la Cour
Européenne des Droits de l’Homme.




27.       Mère
porteuse : le danger d’une nouvelle aliénation.




28.      
Italie : referendum sur la procréation médicalement assistée.




29.      
Italie : referendum sur la procréation assistée : Catholiques, n’allez pas
voter !




30.      
Espagne : l’impossible réforme de la loi sur la procréation médicalement
assistée.




31.      
Autriche: document de réflexion de la Commission de Bioéthique à propos du
diagnostic pré-implantatoire.




32.      
Australie : utérus artificiel


 




Grossesse




33.      
Belgique : Adrien : non-assistance à un enfant prématuré




34.      
Belgique : fallait-il maintenir en vie le petit Adrien ? Le point de vue de
Michel Dupuis(UCL)




35.       France
: la progéniture du crapaud vert mieux protégée que celle des humains ?


 




Statut de l’embryon –
Clonage




36.      
Espagne: adopter des embryons surnuméraires pour leur éviter de servir comme
matériau de recherche.




37.      
Nations-Unies : les coulisses de la bataille contre le clonage humain




38.       ONU :
adopter toutes les mesures voulues pour protéger la vie humaine




39.       Chine:
refus de signer la Déclaration de l’ONU : 20.000 personnes travaillent déjà
sur le clonage thérapeutique.




40.      
Unesco : prendre le relais de l’ONU ou pousser pour le clonage thérapeutique ?




41.       USA :
la recherche sur les embryons humains est un outil de mort.


 




Don de gamètes -
transplantation d’organes




42.      
Belgique: le shopping de sperme




43.      
Résolution du Parlement européen contre le commerce d'ovules




44.      
Belgique : la députée Frédérique Ries voudrait que le commerce d’ovules soit
permis !




45.      
Croatie : 500 embryons congelés disparaissent !




46.      
Allemagne : don d’organes : qui dit oui ?


 




Contraception




47.      
Comment parler de ce que l’Eglise dit du préservatif ?


 




Avortement – Syndrome
post-avortement




48.       UK:
objection de conscience : une pharmacienne musulmane refuse de vendre la
pilule du lendemain.




49.      
UK : majorité des britanniques
favorable à la réduction du délai légal d’avortement




50.      
Chine : la diminution des naissances de filles en Chine bouleverse la
démographie




51.      
Autriche : le caractère eugénique de la législation


 




Euthanasie – Soins
palliatifs




52.       Lire :
« La tentation de l'euthanasie »




53.      
Pays-Bas : des nouveaux-nés sans espoir.




54.      
Réponse de l’Association mondiale des médecins chrétiens : euthanasie des
enfants comme chez les nazis ?




55.      
Belgique : les mineurs hors de la loi




56.      
Belgique: un subside pour former les médecins flamands à la pratique de
l’euthanasie.




57.       «
Selon l’Eglise, le patient en état végétatif est une personne humaine »




58.       USA :
Terri Schiavo : intervention exceptionnelle de l'Académie pontificale pour la
vie




59.      
Hydratation alimentation et état végétatif




60.      
Belgique: fin de vie : on arrête aussi la nutrition et l’hydratation : une
étude de la VUB.




61.       Appel
des médecins catholiques pour sauver Terri Schindler-Schiavo




62.      
Belgique / Suisse / Pays-Bas: traitement en fin de vie: oui ou non?




63.      
Belgique :  première unité de soins palliatifs des hôpitaux publics
bruxellois.




64.      
Belgique : un sursis pour les centres de jour




65.      
Pays-bas: les médecins veulent plus d’exigences que la loi n’en imposent.




66.       L’Académie
pontificale pour la Vie a lancé un appel en faveur de Terri Schiavo



 















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1.     
Edito : LETTRE OUVERTE AUX PARENTS
D’ADRIEN ….                          
                                              ET A TOUT PARENT CONFRONTE A L’HANDICAP
DE SON ENFANT A NAITRE
 



La naissance prématurée
d’Adrien, et sa mort, survenue quelques heures plus tard n’ont laissé personne
indifférent.



L’attitude des parents et
du corps médical semble en effet avoir été déterminée par une volonté de ne
pas permettre à Adrien de « tenter sa chance de vivre ». Sous prétexte qu’il
risquait d’être handicapé ( et donc malheureux ?).



Lorsque j’ai pris
connaissance de ce drame, mon cœur s’est rempli de tristesse.



J’ai pensé à la détresse
des parents d’Adrien : fallait-il qu’ils soient bien désemparés, et qu’ils se
sentent seuls au monde, pour ne pas oser la vie de leur enfant inscrit et
présent dans leur couple depuis presque 7 mois  déjà…



Et puis, j’ai imaginé la
lente agonie d’Adrien, privé des soins élémentaires auxquels tout patient,
même condamné, a droit : l’hydratation, le maintien d’une température
corporelle, un confort pour respirer (voies respiratoires dégagées, oxygène)…
et le désarroi grandissant des parents laissés seuls dans leur chambre avec
leur enfant moribond pour le reste de la nuit.



Et je me suis dit : ce
n’est pas juste.



Les parents d’Adrien
ont-ils bien été entendus dans leur peur panique? Comment ont-ils été
accompagnés ?



Leur a-t-on donné le temps
d’un dialogue et d’une l’écoute pour permettre l’émergence du plus profond de
leur cœur de père et de mère ?



Quant à l’enfant, il a été
réduit à sa possible anomalie ; il a été déshumanisé .Réduit au silence, il
n’a pas pu faire valoir son désir et son droit de vivre.



Qui a pris sa défense, qui
s’est fait son porte-parole ?



 



N’y avait-il donc pas
d’autres alternatives que de le condamner par avance ?



La réaction « musclée » de
la justice (mandat d’arrêt du gynécologue, de son assistante et de
l’accoucheuse) a braqué les projecteurs des médias sur un drame qui n’est pas
exceptionnel…



Car de plus en plus de
personnes estiment qu’il n’est pas raisonnable de laisser venir au monde un
enfant qui est porteur d’un handicap ou même, qui présente une présomption de
handicap. La loi permet d’ailleurs d’interrompre la grossesse, quelque soit
l’âge gestationnel lorsqu’il s’avère que l’enfant sera porteur d’un handicap
non guérissable.



Lorsque c’est le cas, le
vocabulaire change, on ne parle plus du bébé mais on parle du « fœtus » comme
de l’objet d’une grossesse devenue inutile…



C’est ainsi qu’il n’est
pas rare que soient pratiqués des avortements dits « thérapeutiques » ( !) 
durant le dernier trimestre de la grossesse. Il se fait que ces enfants
avortés sont parfois viables au moment de l’interruption de la grossesse. Il
est alors nécessaire de compléter le « traitement » pour aller jusqu’au bout
du choix qui a été fait…



Dans cette mentalité
ambiante, je pense que les parents d’ Adrien ne sont ni meilleurs, ni moins
bons que d’autres parents. Ils ont agi en symbiose avec une manière de penser
qui devient dominante, qui ne reconnaît plus à l’enfant handicapé à naître une
vie qui sera digne d’être vécue…Sans doute ont-ils manqué de garde-fous que
l’équipe médicale aurait du d’emblée placer à leurs côtés ( passer outre
l’avis des parents et prendre en charge le bébé)?



 



Quelle est dangereuse,
l’illusion de croire que l’on peut supprimer totalement la souffrance !



Supprimer totalement la
souffrance ne peut se faire qu’au prix de la vie !



C’est la pente glissante
de l’eugénisme…



On dit que c’est aux
parents de décider de poursuivre ou non la grossesse lorsque l’enfant est
porteur d’une « anomalie »…



Comment décider librement
dans une société matérialiste qui n’aide pas à laisser émerger ses capacités
d’accueil et d’amour, et quand on est si dépendant de l’avis des médecins ?



Et puis, peut-on dire que
la vie de l’enfant appartient aux parents ?



 



Devant un enfant porteur
d’anomalies ou de maladie incurable, la solution ne peut se résumer à
l’interruption de grossesse ou à l’interruption post-natale de vie.



Quand bien même les lois
vont de plus en plus dans ce sens, il faut tout faire pour encourager
l’accueil respectueux de la vie blessée et fragile.



D’autant plus que
l’avortement laisse par ailleurs le plus souvent des séquelles graves chez la
femme, dans son corps, son esprit et son cœur…..



Il est urgent de retrouver
une approche médicale humble et cordiale, dont l’efficacité ne se mesure pas
au taux d’éradication des maladies au détriment des malades…



Car au –delà des progrès
scientifiques dont elle est capable, la médecine doit encore et toujours
continuer à assumer son rôle qui est aussi de prendre soin et d’accompagner
jusqu’au bout, dans le réalisme de la condition humaine, en reconnaissant la
valeur inaliénable de l’être humain, dans toutes les étapes de sa vie, quelles
que soient son apparence et sa fragilité.



 



Mais ces choix de société
nous concernent tous.



Si des parents, écrasés
par la perspective de mettre au monde un enfant handicapé ou atteint d’un mal
incurable, ne peuvent envisager de l’accueillir et de le prendre en charge,
une troisième voie
doit pouvoir être envisagée. Celle de l’adoption.



Il se fait que certains
couples s’ouvrent en effet à la possibilité de devenir par l’adoption les
parents d’un enfant handicapé.



Ils ont cet avantage de
pouvoir faire librement ce choix , et de manière éclairée en étant
accompagnés dans leur démarche par un service spécialisé, le service « Emmanuel-Adoption »*,
qui œuvre pour proposer l’alternative de l’adoption d’enfants handicapés,
lorsque des parents biologiques, confrontés à un diagnostic anténatal de
handicap ou à la naissance d’un enfant handicapé, ne peuvent accepter leur
enfant handicapé.



L’adoption est proposée
alors, non comme un but en soi, mais comme une alternative positive, à
l’abandon, l’avortement ou l’euthanasie.



En Belgique, plusieurs
centaines de familles se sont ainsi ouvertes à l’adoption d’enfant porteurs de
handicaps tant physiques que mentaux ou atteints de diverses maladies.



 



Cette alternative aurait
pu être mise dans la balance lorsque le sort d’Adrien a été fixé.. Il n’ en
n’a pas bénéficié, mais peut-être que, grâce à lui, d’autres enfants à
l’avenir pourront trouver cette porte de secours si les équipes médicales
acceptent de l’envisager et de la proposer….Docteur Pol-Marie BOLDO.



*EMMANUEL-ADOPTION,
service d’adoption agréé par la Communauté française



LOUVEIGNE, Tél 04.3608059 
E_MAIL :



emmanueladoption@tiscalinet.be



 













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Famille et mariage


2.     
USA : des programmes universitaires sur les femmes remis en question



Selon une recherche de l'Independent
Women's Forum, les cours sur les femmes des Facultés et des Universités
américaines enseignent des choses fausses et donnent en outre des mauvais
conseils aux femmes. Pour les programmes en question, les femmes peuvent se
réaliser dans un monde sans mariage. Comme l’explique l'auteur de l’étude,
Carrie Lukas, les ouvrages et les textes utilisés dans ces cours présentent
majoritairement le mariage en termes très négatifs.Washington Times, Fondation
Guilé 20050317



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3.     
Allemagne : la famille en questions



Le 2 décembre 2004 a eu
lieu à Berlin une conférence européenne intitulée « Avenir Famille – Enjeux
communs de la politique familiale en Europe », organisée par le Ministère
Fédéral de la Famille, des Personnes âgées, de la Femme et de la Jeunesse.



Des représentants de
différents organismes internationaux sont intervenus pendant la conférence
comme : le Conseil de l’Europe, la Commission européenne, la Fondation
Européenne pour l’Amélioration des Conditions de Vie, l’OCDE. Certains
intervenants ont plus particulièrement partagé la situation de leur pays vu
sous l’angle de l’entreprise « favorable à la famille » ou des syndicats.
Beaucoup d’organisations familiales, religieuses, et féminines des pays
membres de l’Union Européenne assistaient à cette conférence.


Quelques statistiques au niveau européen


1/3 des familles
voudraient plus d’enfants.



1/10 des familles estiment
qu’elles en ont trop



55%  ont le nombre
d’enfants qu’elles désirent.



25% d’européens s’occupent
des personnes âgées de leur entourage.




Mouvement Mondial des Mères



mmminternational@wanadoo.fr

00 33 1 42 88 27 28















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4.     
Europe : les conséquences des politiques de dénatalité



L'Union se trouve
confrontée à des bouleversements démographiques sans précédent qui vont avoir
des répercussions majeures sur la société toute entière. Les chiffres tirés du
Livre vert sur les changements démographiques, lancé par la Commission,
révèlent que d'ici 2030, il manquera à l'Union 20,8 millions (6,8%) de
personnes en âge de travailler. En 2030, en gros deux personnes actives (15 à
65) devront s'occuper d'une personne inactive (65 ). Et l'Europe comptera 18
millions d'enfants et de jeunes de moins qu'actuellement. 





http://europa.eu.int/comm/employment_social/news/2005/mar/comm2005-94_fr.pdf















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5.     
Autriche : les jeunes nous feront-ils une contre-révolution
sexuelle ?



“Wij leven in
een collectieve ideologische gevangenis die ons verhindert beslissingen te
nemen die essentieel zijn voor een levensvatbare toekomst,” aldus Gabriele
Kuby



Deze toekomst
heeft mijn generatie, die haar naam dankt aan het jaar 1968, zeer
veronachtzaamd. Binnen een periode van 35 jaar hebben wij door ons eigen
handelen het beste verzekeringssysteem van de natuur beschadigd, namelijk de
voortplanting – een in de wereldgeschiedenis nog niet voorgekomen gang van
zaken.



Dat onze
maatschappij vergrijst, wordt nu van de daken afgeschreeuwd. Sinds het massale
gebruik van de pil die binnen een periode van tien jaar het geboortecijfer van
2,4 kinderen per vrouw (1965) liet kelderen tot 1,4 kinderen (1975), was te
verwachten, maar niemand wilde horen dat dit grote problemen met zich zou
meebrengen en dat daarmee het fundament van onze cultuur zou kunnen instorten.



Wij vergrijzen
omdat de levensverwachting in de laatste honderd jaar bijna verdubbeld is en
wij vrouwen ons massaal hebben bevrijd van “de slavernij van het moederschap”.
Dit begrip is geïntroduceerd door Simone de Beauvoir, de levensgezellin van
Jean-Paul Sartre, die de vrouwen in de Westerse maatschappij met haar boek “De
tweede sekse” aan het einde der zestiger jaren met hart en ziel in verwarring
bracht.



Zij sprak over
een foetus als een “parasiet” een “vleesklompje” en maakte zelfs bij haar
Parijse appartement abortus mogelijk. Aan de andere zijde lokte het paradijs
van de seksuele bevrijding. Wie niet drie maal per week een orgasme had – zo
verkondigde de Oostenrijkse arts en psychoanalyticus Wilhelm Reich –
ontwikkelt een autoritair karakter die ook verantwoordelijk is voor het
nationaal-socialistische schrikbewind.



Deze ideologieën
zijn in goed dertig jaar een maatschappelijke realiteit geworden: gebroken
gezinnen, neergang van de opvoeding, een vroege seksualisering van de jeugd
als overheidsbeleid, pornografische rotzooi uit de media.


En nu komt de grote coup


De protagonisten
van deze ideologieën zitten op de sleutelposities van de staat en de media en
houden zich bezig met afrekenen met de christelijke cultuur. Hun grootste coup
zal de antidiscriminatiewetgeving zijn. Men zou kunnen vinden dat een
rationele, verlichte maatschappij, die voor het onoplosbare probleem van de
vergrijzing staat, tot de slotsom komt dat het kunstmatig tegengaan van
zwangerschappen en het massaal voor de geboorte doden van kinderen toch niet
zo’n goed idee is.



Maar op deze
conclusie is een taboe gelegd en het verbreken van het taboe betekent
karaktermoord. Gaat er bij ons, de kinderen van 1968, pas een licht op als wij
vereenzamen in de verzorgingstehuizen en ons de euthanasiespuit wordt
aangeboden? Jongeren die het anders willen doen als de ouderen, kunnen dat
alleen als zij zich engageren voor het goede.



We hebben een
revolutie door jongeren nodig die een nieuwe levensstijl van reinheid en
kuisheid schept. Alleen daaruit kan een cultuur van het leven ontstaan. De
resultaten van enquêtes laten zien dat een grote meerderheid van de jongeren
verlangt naar duurzame relaties en gezinnen.



Dit verlangen
kan niet worden vervuld door het experimenteren en partnerruil, maar alleen
door rijping een ‘character building’, die uiteindelijk leidt tot een
onvoorwaardelijk ‘Ja’ tot andere mensen. Geen macht in de wereld kan een
individu hinderen om zich te wagen aan de “Ausbruch der Liebe” (“Uitbreken van
liefde”). Alleen dat heeft toekomst.Gabriele Kuby



Gabriele Kuby
studeerde in 1967 onder andere sociologie in Berlijn. In haar carrière schreef
zij tot aan haar bekering in 1996 een serie boeken over esoterie, waarvan zij
nu afstand neemt. In het midden van haar leven geraakte ze in een grote
crisis, die naar achttien jaar huwelijk tot een scheiding leidde. Een jonge
buurvrouw zei tot haar: “Bid!” Zij deed dat en besloot om katholiek te worden.
Van haar werkgever, de uitgeverij Goldmann Verlag, kreeg zij de opdracht om
een boek over Mariaverschijningen te schrijven. Het werd een boek over haar
weg tot bekering.



Haar boek “Mein
Weg zu Maria” beleefde in slechts twee jaar zes oplagen. Vele lezers schreven
haar dat zij door haar boek de schatten van het katholieke geloof opnieuw
ontdekt hebben. Sindsdien schrijft en spreekt zij over de noodzaak van een
bekering tot God, wiens genade ons door de sacramenten van de Kerk altijd
beschikbaar is.Zie ook:



www.Gabriele-Kuby.de
  


www.rknieuws.be

20030312














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6.     
USA : les jeunes parlent de l’abstinence.


Site très dynamique sur les résultats de la politique
de l’abstinence…à l’inverse de nos politiques belges et européennes.

http://www.abstinencedu.com














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7.     
Espagne : ligne forte réaffirmée quant à l’avortement, l’euthanasie et
le mariage homosexuel par le nouveau président de la Conférence épiscopale.



Monseigneur Ricardo
Blazquez a réitéré l'opposition de l'Eglise à l'avortement, l'euthanasie et le
mariage homosexuel, sur la radio de la conférence épiscopale, COPE.



"On ne peut pas couper
l'itinéraire de la vie, depuis sa conception jusqu'à la mort, donc, ni
avortement, ni euthanasie", a déclaré Mgr Blazquez.



Sur le mariage homosexuel,
il a déclaré que "d'un point de vue chrétien, éthique et culturel, il ne
s'agit pas d'un mariage. Dieu a créé l'homme à son image, et la femme avec
tout autant de dignité, mais différenciés pour qu'ils soient complémentaires,
et pour la fécondité".



Mgr Blazquez, 62 ans,
évêque de Bilbao, a été élu mardi à la surprise générale président de la
Conférence épiscopale espagnole remplaçant Antonio Maria Rouco Varela. Ce
dernier avait pris la parole au nom de l'église catholique espagnole contre le
gouvernement socialiste, qui a notamment adopté en octobre un projet de loi
autorisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels.



Mgr Blazquez a déclaré sur
COPE espérer qu'il serait "possible de dire la vérité avec amabilité".



Source : AFP













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Homosexualité –Homoparentalité


8.     
Lire : Le Mariage gay, les enjeux d’une revendication



Thibaud Collin, agrégé de
philosophie, présente un décryptage serein, mais accablant, de la stratégie
politique du lobby gay : culpabiliser le sens commun pour mettre à bas les
repères structurants de la vie sociale. Inutile de le dire, cet outing
idéologique déplaît. L’ouvrage a été refusé par plusieurs éditeurs.



Le Mariage gay, les enjeux
d’une revendication par Thibaud Collin (Eyrolles, mars 2005, 155 p., 15,20 €)




Lisez

sur
Libertepolitique.com la présentation du livre par le Fr. Philippe Verdin op :
« Du mariage au bordel : l’offensive idéologique du lobby gay »















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9.     
Canada : mariage des homosexuels : lettre de Mgr Morissette


Lettre adressée à tous les Membres du Parlement et du
Sénat au sujet du Projet de loi C-38



L’Organisme
catholique pour la vie et la famille (OCVF) a parfaitement conscience de la
situation délicate à laquelle se trouvent confrontés les membres du Parlement
dans le dossier du mariage. L’OCVF estime qu’il est essentiel de poursuivre
dans le respect  le débat initié par le dépôt du projet de Loi
concernant certaines conditions de fond du mariage civil
, afin que
l’ensemble des Canadiennes et Canadiens puissent exprimer leurs points de vue.



Considérant
que différentes chartes protègent désormais les personnes d’orientation 
homosexuelle contre la discrimination et leur garantissent le respect de leurs
droits  au cœur de la société, l’OCVF veut vous faire part de sa déception et
de sa grande inquiétude face au projet de loi C-38, qui entend redéfinir le
mariage.



 Nous sommes
d’autant plus préoccupés par cette initiative qu’elle entend modifier
radicalement la nature et le sens d’une institution plurimillénaire dont
toutes les cultures et les religions ont reconnu l’importance vitale pour la
stabilité des familles et l’avenir des sociétés.



 Notre
intervention auprès de vous repose non seulement sur nos convictions
chrétiennes, mais aussi sur une conception du mariage et de la société que
partagent  bien des croyants et des non croyants, et qui se trouve
profondément remise en question par la redéfinition du mariage contenue dans
ce projet de loi. Voici donc quelques observations qu’il nous a semblé
important de vous communiquer :



 1. La
dignité et l’égalité des personnes ne dépendent en rien de leur race, de leur
religion, de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur état civil.
Leur dignité et leur égalité se fondent sur le simple fait qu’elles sont
humaines. Quant à leurs droits, certains sont absolus - le droit à la vie, par
exemple. Et d’autres sont conditionnels - comme le droit de pratiquer la
médecine à condition d’avoir obtenu un diplôme. De même, le droit au
mariage, reconnu par l’article 16 de la Déclaration universelle des droits de
l’homme, ne s’applique qu’aux personnes qui remplissent les conditions
inhérentes à ce droit.

Dans le cas qui nous
occupe, l’hétérosexualité est reconnue depuis toujours comme une condition
inhérente au mariage.



 



2. Ni les
États, ni les religions n’ont  inventé le mariage. Au fil des siècles, ils ont
reconnu que cette institution naturelle composée d’un homme et d’une femme
sert bien les besoins de la société en lui donnant de nouveaux citoyens et en
les éduquant, ce qui lui  assure un avenir. Telle est la raison pour laquelle,
grâce aux privilèges attachés au mariage civil, les États ont choisi de
soutenir les couples hétérosexuels qui se marient : parce qu’ils contribuent
ainsi au bien commun.3. Que devient la question de la procréation qui, à notre
avis, est trop exclue du débat? Avec le bien des époux, le potentiel
procréateur est définitivement l’un des deux éléments constitutifs du mariage.
En incluant les unions gaies et lesbiennes dans la définition du mariage, on
détruirait donc le mariage puisque les personnes de même sexe n’ont pas la
capacité biologique de se reproduire; bien que la procréation assistée
permette de surmonter ce problème biologique, il n’en demeure pas moins que
cette possibilité est une exception à la règle. Il est vrai, par ailleurs, que
certains couples hétérosexuels n’ont pas d’enfants, mais ils possèdent tout de
même la complémentarité anatomique nécessaire pour procréer.



 



4. Il n’y a
rien de discriminatoire à traiter et à nommer différemment deux types d’unions
aussi fondamentalement différentes —cela évite la confusion. Nous convenons
qu’il est important de reconnaître et de protéger les droits individuels, mais
jamais au détriment de l’intérêt public et du bien commun. Les coûts sociaux
de cette expérience sociétale sans précédent n’apparaîtront qu’avec le temps,
comme ce fut le cas après la légalisation du divorce. 



Considérant
d’ailleurs les nombreux impacts négatifs du divorce sur la vie de nombreux
enfants et adultes (instabilité affective, dépression, pauvreté, décrochage
scolaire, délinquance, suicide, etc), nous ne comprenons pas que ce
gouvernement s’apprête à créer d’autres situations défavorables.



 



Les plus
récentes études en sciences sociales prouvent non seulement que le fondement
le plus stable de la famille est le mariage, mais aussi que les enfants ont
les meilleures chances de s’épanouir en compagnie de leurs deux
parents, père et mère. Une enquête nationale canadienne  (Enquête
longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, Statistique Canada et
Développement des ressources humaines Canada) sur les enfants et les jeunes
démontrait en 1999 que seulement 13% des enfants nés de parents mariés n’ayant
pas vécu ensemble avant le mariage avaient connu la rupture de leur famille,
comparativement à 63% des enfants issus d’unions libres.



 Il est clair
que la réduction du nombre de mariages (hétérosexuels) a des effets néfastes
sur la santé des familles et dès lors sur la santé de la société tout entière.
Tout État porte la responsabilité grave de favoriser l’intérêt national et le
bien commun. En ce sens, le Parlement doit privilégier, protéger et promouvoir
comme norme sociale le mariage entre un homme et une femme. 



Les lois ont
un impact éducatif certain sur les mentalités et les familles sont les
premières à en subir les contre-coups.  Le courrier que nous recevons nous
apprend que beaucoup de citoyens -croyants et non croyants - refusent que le
mariage entre personnes de même sexe soit désormais présenté à leurs enfants,
que ce soit dans le cadre scolaire ou ailleurs, comme un modèle de plus pour
la vie de couple et de famille.  



 



5. Le projet
de loi C-38 entend faire respecter les droits humains individuels des
personnes de même sexe en leur reconnaissant le « droit » au mariage. Assez
étonnamment, on n’entend jamais parler des besoins et des droits des citoyens
les plus vulnérables - les enfants : leur droit à un père et à une mère, et
leur droit de connaître leurs parents biologiques et de grandir avec eux. Ces
droits sont protégés par l’institution du mariage et c’est une autre raison
pour laquelle il faut conserver le mariage (hétérosexuel) comme norme sociale
de base.



 En incluant
les unions entre personnes de même sexe dans le mariage, on ignorerait ces
droits des enfants et, pour reprendre les mots du psychanaliste français Tony
Anatrella, leur besoin de grandir en compagnie « de la double figure de
l’homme et de la femme, du père et de la mère, pour se développer de façon
cohérente en sachant que seuls un homme et une femme peuvent concevoir un
enfant ».  Cette complémentarité et cette interaction éducatives sont
essentielles au processus de croissance de l’enfant; en dépendent son
développement affectif, son estime et sa confiance en lui, sa capacité d’aimer
et de contribuer à la société.



 Les jeunes
Canadiennes et Canadiens ont besoin de sentir que l’État accorde une
importance primordiale à l’institution du mariage (hétérosexuel) et qu’il est
prêt à soutenir de façon privilégiée ceux et celles qui s’y engagent; cet
encouragement ne peut que servir l’intérêt de l’État et de la société. Décider
de placer sur un pied d’égalité le mariage et l’union entre personnes de même
sexe entraînera une dévaluation néfaste du mariage et découragera les jeunes
de s’y engager. Ils préféreront l’union libre avec ses tristes perspectives
d’éclatement des familles.



 



En conclusion, rappelons
que toute évolution sociale n’est pas nécessairement un progrès. Seule peut
être qualifiée de progrès une évolution qui respecte le bien commun de la
société. Nous souhaitons fortement que ce Parlement préserve au Canada
l’institution naturelle qui, depuis les débuts de l’humanité, s’est avérée la
plus stable pour les communautés familiales et la plus propice à
l’épanouissement de leurs membres et au maintien du bien commun. Les citoyens
canadiens comptent sur leurs élus, y compris sur les membres du Cabinet, pour
voter sur le projet de loi C-38 selon leur conscience et en toute prudence.



Pierre Morissette, Évêque
de Baie-Comeau ; Président de l’Organisme catholique pour la vie et la
famille.


 















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10. 
UCL et bioéthique : ce qu’en dit la presse…



« 
fausse recléricalisation... »



« IL Y A QUELQUES MOIS, nombre de «suppôts» - de membres... - de l'UCL
s'étaient émus que la direction de l'Alma Mater envisageait de recléricaliser
le Pouvoir organisateur. Entendez: que ledit PO ne comprendrait désormais que
le président de la Conférence épiscopale et les trois évêques wallons mais
plus de représentant de la société civile. Il n'en fallait pas plus pour que
certains médias parlassent d'un retour à l'obscurantisme. Et qu'ils vissent
dans ce recul la main du Pape lui-même qui venait de gronder la Conférence
épiscopale belge à l'occasion de sa visite quinquennale au Vatican. Mais quoi,
n'abandonnait-on pas ainsi une structure chèrement acquise dans l'ambulance du
transfert entre Louvain-la-Veuve et Louvain-la-Neuve? Le spectre d'une
université aux ordres pointait à l'horizon. Adieu les très libres examens du
fait religieux, aux oubliettes, les recherches bioéthiques de pointe?



... vraie
modernisation



D'AUCUNS LE
CRAIGNAIENT mais la sérénité revint après que les autorités eurent expliqué
qu'il s'agissait en fait de rationaliser les structures. La réalité est que
les laïcs du PO faisaient double emploi avec le conseil d'administration qui
reflétait, au contraire, la réalité politique et sociale de la Communauté
française. Le recteur Coulie vient d'annoncer que le changement était acquis.
Aux Halles universitaires, on annonce d'autres modifications du Règlement
organique qui devraient permettre à l'UCL d'être vraiment à la pointe en ce
début de siècle. Des mauvaises langues disent que, de toute façon, les laïcs
du PO n'avaient pas grand-chose à dire. Non par soumission aveugle à
l'autorité ecclésiale mais parce que plusieurs d'entre eux ont atteint un âge,
disons, plus que... canonique! »


www.lalibre.be

20050224













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11. 
France : code de la laïcité à l’hôpital



Le Quotidien du Médecin
fait savoir que « la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation
des soins (Dhos) publie une circulaire adressée aux directeurs des Agences
régionales de l’hospitalisation et d’hôpital, concernant le respect de la
laïcité dans les établissements de santé ».



Le Quotidien indique que
« le texte rappelle les droits et les devoirs des patients et des
soignants. Liberté religieuse, neutralité de l’État, non-discrimination : ces
grands principes sont également affirmés dans ce texte, de même que celui du
libre choix du praticien »
, explique la revue. Le Quotidien du Médecin
note entre autres que « la Dhos invite les directeurs d’hôpitaux à faire
preuve de fermeté face aux agents publics, y compris les contractuels et les
internes, «en sanctionnant systématiquement tout manquement à ces obligations»
de neutralité du service public hospitalier. Finis, en théorie, les signes
ostentatoires religieux chez le personnel soignant – kippa, voile ou croix ».

La revue retient aussi que « le malade ne peut récuser un praticien ou un
agent public en raison de la religion effective ou supposée de celui-ci ».

Revue de Presse Mediscoop 20050304















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12. 
Belgique : le blues des comités d'éthique qui se sentent négligés



Une enquête montre que le
personnel médical sollicite peu le comité d'éthique.



Le Comité bioéthique
consultatif veut pourtant faire connaître ces institutions locales qui peuvent
apporter un éclairage précieux lors de cas problématiques.



Depuis 1994, les hôpitaux
sont dans l'obligation de constituer un comité d'éthique local. Un dispositif
qui doit venir en appui à la pratique médicale, quand le personnel hospitalier
se trouve confronté à un problème éthique. Dans ces cas-là, les avis rendus
par le comité d'éthique ne sont pas contraignants. Depuis 2004, cependant,
l'avis d'un tel comité est contraignant lorsqu'il s'agit d'évaluation de
protocole de recherche qui implique une expérimentation humaine.



Reste que cette enceinte
peine à se forger une reconnaissance. C'est ce qui ressort d'une enquête du
Comité consultatif de bioéthique qui montre que médecins et paramédicaux font
rarement appel spontanément à l'expertise des comités d'éthiques locaux.
Ainsi, sur 102 des 215 comités locaux attachés à un hôpital qui ont répondu à
l'enquête, plus de la moitié estime qu' «il n'existe pas assez de
communication entre le comité d'éthique et le champ de travail».
Autrement
dit, le personnel hospitalier fait peu appel à son expertise. Les raisons
pourraient être de deux ordres, selon Marc Bogaert, professeur émérite à la
faculté de médecine de l'université de Gand et, par ailleurs, président
lui-même d'un comité d'éthique. «Le personnel infirmier hésite encore
souvent à y recourir par crainte de se mettre à dos sa hiérarchie. Il subsiste
toujours une certaine soumission aux médecins. Ces derniers pour leur part
restent souvent peu convaincus d'avoir besoin d'un avis externe
,
explique-t-il. C'est dommage, parce qu'une consultation du comité même en
urgence pourrait éviter certains drames. Je pense au présumé cas d'

«infanticide» à Namur, même si nous n'en connaissons pas encore toute la
vérité. N'empêche, confronté à un grand prématuré, le personnel médical aurait
très bien pu consulter le comité pour confronter les idées.»



Avis contraignant?



Faut-il pour autant rendre
l'avis du comité d'éthique obligatoire et contraignant pour augmenter sa
sphère d'influence? «Quand la Belgique a dû se doter d'instances éthiques,
elle n'a pas opté pour une structure centrale. Elle a préféré la
décentralisation, les comités d'éthique locaux ont donc une grande
responsabilité. Le plus efficace serait de souligner leur importance. Même si
l'on peut aussi envisager que pour certains cas de figures, l'avis du comité
d'éthique soit obligatoire, comme c'est déjà le cas en ce qui concerne
l'évaluation de protocoles d'essais cliniques.»
Pour ce faire, les comités
devraient également disposer de l'infrastructure et des connaissances pour
évaluer tous les cas qui leur sont soumis et dans des délais divers. Il y a
tout d'abord l'infrastructure administrative qui, surtout en matière
d'évaluation de protocoles d'essais cliniques, est importante. D'autre part,
il y a le problème de l'expertise des membres des comités d'éthique. «La
Belgique a opté pour la reconnaissance de tous les comités d'éthique reliés à
un hôpital. Cela fait à peu près 215 comités d'éthique qui devraient chacun
disposer de membres experts tant dans le domaine des essais cliniques que dans
le domaine d'éthique hospitalière. Un effort considérable doit être fait pour
former les membres des comités»
, note Marc Bogaert. Enfin, alors que la
possibilité d'un contact entre un patient et le comité d'éthique n'est nulle
part mentionnée, il apparaît qu'en pratique des patients cherchent à avoir ce
contact. Un souhait qui pourtant s'inscrit déjà dans la philosophie de la
récente loi sur le droit des patients.


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20050309













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13. 
Vatican : la dignité humaine et le chemin de Croix.



Se référant à certaines
techniques médicales et leurs implications éthiques, le cardinal Ratzinger,
doyen du collège des cardinaux a dit : "l'orgueil a contribué à ce que les
hommes soient devenus une sorte de marchandise, pouvant s'acheter et se
vendre, tel un réservoir de matériau pour nos expérimentations et grâce
auxquelles nous espérons vaincre la mort par nous-mêmes
". (…) « en
vérité, nous ne faisons rien d'autre d'humilier toujours plus profondément la
dignité de l'homme.
"  















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http://www.vatican.va/news_services/liturgy/2005/documents/ns_lit_doc_20050325_via-crucis_fr.html


14. 
Lire : « Le bonheur blessé - Avortement, eugénisme et euthanasie en
question »



Pourquoi voulons-nous tant
maîtriser la vie ? Que faire face à une naissance indésirable, l'épreuve de la
stérilité, une existence souffrante ou une interminable agonie ?



Que peuvent apporter la
sélection embryonnaire, l'avortement et l'euthanasie à notre quête du bonheur
?


La
France, elle, plus que tout autre pays, a déjà laissé s'établir une sélection
anténatale implacable. L'avortement et la procréation artificielle sont
pratiquement entrés dans les moeurs, l'euthanasie partiellement dans les
esprits. Pourtant, ils provoquent des blessures et des souffrances intimes
chez nombreuses personnes. Les témoignages de ceux et celles qui y ont été
confrontés révèlent, en effet, qu'il n'est pas anodin de toucher à l'essence
même de la vie. Ce livre s'appuie sur l'expérience d'écoute de son auteur,
Tugdual Derville, qui y relate ce qui lui a été confié : sentiment de
culpabilité, larmes interdites, violence cachée. Comme toute violence, moins
on en parle, plus elle fait mal. Quelle que soit notre propre position
"éthique" vis-à-vis des atteintes à la vie, il est donc urgent de les sortir
du silence, pour aider tous ceux qui en souffrent. Par ailleurs, dans une
société qui essaie de concilier liberté et justice, l'emprise croissante sur
la vie ne provoque-t-elle pas peu à peu l'exclusion des plus fragiles ? Bien
des signes, heureusement, montre que les personnes "dépendantes" ont quelque
chose à nous apprendre de la force de la vie. Changer notre regard sur elles
est devenu le grand enjeu de notre humanisation.



Tugdual Derville
,
43 ans, a fondé un mouvement d'accueil d'enfants handicapés, A Bras Ouverts,
et travaillé pour une association d'aide aux personnes âgées avant de devenir
consultant dans le domaine médico-social. Depuis 1994, il dirige l'Alliance
pour les Droits de la Vie, association qui agit pour le respect de la dignité
humaine, particulièrement des plus vulnérables. C'est dans ce cadre qu'il
reçoit de nombreux témoignages sur l'avortement, le handicap, la fin de vie...
Licencié en droit, diplômé de Sciences-po Paris et de l'Essec, il est marié et
père de famille.

Ed. CLD, 2005














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Recherche


15. 
USA: créer une souris en y incorporant des cellules humaines dans le
cerveau




A Stanford University ethics committee has approved a proposal by stem cell
expert Irving Weissman to create a mouse whose brain cells are 100% human.
Using cells from aborted human foetuses, Dr Weissman has applied to create
human-mouse hybrids for his research on diseases such as Parkinson's and
Alzheimer's. Researchers are already producing mice with brains that are about
1% human.




The head of the ethics committee, Professor Henry Greely, agreed that the
project sounds "a little creepy", but insists that Stanford is not creating
another Stuart Little, Hollywood's talking mouse. "If the mouse shows
human-like behaviours, like improved memory or problem-solving, it's time to
stop." Professor Weissman says that it is impossible to predict whether the
hybrids will show human-like behaviour until they are born. However, he says
that he will wait for the publication of a government report later this month
on the creation of "chimeras", or mixed-species animals, which will propose
voluntary ethical guidelines. ~ London Telegraph, Mar 6  et B
ioedge


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16. 
Monde : l’eugénisme de Auschwitz à nos jours
 : du DPI à
l’euthanasie des enfants.



Des programmes de mort qui
touchent les enfants à naître et les nouveaux-nés



Le sujet de la
vulnérabilité de la vie humaine a été mis en évidence début février à
l’occasion de deux commémorations importantes. En Pologne, le 60ème
anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz nous a
rappelé encore une fois les horreurs du programme d’extermination du Régime
Nazi. Et en parallèle, aux Etats-Unis, les groupes pro-vie ont organisé des
rencontres pour rappeler la décision de la Cour Suprême qui a légalisé, en
1973, l’avortement jusqu’au neuvième mois de grossesse.



« Trente-deux ans après,
le mal inhérent à la sentence Roe contre Wade persiste, et le sang des
innocents continue à souiller notre Constitution », a déclaré le cardinal
William Keeler dans son homélie du dimanche 23 janvier, dans la Basilique du
National Shrine of the Immaculate Conception de Washington. « La perte de plus
de 40 millions d’enfants à naître pèse sur la conscience de la nation ».



La massacre de vies
innocentes continue à un rythme toujours plus soutenu dans différentes parties
du monde. La BBC a rapporté le 23 janvier que quelques médecins hollandais ont
reconnu avoir supprimé depuis 1997, 22 nouveaux-nés en phase terminale. Aucun
docteur n’a été dénoncé, bien que l’euthanasie pour les enfants soit illégale
aux Pays-Bas.



Les détails de ces délits
ont été rapportés dans une étude publiée par le Dutch Journal of Medicine, qui
parle aussi de la suppression d’enfants atteints de la spina-bifida. Selon un
sondage, entre 15 et 20 nouveaux-nés handicapés sont supprimés chaque année,
par des médecins hollandais, mais la plupart de ces cas ne sont pas soumis à
l’attention de l’opinion publique, selon la BBC.



La coutume hollandaise
d’éliminer des enfants déformés a été rapportée aussi dans l’article du
Telegraph de Londres du 26 décembre. Eduard Verhagen, chef du service de
pédiatrie à l’hôpital Groningen, a pris la défense de ces pratiques, soutenant
que le fait d’administrer du poison à ces enfants était un « choix humain »
qui leur évitait la contrainte de la souffrance. Verhagen a affirmé que le
gouvernement hollandais était en train d’élaborer des normes pour permettre
aux médecins de pratiquer l’euthanasie sur des enfants.



Mais l’évêque catholique
de Groningen, Wim Eijk, a rappelé dans le quotidien britannique qu’il ne
relève pas des compétences de l’Etat d’autoriser des médecins à mettre fin à
la vie des enfants, n’étant pas en mesure de décider de leur propre mort.



« Dans le but de diminuer
la souffrance »



« C’est un cauchemar
darwinien et une grave violation des lois de Dieu, a déclaré un porte-parole
de l’évêque. Cela signifie dépasser des limites que l’on considérait jusqu’à
aujourd’hui infranchissables : l’euthanasie pour les enfants, dans des
circonstances qui font qu’on ne peut obtenir le consensus des intéressés.
C’est un terrain dangereux qui pourrait amener les médecins à s’approprier le
droit d’imposer la vie ou la mort, et cela pourrait devenir un motif pour
l’étendre à tous ».



Les inquiétudes à propos
d’un nouveau relâchement des normes sur l’euthanasie ont été confirmées dans
un reportage du British Medical Journal du 8 janvier. Une enquête triennale,
commissionnée par la Royal Dutch Medical Association, a conclu que les
médecins devraient pouvoir aider à faire mourir les personnes qui, même si
elles ne sont pas physiquement malades, « ressentent un mal de vivre ».



La loi qui réglemente
l’euthanasie ne fait pas savoir expressément si le patient doit avoir une
condition physique ou mentale précise, mais elle dit seulement que le patient
doit être en train de « souffrir d’une façon désespérée et insupportable ».
Mais en 2002, la Cour Suprême a affirmé que le patient doit avoir une «
condition physique ou mentale déterminable ». La décision est intervenue après
qu’un docteur ait été accusé d’avoir aidé une patiente de 86 ans à mourir,
patiente qui n’était pas malade, mais juste obnubilée par son déclin physique
et son existence « misérable ».



Jos Dijkhuis, le
professeur de psychologie clinique qui a dirigé l’enquête, a affirmé: « Nous
tenons compte du fait que le devoir du médecin est de réduire la souffrance.
Cependant, nous ne pouvons pas prévoir l’exclusion de ces cas. Nous devons
regarder plus loin pour voir si nous pouvons mettre une limite, et si c’est le
cas, voir de quelle façon ». Toutefois, le rapport reconnaît que les docteurs
ne sont pas suffisamment spécialisés dans ce domaine.



L’article cite Henk
Jochemsen, Directeur du Lindeboom Institute for Medical Ethics, qui s’oppose à
l’euthanasie. Selon ce dernier, il y aurait dans le rapport des signes
dangereux : « en tant que société nous aurions le devoir de dire aux personnes
qui ont le sentiment que leur vie n’a plus d’intérêt : c’est juste et c’est
mieux que tu t’en ailles ».



Obtenir le « meilleur »
enfant possible



D’autres déclarations
récentes semblent nous faire revenir à des projets dignes des programmes nazis
pour l’amélioration de la qualité de la race. « Si tu as prévu d’avoir un
enfant, tu dois avoir le meilleur enfant qui existe », a affirmé Julian
Savulescu lors d’un séminaire l’année dernière à l’Université de Melbourne en
Australie.



D’après un reportage paru
le 16 novembre dans le quotidien The Age, Savulescu, professeur à l’Université
d’Oxford, et au Murdoch Children's Research Institute, a invité les parents à
utiliser les technologies génétiques pour obtenir le « meilleur » enfant
possible.



Savulescu a prédit qu’un
jour les parents pourront utiliser ces techniques pour sélectionner des traits
de caractère et autres caractéristiques. Il a recommandé aux parents d’opérer
leurs choix sur la base de ce qui peut être « la meilleure opportunité pour
leur propre enfant ».



En Grande Bretagne,
une ex présidente de l’association du planning familial, Mme Flather, a
souhaité que les pauvres cessent d’avoir beaucoup d’enfants, selon le Times du
5 décembre. Mme Flather, actuellement directrice de la Marie Stopes
International, une des plus grandes cliniques britanniques qui pratiquent
l’avortement, a été immédiatement accusée de soutenir l’eugénisme.



Aux Etats-Unis, la
pratique de la sélection des embryons dans le but d’éliminer ceux qui
présentent des défauts génétiques attire de plus en plus de partisans. Dans un
reportage du Wall Street Journal du 23 novembre, on apprend que les gens ont
de plus en plus recourt à cette technique car le service sanitaire public
couvre la plus grande partie des dépenses. Le diagnostic génétique
préimplantatoire (DPI) peut coûter de 3000 à 4000 euros, en plus de la
fécondation in vitro (FIV) qui coûte environ 6000 euros.



Eliminer des défauts au
moyen de la procréation



Environ 1500 enfants dans
le monde sont nés grâce au DPI, selon Yury Verlinsky, directeur du
Reproductive Genetics Institute de Chicago. « Le DPI est en train de faire un
boom », a ajouté William Kearns, directeur du Shady Grove Center for
Preimplantation Genetic Diagnosis de Rockville, dans le Maryland.



En Ecosse, les
couples pourront bientôt recourir aux techniques de DPI, grâce au service
sanitaire national, annonçait le quotidien Scotland on Sunday le 19 décembre
dernier. Grâce à cette technique de diagnostic préimplantatoire, depuis
qu’elle a été introduite, les médecins de la Glasgow Royal Infirmary ont fait
naître 5 enfants, et l’hôpital a demandé un financement public pour pouvoir
appliquer cette technique à un plus grand nombre de couples.



Cette requête a été
fortement critiquée par Ian Murray, directeur de la Society for the Protection
of the Unborn Child en Ecosse : « Nous nous opposons fortement à cette
technique pour des raisons de principe et nous trouvons déplorable le fait que
la Glasgow Royal Infirmary demande des financements. Cela n’a aucune valeur
thérapeutique et peut être assimilé à de l’eugénisme. Les personnes
handicapées n’en retirent aucun bénéfice: ça les tue, tout simplement ».



« Il y a 60 ans, on
condamnait des docteurs nazis pour eugénisme, a rappelé Murray. Et le
diagnostic préimplantatoire n’est rien d’autre qu’une application moderne ».



Un éditorialiste du
quotidien Scotsman du 27 décembre, Dec Katie Grant a souligné que la DPI ne
sert pas à guérir la maladie: « La maladie est supprimée, non pas parce que le
gène endommagé est réparé, mais parce que l’on produit des embryons, qui
seront ensuite sélectionnés pour éliminer ceux qui sont défectueux et
implanter ceux qui sont sains ».



« L’idée d’éliminer des
défauts au moyen de la procréation c’est de l’eugénisme pur et dur, nous dit
Grant, et nous ne rendons service ni à la société, ni à nous-mêmes, en
employant des euphémismes pour cacher notre embarras face aux connotations
négatives de l’eugénisme depuis Hitler ».



Utiliser le génie de
l’homme pour aider des personnes à mieux vivre est un objectif digne de
louanges. Mais « est-il juste que les être humains se prennent pour des
créateurs puis des exécutants » ? Bien qu’erronée, cette technique se répand à
une vitesse phénoménale.


www.zenit.org

20050228















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17. 
Italie : travail sur les cellules souches à Milan



La première intervention
sur l'homme basée sur l'utilisation de cellules souches, prélevées il y a 10
ans sur des foetus naturellement avortés, afin de soigner deux graves maladies
neurodégénératives, est prévue pour 2006 en Italie. Angelo Vescovi,
co-directeur de l'Institut pour la recherche sur les cellules souches de
l'Institut San Raffaele de Milan, l'a annoncé en marge d'un congrès à Rome.
L'Italie se place ainsi en tête dans la course à l'expérimentation sur les
cellules foetales pour le soin de maladies du cerveau. L'étude serait menée
sur une vingtaine de patients en stade avancé de la sclérose latérale
amyotrophique (dégénération progressive des nerfs qui contrôlent les
différents muscles). D'un coût global de 2 millions et demi d'euro, elle sera
coordonnée par le Constem, le Consortium pour la recherche sur les cellules
souches, qui a, parmi ses partenaires la Polyclinique de Milan, l'Université
de Bergame et plusieurs entreprises privées. L'annonce a laissé perplexe une
grande partie des chercheurs italiens qui travaillent sur le sujet, réclamant
la prudence maximale pour ne pas créer de faux espoirs auprès des malades les
plus graves. Une autre idée de recherche sur laquelle travaille Vescovi est
une sorte de " machine du temps cellulaire " : la création de cellules
embryonnaires artificielles, obtenues en laboratoire à partir de cellules
adultes programmées pour repartir en arrière dans leur processus évolutif.
Avec ce système, des cellules " enfants " seraient obtenues sans avoir besoin
de créer l'embryon, et éliminant de cette manière beaucoup de questions
d'ordre éthique. Le débat fait rage en Italie à propos de ces derniers, ainsi
qu'à propos du prochain referendum sur la procréation assistée. Sources : Il
sole 24 ore 20050201













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Cellules souches adultes


18. 
Asie : élan thérapeutique par les cellules souches du sang du cordon
ombilical



 



A la fin de l'année 2004,
le Dr. Hoon Han et ses collègues annonçaient la reprise de la marche chez une
patiente paralysée, soignée par injection de cellules souches de sang de
cordon ombilical. Depuis 2003, le Dr Han, spécialiste de génétique immunitaire
et de greffe de moelle osseuse, a soigné plus de 200 patients souffrant de 17
types de maladies différentes, par injection de cellules souches de sang de
cordon ombilical. Face aux succès de ces thérapies, la société Histostem
envisage d'ouvrir un hôpital consacré uniquement à ces techniques et d'élargir
le champ des maladies traitées. Actuellement une thérapie coûte environ 100
000 dollars. La société a enregistré en 2004 un bénéfice net de 1,5 million de
dollars.


www.genethique.org

20050325















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19. 
USA: un enfant sauvé grâce aux cellules souches adultes du cordon
ombilical d’un bébé donneur, conçu naturellement.



A West
Michigan girl who turned one this past week delivered a gift far more valuable
than any present she received at her first birthday party.



She saved the
life of a little boy in Dallas. Blood taken from her umbilical cord, seconds
after her birth last February, was transplanted into a youngster named Henry,
who suffered from a severely malfunctioning immune system, known as "Bubble
Boy" syndrome.



The stem
cells in her cord blood proved to be a near-perfect match for the Texas youth.
And as pictures accompanying this column demonstrate, Henry made a miraculous
recovery. He now is a healthy 10-month-old.



Donors rarely
learn whether their cord blood was ever used. The chances of a match are rare:
Of 1,615 specimens collected by Grand Rapids-based Michigan Community Blood
Centers since the program's inception in June 1999, only eight have been
transplanted. Six of those eight recipients survive today. Grand Rapids Press













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20. 
UK : transplantation de cellules pancréatiques pour guérir le diabète.



Des médecins anglais
auraient réussi à guérir un patient atteint du diabète de type 1, la forme la
plus sévère de la maladie qui touche environ 10% des malades. Pour cela, ils
lui ont greffé des cellules pancréatiques, « les îlots de Langerhans »,
prélevées chez un donneur en état de mort cérébrale. Ces cellules secrètent de
l’insuline dont le déséquilibre est la cause de cette maladie. Pour mener à
bien cette greffe, les médecins ont du faire appel à trois donneurs
différents. Le patient, quant à lui, devra prendre un traitement
immunosuppresseur à vie. Ce type de greffe aurait déjà permis à une centaine
de personnes, essentiellement au Canada mais aussi en France, de se passer des
injections quotidiennes d’insuline.


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20050309













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Cellules souches embryonnaires


21. 
Suisse : loi fédérale relative à la recherche sur les cellules souches
embryonnaires



Loi relative à la
recherche sur les cellules souches, LRCS, Suisse, 19 décembre 2003 (Approuvée
par référendum en novembre 2004),



http://www.admin.ch/ch/f/ff/2003/7481.pdf



La présente loi fixe les
conditions régissant la production de cellules souches embryonnaires humaines
à partir d’embryons humains surnuméraires et l’utilisation de ces cellules à
des fins de recherche.



« Elle a pour but de
prévenir toute utilisation abusive d’embryons surnuméraires et de cellules
souches embryonnaires. » ( !) Elle ne s’applique pas à l’utilisation, dans les
essais cliniques, de cellules souches embryonnaires à des fins de
transplantation.



http://www.humgen.umontreal.ca/int/GI.cfm?lang=2















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22. 
Brésil : recherche sur les cellules souches embryonnaires autorisée.



Le Congrès brésilien a
adopté, mercredi 2 mars, un projet de loi dit de "bio-sécurité", qui autorise
l'utilisation de cellules souches d'embryons humains pour la recherche et le
traitement médical, ainsi que la recherche, la culture et la commercialisation
d'organismes génétiquement modifiés (OGM).



L'utilisation des cellules
souches embryonnaires a été votée à 366 voix pour, 59 contre et 3 abstentions
sur 513 députés. Les chercheurs pourront utiliser des cellules souches
d'embryons, issus de la fécondation in vitro, congelés depuis au moins trois
ans. Le clonage humain reste interdit.



L'Eglise catholique, à
travers la Conférence nationale des évêques du Brésil, s'est opposée jusqu'au
dernier moment à ce que le projet de loi permette l'utilisation de cellules
souches provenant d'embryons, considérant cette pratique comme une atteinte à
la vie humaine. Dans une lettre ouverte aux députés, le cardinal Geraldo
Majella Agnelo avait affirmé : "nous rejetons fermement la production
d'embryons ou l'utilisation d'embryons déjà existants, aussi bien pour la
recherche que pour l'éventuelle production de tissus et organes
".



Le gouvernement du
président Luiz Inacio Lula da Silva avait demandé aux députés d'approuver
l'utilisation des cellules souches d'embryons, alléguant du "droit
fondamental des Brésiliens à avoir accès aux technologies les plus avancées
pour le traitement de maladies
".



Le député Salvador
Zimbaldi, du Parti travailliste brésilien (PTB, droite, opposition), a annoncé
qu'il ferait appel auprès du Tribunal fédéral suprême - la plus haute cour de
justice au Brésil -, estimant la loi "inconstitutionnelle".


www.genethique.org

20050304













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Assistance Médicale à la Procréation (AMP)
FIV


23. 
Belgique : eugénisme inconscient par l’ assistance médicale à la
procréation



Les 20èmes journées de
techniques avancées en gynécologie-obstétrique, assistance médicale à la
procréation (AMP), périnatalogie et pédiatrie se sont tenues à Fort-de-France.
Le Pr André Van Steirteghem (VUB, université de Bruxelles), un des présidents
de ces journées, est revenu sur les réalisations effectuées en 25 ans dans ce
domaine et sur les défis à venir. Selon lui, 1,5 million d'enfants sont nés
par AMP depuis 25 ans dans le monde.



Il montre que les causes
de la stérilité n'ont pas évolué : 24 % à 28 % pour les troubles de
l'ovulation, de 23 % à 27 % pour les anomalies du sperme, 20 % à 25 % pour la
stérilité tubaire,...



Selon lui, 20 à 30 % des
enfants issus d'une procréation médicalement assistée sont des enfants nés par
Icsi (injection du spermatozoïde directement dans l'ovule). Le critère
d'évaluation des résultats de la FIV et de l'Icsi n'est plus uniquement
l'obtention d'une grossesse mais aussi la naissance d'un enfant sain.
Actuellement, l'Université de Bruxelles mène des études de suivi sur plus de
10 000 enfants nés par AMP, à la naissance, à 1 an, 2, 5 et 8 ans.



Le Pr Van Steirteghem
explique que le défi à venir est d'obtenir une grossesse unique par
intervention, les grossesses multiples comportant trop de risques pour la mère
et les enfants. Pour y parvenir, il préconise de mieux informer les couples,
d'améliorer la sélection embryonnaire par le dépistage pré-implantatoire (afin
de ne pas réimplanter les embryons porteurs d'une maladie génétique),
d'optimiser les protocoles de congélation et de décongélation des embryons.
Le Quotidien du Médecin repris par


www.genethique.org

 20050329















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24. 
UK : choisir le sexe de l’embryon  et éliminer celui qui a des
« défauts » génétiques.



Cinq députés de la
Commission parlementaire britannique des Sciences et de la Technologie ont
rendu public un rapport très controversé mettant en cause "l'ingérence" de la
HFEA dans la régulation de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et
recommandant le libre choix du sexe de l'enfant dans le cas de fécondation in
vitro au nom du "family balancing".



Le rapport reproche à la
HFEA d'être une institution trop vieille qui ne prend pas en compte les
"avancées "de l'AMP. Il propose la mise en place d'une nouvelle agence de
régulation.



Le rapport propose également de lever
l'anonymat des dons de gamètes, de faciliter le recours à la fécondation in
vitro, d'assouplir les cadres en matière d'assistance médicale à la
procréation, de permettre des recherches sur les chimères (transférer le noyau
d'une cellule d'un embryon de moins de 14 jours dans un ovule énucléé
animal)...



Ce rapport a été accueilli avec "un certain
effroi"….



www.publications.parliament.uk/pa//cm/cmsctech.htm















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25. 
Belgique : une loi pour encadrer la reproduction assistée ?



« Une
proposition de loi vise à régir la procréation médicalement assistée (PMA).Il
s'agit de combler un vide juridique pour éviter aussi les risques de dérives.



La
Commission des Affaires sociales du Sénat débattra de la proposition de loi
déposée par Christine Defraigne (MR) et Patrik Vankrunkelsven (VLD) visant à
donner une base légale aux techniques de procréation médicalement assistée
(PMA). Pour mémoire, en droit belge, rien ne réglemente l'utilisation des
techniques de procréation médicalement assistée, si ce n'est un arrêté royal
qui permet un remboursement par la Sécu de la FIV.



Ces
techniques sont cependant à l'origine de 2000 naissances annuelles en
Belgique. Et le nombre de demandes ne cesse d'augmenter. Les différents
centres belges agréés de PMA ont en effet enregistré une hausse de 30pc des
demandes de fécondations in vitro depuis le 1er mars 2003, date qui a ouvert
leur remboursement par l'Inami.



Mère à 67
ans?




«Actuellement, aucune dérive n'a eu lieu en Belgique. Mais faut-il attendre
qu'un cas semblable à la Roumaine de 67 ans qui vient de donner naissance à
une petite fille se produise? Notre pays doit-il rester le paradis du tout est
possible?»
,
s'interrogent donc les deux auteurs. Pour la présidente du Comité consultatif
de bioéthique, Mme Roelandt: «Il est clair qu'il faut légiférer». Pour
l'heure, les médecins ne sont pas obligés d'accéder à chaque demande de
procréation médicalement assistée s'ils estiment qu'en âme et conscience
certaines conditions ne sont pas respectées. La proposition de loi conserve
cette liberté de décision, tout en traçant un cadre qui favorise l'accès aux
PMA selon ses options de vie sexuelle et sa conception de la parenté. ( !)



Réalisme



Pour éviter
à la fois des risques de dérive et de discriminations, les deux sénateurs font
donc une proposition «pour donner un cadre défini qui soit suffisamment
large et souple pour y intégrer les évolutions des techniques, mais aussi
adaptée aux réalités du terrain».
Ainsi, ils entendent légaliser les PMA
pour des couples hétérosexuels, des femmes seules et des couples de
lesbiennes. «En ce qui concerne les femmes seules, les auditions du groupe
de travail ont montré qu'elles constituent un phénomène assez rare, mais
difficile à ignorer»
, notent les auteurs qui disent vouloir respecter ces
femmes qui ont décidé de faire un bébé toute seule. Les couples homosexuels
masculins ne sont par contre pas visés par le texte MR-VLD. Les deux sénateurs
estiment qu'ils relèvent d'un autre débat qui n'est pas à l'ordre du jour,
celui des mères porteuses.



Par
ailleurs, si la proposition prévoit la conservation des données relatives aux
donneurs de gamètes et d'embryons, elle précise que leur vie privée et leur
anonymat doivent être préservés. Enfin, les auteurs souhaitent également
interdire l'utilisation des gamètes ou des embryons surnuméraires postmortem.
Bref, l'insémination post mortem est, dans la présente proposition de loi,
expressément interdite.



Le texte des
deux sénateurs vient après un an de travaux en groupe de travail de
bioéthique, il n'existe cependant pas de consensus sur la proposition MR-VLD,
selon la rapporteuse du groupe de travail bioéthique, Clotilde Nyssens (CDH).



Deux autres
propositions seront d'ailleurs examinées par la Commission des affaires
sociales. Elles ont trait à l'enregistrement et à la conservation des gamètes
et émanent de Jacinta De Roeck (SP.A-Spirit) et Mia De Schamphelaere (CD&V).
L'ensemble des textes doit donc encore être pris en considération. »


www.lalibre.be

20050309















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26. 
UK : des embryons devant la
Cour Européenne des Droits de l’Homme.




« Une Anglaise a expliqué vendredi pourquoi elle avait saisi la Cour
européenne des droits de l'Homme, lui demandant de se prononcer sur le "droit
à vivre" d'embryons congelés dont la justice britannique lui a refusé
l'utilisation. Nattalie Evans, 33 ans, qui ne peut plus avoir d'enfants, se
bat depuis plusieurs années pour obtenir la restitution d'embryons congelés
conçus avec son ancien fiancé, lequel s'oppose à cette éventuelle paternité.
Elle a épuisé tous les recours possibles devant la justice britannique, la loi
de ce pays exigeant en effet que les deux parents potentiels soient d'accord
pour aller de l'avant en cas d'embryons congelés. Mais pour Nattalie Evans,
qui a déposé sa requête devant la Cour européenne des droits de l'Homme en
début de semaine, il s'agit désormais de défendre le "droit à vivre" de ces
embryons, en vertu de la Convention européenne des droits de l'Homme, dont le
Royaume Uni est signataire. "Mes embryons sont mes enfants, et ils n'ont
pas de voix
", a expliqué Mme Evans sur la chaîne de télévision GMTV. "Je
suis leur mère, et donc je suis leur voix
", a-t-elle ajouté, affirmant sa
détermination à défendre leur droit à vivre. Selon son avocate Muiris Lyons,
Nattalie Evans estime également que la loi britannique ne respecte par ses
droits de l'Homme, en lui refusant la seule chance qu'elle a de devenir mère
biologique. "Si la loi britannique dit que Howard (Johnston, l'ancien
fiancé de Mme Evans) peut changer d'avis n'importe quand, alors Nattalie pense
que la loi n'est pas équitable et ne respecte pas ses droits de l'Homme",

a fait valoir son avocate. L'ancien fiancé avait en effet accepté que sa
compagne subisse une procédure FIV, à l'issue de laquelle six embryons avaient
été congelés, après avoir appris en 2001 qu'elle souffrait d'un cancer des
ovaires. Mais après sa rupture avec Mme Evans, il a refusé que ces embryons
soient utilisés. » 18 février (AFP)



Avis de l’Alliance pour
les Droits de la Vie (ADV): Situation d’impasse éthique dès lors qu’on accepte
de faire subir à l’embryon l’injustice de la congélation : voilà son devenir
subordonné à l’hypothétique entente entre ses parents. Adv 20050210
















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27. 
Mère porteuse : le danger d’une nouvelle aliénation.



 « Nous connaissons bien
les formes d’aliénation qui viennent du passé ou d’une tradition réactualisée,
comme le port obligatoire du voile pour les femmes. Nous sommes moins
attentifs aux formes nouvelles, surtout lorsqu’elles s’avancent sous le masque
de la modernité technique comme c’est le cas du recours aux «mères porteuses»,
qui constitue une instrumentalisation moderne du corps féminin.



Comme tout fait humain, la
maternité a une histoire : tant qu’elle a été forcée, commandée du dehors,
d’une façon ou d’une autre, la maternité a fait du corps féminin un corps
aliéné ou instrumentalisé. Au moment où, dans notre société, le droit, la
contraception et l’avortement redonnent aux femmes la maîtrise de leur
fécondité et de leur corps, il serait injuste d’instaurer une forme inédite de
dépossession commerciale du corps féminin, sous prétexte qu’elle serait utile
à d’autres, notamment à d’autres femmes. (…) Il est facile de voir que la
«gestation pour autrui» constitue un mélange de ces deux modèles aliénants :
la prostitution sexuelle et l’instrumentalisation de la maternité, et qu’elle
instaurerait, si elle était légalisée, une prostitution maternelle. Or si
l’instrumentalisation du corps est si aliénante, c’est que la gestation n’est
pas une activité extérieure à la femme. C’est l’ensemble de son existence – de
son corps et de son esprit – qu’une femme libre engage dans une grossesse
assumée. Porter un enfant entraîne toutes sortes de métamorphoses intérieures
et de transformations hormonales qui modifient la manière d’être et la
sensibilité. » 7 mars 2005 (Le Figaro –



Avis de l’Alliance des
Droits de laVie:

Même si nous ne partageons pas la reprise par Sylviane Agacinski du mythe de
l’avortement libérateur de la femme, son argumentation contre les mères
porteuse est remarquable. Elle s’inscrit dans la logique de celle de son mari,
Lionel Jospin, contre le mariage homosexuel au printemps 2004 (on peut
imaginer que la sociologue a solidement participé à cette tribune
«historique»). Le fait qu’elle «monte au créneau» sur ce nouveau sujet tend à
montrer, comme le dénote l’évolution de la presse, de certains responsables
politiques et de la justice, que l’interdiction des mères porteuses en France
est de plus en plus fragilisée. ADV



Belgique ? NDLR : une
proposition de loi est à l’étude en Belgique pour autoriser dans certaines
conditions le recours à une mère porteuse.













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28. 
Italie : referendum sur la procréation médicalement assistée.



Un referendum sur la
procréation médicalement assistée est prévu en Italie à la fin du printemps.
Ce referendum prévoit une révision de la loi italienne votée en 2004. Le
gouvernement ne souhaitait pas une révision de cette loi, mais les opposants à
la loi de bioéthique ont réussi à lui imposer ce referendum en réunissant un
nombre suffisant de signatures. Le ministre de la Santé Italien est pour sa
part opposé à modifier la loi étant convaincu de la nécessité de protéger la
vie humaine dès le commencement, et donc l'embryon humain. Fondation Guilé
20050317













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29. 
Italie : referendum sur la procréation assistée : Catholiques, n’allez
pas voter !



Les évêques italiens
confirment la consigne pour le referendum sur la procréation assistée :
Catholiques, n’allez pas voter !



Les conclusions des
travaux du conseil permanent de la conférence des évêques italiens (CEI) ont
été présentées au siège romain de Radio Vatican par le secrétaire général de
la CEI, Mgr Giuseppe Betori, et en particulier à propos de l’attitude à avoir
lors de ce referendum.



La révision de la loi
italienne dite « 40/2004 » en matière de procréation médicalement assistée
fera en effet l’objet d’un referendum. Il faut un nombre de votants suffisants
pour que la réforme soit adoptée. Les évêques ont opté pour l’abstention,
comme chemin le plus sûr pour éviter une révision.



Les évêques ont en effet
réaffirmé le droit et le devoir de l’Eglise de se prononcer avec clarté face à
des choix éthiques et législatifs de première importance qui concernent la
dignité de la personne humaine, la justice dans les relations sociales, et
l’avenir de l’humanité.



La CEI reconnaît ainsi la
légitimité et la validité de ce choix de ne pas participer au vote afin
d’empêcher toute tentative d’aggravation de la loi.



Mgr Betori a déclaré : «
Dans le cas du referendum la loi demande qu’il y ait un nombre suffisant de
votants pour donner une signification à ce vote, c’est-à-dire que c’est la loi
elle-même qui prévoit l’abstention comme mode d’expression. C’est très clair,
mais ce n’est pas une nouveauté pas même pour les politiciens, parce que c’est
ce qui s’est passé en 2003 pour le referendum sur l’article 18 (…), mais ce
n’était pas non plus la première fois parce que les forces politiques avaient
demandé et obtenu de repousser un referendum par la méthode de l’abstention en
1997, 1999, 2000 et 2001. Nous ne refusons pas les referendums en tant que
tels. Nous refusons ce referendum qui veut aggraver une loi qui, déjà, pour
nous chrétiens, va bien au-delà de ce que la foi et la morale chrétienne
partagent à ce sujet ».


www.zenit.org

20050315













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30. 
Espagne : l’impossible réforme de la loi sur la procréation
médicalement assistée.



La Plate-forme "Hay
Alternativas" a critiqué, dans un rapport présenté au gouvernement de
M.Zapatero, la réforme de la loi sur la procréation médicalement assistée.
Celle-ci serait "incompatible" avec le Code pénal, la jurisprudence
constitutionnelle espagnole et la récente déclaration de l'Assemblée des
Nations Unies. Dans son rapport, l'organisme regroupant plus de 3000 experts
dans le domaine de la médecine, de la biologie ou du droit, met en avant
l’absence d’un consensus scientifique sur la recherche sur les embryons
humains. Europa Press, Fondation Guilé 20050309













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31. 
Autriche: document de réflexion de la Commission de Bioéthique à propos
du diagnostic pré-implantatoire.



Austria
Bioethics Commission, Preimplantation Genetic Diagnosis (PGD)



(Report of
the Bioethics Commission at the Federal Chancellery), Vienne, juillet 2004,



http://www.austria.gv.at/2004/11/26/pgd_gesammtbericht_engl.pdf



This report
of the Bioethics commission on PGD consists of three parts: part I presents
the arguments brought forward in the current national and international
discussion in a descriptive way. Besides the scientific-medical aspects of
PGD, the report summarizes thoughts on the ethical and legal admissibility of
this method as well as on possible options of legal policy. Part I also meets
the approval of all members of the Bioethics Commission.



The
subsequent parts of this report contain on the one hand, an opinion in favour
of a restricted approval of PGD (Part II) and on the other hand, an opinion in
favour of maintaining the present legislation unchanged (Part III). The
essential arguments as well as the subsequent recommendations for each one of
these different opinions is discussed.



http://www.austria.gv.at/2004/11/26/pgd_gesammtbericht_engl.pdf















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32. 
Australie : utérus artificiel



« L’utérus artificiel ou
la dernière frontière humaine » : une analyse de Jean-Yves Nau à propos du
dernier ouvrage du biologiste Henri Atlan. « … L’ectogénèse, terme inventé en
1923, caractérise une grossesse qui serait menée hors du ventre de la femme,
dans un utérus artificiel. Le sujet n’est plus un tabou : il a été
officiellement débattu des vices et des vertus de l’octogénèse humaine, lors
du dernier congrès mondial de bioéthique organisé, en novembre 2004, à
Sydney... ».Source : Le Monde 20050312















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Grossesse


33. 
Belgique : Adrien : non-assistance à un enfant prématuré



Les parents inculpés
d'infanticide



« Adrien
pouvait-il vivre ou pas? Un collège d'experts sera nommé pour le dire.



On va
laisser retomber le soufflé»
, nous disait lundi le premier substitut
namurois Bernard Appart, avant de procéder à l'audition complète des parents
du petit Adrien. Ce grand prématuré était décédé quelques heures après sa
naissance, le 18 février dernier, à la clinique Ste-Elisabeth de Namur, où sa
mère venait d'accoucher dans des conditions difficiles.



La juge
d'instruction Anne-Catherine Dubé, tôt descendue sur place à l'invitation de
la pédiatre de garde, la rapidité ayant été favorisée car les deux se
connaissaient, nous dit-on, avait décidé d'inculper le gynécologue, son
assistante ainsi que l'infirmière accoucheuse d'infanticide. Parce que
l'enfant, à tout le moins très fragile, avait été laissé sans soins. Elle les
avait également placés sous mandat d'arrêt avant de les libérer par mainlevée,
c'est-à-dire de sa propre initiative et sans attendre une éventuelle
ordonnance de libération de la chambre du conseil.



Par porteur



Or le même
M. Appart a annoncé, mardi, que l'absence d'interrogatoire complet des
parents, découlant de raisons médicales, n'interdisait toutefois pas que la
juge procède à leur inculpation, sous la même prévention d'infanticide et sur
la base notamment de leur première audition, prise au moment des faits. Cette
inculpation leur a été signifiée lundi dans un courrier porté par la police,
et porte donc à cinq le nombre des inculpés. «Le fait de laisser sciemment
sans soins un nouveau-né, sans le nourrir et sans l'aider un minimum constitue
en effet un acte positif, au sens juridique du terme»
, indique M. Appart.
En l'occurrence: le refus de laisser prodiguer les soins appropriés au
nouveau-né.



Cette
volonté ne paraît pas niée. Mais les versions sur l'état d'Adrien, donc sur
les motivations, diffèrent. Et l'équation essentielle qui inscrit le drame
dans sa dimension juridique est donc: ou bien il était probable que l'enfant
pouvait vivre et le faire sans handicap insurmontable - et alors la thèse de
l'infanticide de Mme Dubé serait considérablement renforcée; ou bien Adrien
était au contraire, comme ses parents disent en avoir été informés, condamné à
très brève échéance et de surcroît menacé par un handicap fondamental - et
cette même thèse resterait alors en jachère, en l'attente d'une éventuelle
autre démonstration.



Professeurs
bruxellois



C'est
l'enjeu principal de l'instruction, à ce stade, et c'est pourquoi un collège
d'experts va être nommé par Mme Dubé pour assister le médecin légiste dans ses
conclusions: « Il s'agit de néonatologistes qui viendraient des hôpitaux
universitaires bruxellois
», précise M.Appart. Et, compte tenu du fait que
l'on s'attend à ce que ces travaux soient critiqués, leur rapport sera
minutieux et donc sans doute long à établir.



Quant à
l'audition de fond des parents, le premier substitut estime que désormais «
rien ne presse
». D'autres devoirs judiciaires sont en revanche à prévoir
à plus court terme, sans qu'on en connaisse toutefois le détail. »


www.lalibre

20050302















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34. 
Belgique : fallait-il maintenir en vie le petit Adrien ?
Le
point de vue de Michel Dupuis(UCL)



Le 18 février 2005, un
prématuré laissé sans soins décédait à la clinique Sainte-Elisabeth de Namur.
Pour le professeur Michel Dupuis, membre du comité consultatif de bioéthique
de Belgique, et Doyen de la Faculté de Philosophie de l’UCL, il semble que,
dans cette affaire, on soit passé à côté d'une occasion de négociation. "Il
fallait intervenir pour essayer de mieux comprendre ce qui était en train de
se passer", précise-t-il, "et, s'il n'y avait vraiment pas moyen de parvenir à
une solution à l'amiable (obtenir l'avis pédiatrique, informer et rassurer les
parents, laisser l'enfant à l'adoption, etc.), il était toujours possible de
faire jouer les recours légaux existants."



(…)



L'agence CathoBel a
demandé à Michel Dupuis ce qu'il pensait de toute cette affaire.



- Quel regard jetez-vous
sur cette pénible affaire ?



- Je voudrais faire deux
mises au point préalables. Ma première réaction est la prudence et la
discrétion à propos d'une situation dont le dossier est confidentiel et en
instruction, en particulier alors que je n'ai pas aujourd'hui d'informations
sur les causes de la mort de ce petit garçon. Or, il est important de savoir
s'il souffrait d'une pathologie sévère et pour laquelle on ne pouvait rien ou
si c'est autrement qu'il est décédé. Deuxièmement, j'ai le sentiment que dans
ce qui s'est passé là-bas il y a eu un phénomène de panique généralisée - chez
les parents, les médecins et les soignants, et peut-être jusque chez les
magistrats -, qui est assez difficile à comprendre. Certes, on comprend qu'il
y ait eu des réactions de panique de la part des parents, et même assez
violentes, mais comment expliquer que des soignants qui ont l'habitude de ce
genre de situation et savent en principe ce qu'il faut faire aient ainsi perdu
le nord ? Je crois pouvoir dire que beaucoup de soignants qui ont une bonne
expérience professionnelle auront du mal à comprendre qu'une équipe de
praticiens ait pu ainsi se trouver "bloquée" dans la situation. Il faut avouer
que nous ne savons pas grand-chose et que l'éthique, c'est aussi la prudence
dans le jugement. S'il ne nous appartient pas de juger, nous devons toutefois
rappeler qu'il existe des protocoles, des procédures pour trouver une issue,
en excluant des gestes de violence des uns ou des autres. C'est vrai qu'en
France par exemple, la présence d'un pédiatre est légalement obligatoire en
cas de naissance prématurée. En Belgique, c'est une question de "bonne
pratique". Certes, la panique peut se comprendre en partie : il s'agit d'une
garde de fin de nuit qui, par ailleurs, a peut-être été difficile; il y a
également la profession de la maman, soignante elle aussi et sans doute
hypersensible à la problématique du handicap, peut-être une grossesse avec des
inquiétudes... Reste que cette réaction de panique pose question...



- Qu'entendez-vous par là
?



- Je trouve ce douloureux
accident assez révélateur d'un état de société où l'on n'a plus les idées très
claires. Aujourd'hui, il semble aller de soi que des parents puissent décider
de garder ou pas un enfant présentant un handicap important ou pas. Mais
est-ce si évident ? Personnellement, j'ai l'impression que, dans cette
affaire, on est passé à côté d'une occasion de négociation. Il fallait
intervenir pour essayer de mieux comprendre ce qui était en train de se passer
et, s'il n'y avait vraiment pas moyen de parvenir à une solution à l'amiable
(obtenir l'avis pédiatrique, informer et rassurer les parents, laisser
l'enfant à l'adoption, etc.), il était toujours possible de faire jouer les
recours légaux existants.



- Dans ce genre de
situation, les règles générales ne sont-elles pas parfois... trop générales ?



- Je ne pense pas, du
moins s'il s'agit d'une situation qui est suffisamment claire. Dans le cas qui
nous occupe, il aurait, par exemple, fallu demander l'avis d'un pédiatre avant
de prendre une décision. Cela n'a rien d'exceptionnel et ne signifie en aucun
cas qu'il y aurait eu forcément réanimation ou acharnement thérapeutique. En
fait, j'ai le sentiment que cette situation - à moins bien sûr qu'il y ait une
pathologie qu'on ignore - pouvait être traitée avec les règles générales.



- Pour certains grands
prématurés, un dilemme se pose : faut-il ou non les laisser vivre ? Comment
vous situez-vous par rapport à cette question ?



- C'est d'abord une
question médicale. Je veux dire que, sur le plan éthique, on ne peut se
prononcer vis-à-vis d'elle qu'après avoir entendu l'avis des pédiatres. En
fait, il faut distinguer deux cas de figure. Il y a tout d'abord les très
grands prématurés, ceux qui naissent à 24 ou 25 semaines. Là, il y a une
espèce de consensus pour éviter l'acharnement thérapeutique. Ce qui ne veut
pas dire qu'on ne va rien faire. On va accompagner ces enfants à la survie
parfois très courte. Mais sans s'acharner, car l'on sait que les risques de
handicap majeur sont très élevés dans ce genre de situation. Par contre,
lorsqu'on a affaire à des prématurés où le risque de séquelle est beaucoup
moins élevé, l'action est toute différente et la plupart du temps on agit pour
que ces enfants soient tirés d'affaire.



- Faut-il légiférer en la
matière ?



- C'est une discussion
qu'on peut toujours avoir, mais personnellement, je ne pense pas que cela soit
opportun. Il n'est pas possible de légiférer sur toutes ces questions et
d'entrer dans tous ces détails. Certes, on a besoin de lois-cadres de
bioéthique qui rappellent les principes généraux, mais pour le reste, il faut
s'en remettre à la conscience et au savoir-faire des soignants, faire
confiance à celles et ceux qui sont confrontés quotidiennement à ce genre de
situations.  Source : Journal Dimanche 20050315














35. 
France : la progéniture du crapaud vert mieux protégée que celle des
humains ?



« Si en vous promenant,
explique-t-il, vous détruisez involontairement le "projet parental" d'un
crapaud vert, d'une pie grièche, d'une couleuvre vipérine ou d'un papillon
vitrail vous encourrez six mois d'emprisonnement (art. L. 415-3 du Code de
l'environnement) ».



Jerry Sainte-Rose, avocat
général à la Cour de cassation, dénonce : "le droit est saisi par l'idéologie.
Depuis 2000, le droit refuse d'appliquer l'incrimination d'homicide à l'enfant
à naître, même s'il meurt dans des circonstances qui ne sont pas assimilables
à une IVG et quel que soit son degré de développement". Il précise qu'il ne
veut pas remettre en cause la loi de 1975 sur l'IVG mais il rappelle que
jusqu'en 2000, la loi Veil n'a pas empêché des tribunaux de reconnaître la
faute pénale pour la mort accidentelle du foetus.



C'est pourquoi
explique-t-il, on est aujourd'hui en pleine contradiction : blesser un foetus
dans le sein maternel est considéré comme un délit s'il naît vivant ou s'il
meurt après être né mais le tuer juste avant sa naissance n'est pas
punissable.



Pour conclure, il rappelle
que "l'animal à naître est pénalement protégé. Une inégalité de traitement
entre l'homme et l'animal manifeste que, sur ce point, les plus hautes
autorités déraisonnent" ajoute-t-il.


www.zenit.org

20050225













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Statut de l’embryon – Clonage


36. 
Espagne: adopter des embryons surnuméraires pour leur éviter de servir
comme matériau de recherche.



A Spanish
clinic that allows women to adopt frozen embryos to save them from scientific
research said 14 women were pregnant with adopted embryos.



The Barcelona
clinic launched a scheme last year to allow embryos left over from fertility
treatment and destined for stem cell research to be implanted into women.



Tens of
thousands of embryos are currently frozen in Spain and the launch of the
program coincided with the government allowing scientists to use them for
research.



The Institut
Marques said couples who had lost a child, infertile couples, and single and
homosexual women were among those who had decided to have an embryo implanted.



But there
were also women who wanted to save the frozen embryo from being used in
scientific research.



"There are
also couples who already have children and for ethical reasons consider this a
new kind of parenthood, to provide a solution for a leftover embryo and avoid
its use in research," Dr. Olga Serra, head of the program said in a note.



Infertile
couples can already receive embryos from other couples but they tend to ask
for embryos with certain characteristics, such as race or hair color.



This scheme
-- which the Barcelona clinic says is the first of its kind -- aims to find
parents for the embryos, not babies to couples' specifications.



The clinic
said about a third of the people who had shown an interest in the embryo
adoption program were from outside Spain, with most coming from France, Italy
and Portugal.

Reuters 20050228















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37. 
Nations-Unies : les coulisses de la bataille contre le clonage humain



L'Assemblée générale des
Nations-unies a adopté une Déclaration sur le clonage des êtres humains, une
déclaration non contraignante mais de référence. Les pays membres sont appelés
"à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la
vie humaine dans l'application des sciences de la vie et à interdire toutes
les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles
avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine"
indique la
Déclaration.



Les États-membres sont
invités à adopter les mesures voulues pour écarter le risque de l'exploitation
des femmes dans l'application des sciences de la vie et à appliquer sans délai
une législation nationale donnant effet aux dispositions de la


Déclaration

Le texte a été adopté à une large majorité : 84 voix pour, 34 contre et 37
abstentions. Il avait été voté au préalable par la VIe Commission (sur les
questions juridiques), chargée de l'élaborer.


Une victoire à l'arraché



Déjà en novembre 2003, la
VIe commission avait décidé, à l'issue de débats animés, de reporter l'examen
des propositions visant l'élaboration d'une convention internationale contre
le clonage d'êtres humains. En novembre 2004 une nouvelle session de cette
commission s'était une fois de plus achevée sans trouver d'accord malgré une
large majorité se déclarant contre toute forme de clonage humain, reproductif
et thérapeutique. On pouvait observer une pression très forte des pays
souhaitant ne pas interdire le clonage thérapeutique. La session s'était
achevée en abandonnant l'idée d'un accord sur une convention et en proposant
de nouvelles discussions en février 2005 sur une simple déclaration, perdant
son effet contraignant.



Après des années de débat,
la VIe Commission juridique adoptait donc enfin, le 18 février dernier, cette
résolution reprenant le texte présenté par le Honduras et soutenu par les
États-Unis, favorable à une interdiction totale du clonage humain, 71 voix
pour, 35 contre et 43 abstentions. Il ne lui restait plus qu'à être approuvée
par l'Assemblée générale.



Si la victoire semble
facile quand l'on considère le nombre de voix, elle a été en fait obtenue à
l'arraché ... La phrase centrale a été très disputée : "Interdire toutes
les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles
avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine."



Deux amendements visant à
retirer du texte toute référence à la protection de la vie humaine dans les
techniques de clonage ont été rejetés. La victoire s'est particulièrement
jouée sur l'amendement proposé par la Belgique qui souhaitait modifier le
texte en ces termes : " Interdire le clonage reproductif d'êtres humains ;
d'interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles
seraient incompatibles avec la dignité humaine. "
Garder seulement la
référence à la dignité humaine en supprimant celle à la vie humaine
pouvait exclure la protection de l'embryon puisque justement ceux qui
souhaitent mener des recherches sur l'embryon et le clonage ne reconnaissent
pas de statut ni de dignité à l'embryon humain. À l'inverse le texte adopté
incluant "la protection de la vie humaine" inclut l'embryon. Cet
amendement a été refusé à 3 voix seulement (52 pour – 55 contre – 42
abstentions). La tension était clairement perceptible dans la salle...


Les réactions



Si le texte conserve
quelques ambiguïtés, il reste très précieux. Les réactions des promoteurs du
clonage le confirment... Ils ressentent le vote comme une défaite et comme une
menace pour le clonage thérapeutique.



La Chine, la Belgique et
la Grande-Bretagne ont immédiatement déclaré qu'"ils ne se sentaient pas
liés par cette déclaration de l'ONU, non contraignante"
. L'ambassadeur
britannique à l'ONU, Emyr Jones Parry, n'a pas hésité à fustiger
"l'intransigeance de ceux qui ne sont pas prêts à reconnaître que d'autres
États souverains après un dialogue approfondi et un processus démocratique,
puissent décider d'autoriser les applications du clonage thérapeutique sous un
contrôle strict…"



Le représentant de l'Inde
a vanté les mérites du clonage thérapeutique et de la " révolution médicale "
qu'il promet repris par les représentants de la République de la Corée, de la
Thaïlande, de l'Espagne, du Japon, du Brésil, de Singapour, du Canada, de la
Fédération de Russie et des Pays-Bas. La France était elle aussi opposée à
l'adoption de cette déclaration, défendant au niveau international le clonage
thérapeutique, pourtant interdit au niveau national...



"Il est triste et
déconcertant de voir des délégations s'opposer, de manière aussi vive, à la
vie humaine"
, a
constaté le représentant du Costa Rica, appuyé en ce sens par les
représentants du Nigéria, de l'Ouganda, de l'Éthiopie et de la Libye. Dans un
communiqué de la Maison Blanche, Georges Bush a "applaudi" le vote de
l'ONU estimant que le clonage "est un affront à la dignité humaine".



Les États-Unis, la
majorité des pays africains et arabes ont voté en faveur de l'interdiction de
toute forme de clonage. Le représentant du Mexique, appuyé par les
représentants de la Hongrie, de la Pologne et des États-Unis, a expliqué qu'"accepter
une frontière superficielle entre le clonage à des fins de reproduction et le
clonage thérapeutique est une vision manichéenne qui ouvrirait la porte à un
espace inconnu et dangereux"
.



Mgr Celestino Migliore,
observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU, s'est déclaré satisfait qu'une
grande majorité de pays "ait réaffirmé sa claire détermination à protéger
la vie humaine"
. Il espère que la communauté internationale va poursuivre
sur cette base pour promouvoir le progrès des sciences médicales dans le ferme
et total respect de la vie humaine.


Les premiers effets



Le Parlement européen a
adopté deux jours plus tard, le jeudi 10 mars, une résolution interdisant le
commerce d'ovules humains.



Dans cette résolution, le
Parlement européen se félicite de la


décision de la VIe
Commission des Nations-unies du 19 février 2005

et de


la déclaration de
l'Assemblée générale des Nations-unies du 8 mars 2005

qui mentionne explicitement la nécessité d'écarter le risque de l'exploitation
des femmes. Il invite en conséquence, la Commission européenne à retirer tout
soutien et tout financement au clonage des êtres humains dans le cadre de tout
programme de l'Union européenne notamment dans le cadre du financement du 7ème
programme-cadre de recherche.



Il est également demandé à
la Commission européenne "d'appliquer le principe de subsidiarité aux
autres recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires afin
que les États membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé
financent celles-ci au moyen de leurs budgets nationaux"
. Pour le
Parlement européen, l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives
aux cellules souches adultes ou ombilicales autorisées par tous les États
membres et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès...



Aude Dugast est rédacteur
en chef de Gènéthique, Fondation Jérôme-Lejeune.















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38. 
ONU : adopter toutes les mesures voulues pour protéger la vie humaine


Sur recommandation de sa Sixième Commission (chargée
des questions juridiques), l’Assemblée générale a approuvé, ce matin, par 84
voix pour, 34 voix contre et 37 abstentions, la Déclaration des Nations Unies
sur le clonage des êtres humains. L’Assemblée déclare ainsi solennellement que
les États Membres sont invités à adopter toutes les mesures voulues pour
protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de
la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où
elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la
vie humaine. Les États Membres sont, en outre, invités à adopter les mesures
voulues pour écarter le risque de l’exploitation des femmes dans l’application
des sciences de la vie et à adopter et à appliquer sans délai une législation
nationale donnant effet aux dispositions de la Déclaration.



Au cours des négociations,
les États Membres ont dû tenir compte de l’incertitude endogène que supposent
les avancées et les nouveautés de la science ainsi que des dimensions
éthiques, culturelles et religieuses des sociétés qui sont toutes légitimes en
soi. Accepter une frontière superficielle entre le clonage à des fins de
reproduction et le clonage thérapeutique est une vision manichéenne qui
ouvrirait la porte à un espace inconnu et dangereux, s’est expliqué le
représentant du Mexique qui a été appuyé par les représentants de la Hongrie,
de la Pologne et des États-Unis qui a renvoyé l’Assemblée générale à la
déclaration qu’il avait faite en Sixième Commission. Il est triste et
déconcertant de voir des délégations s’opposer, de manière aussi vive, à la
vie humaine, a constaté avec dépit le représentant du Costa Rica, appuyé en ce
sens par les représentants du Nigeria, de l’Ouganda, de l’Éthiopie et de la
Libye.



Toutes les délégations,
qui ont expliqué leur vote, ont condamné sans équivoque le clonage à des fins
de reproduction. En revanche, elles ont été nombreuses à défendre le clonage à
des fins thérapeutiques. Comme ses homologues opposés au texte, le
représentant de la Chine a jugé « trop confus » le libellé de la Déclaration
qui, parlant du terme vague de « vie humaine », prétend interdire toutes les
recherches sur le clonage à des fins thérapeutiques. Les mérites de cette
technique et la « révolution médicale » qu’elle promet ont également été
reconnus par le représentant de l’Inde qui a nié à la Déclaration tout
caractère contraignant. La même position a été défendue par le représentant de
la Belgique qui a regretté que ladite Déclaration divise les États Membres
plutôt que de les rassembler, compte tenu de l’amalgame qu’elle fait entre le
clonage à des fins de reproduction et le clonage à des fins thérapeutiques
qui, a-t-il estimé, doit se fonder sur une législation de contrôle stricte.



L’intransigeance de
certains pays qui refusent de reconnaître aux autres le droit de permettre ce
type de clonage est tout à fait inacceptable, a estimé, à son tour, le
représentant du Royaume-Uni qui a comparé le potentiel du clonage
thérapeutique à celui des antibiotiques en leur temps. Il a annoncé la
décision de son gouvernement d’allouer, sur une période de trois ans, un
million de livres sterling à la recherche biotechnique. Les promesses de cette
recherche ont également été soulignées par les représentants de la République
de la Corée, de la Thaïlande, de l’Espagne, du Japon, du Brésil, de Singapour,
du Canada, de la Fédération de Russie et des Pays-Bas. C’est aux États Membres
de décider souverainement s’ils permettent ou non le clonage thérapeutique,
ont-ils argué avant que la représentante de la France ne regrette l’incapacité
de l’Assemblée à adresser un message universel sur une question aussi vitale.



Opposé pourtant à toutes
les formes de clonage, le représentant de la Norvège a justifié son vote
négatif en invoquant l’inutilité d’un texte non contraignant. Au nombre des
abstentionnistes, le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que le
caractère délibérément ambigu du texte vise à laisser une marge de manœuvre à
tous les États.



http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG_10333.doc.htm



 



La Chine, la
Grande-Bretagne et la Belgique ont fait savoir qu’ils ne se sentaient pas liés
par cette déclaration de l’ONU qui n’a pas pour eux, aucune valeur
contraignante. (…)















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39. 
Chine: refus de signer la Déclaration de l’ONU : 20.000 personnes
travaillent déjà sur le clonage thérapeutique.



The Chinese
Government has refused to sign a UN declaration calling for a ban on human
cloning and has promised to increase funding for cloning research. There are
now thought to be over 20,000 people in China involved with human cloning in
3000 scientific institutions. [CWNews, 28 February]


www.spuc.org

20040302















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40. 
Unesco : prendre le relais de l’ONU ou pousser pour le clonage
thérapeutique ?



Ce qui, pour certains n’a
pas été possible à New York, le sera-t-il à Paris ?



En effet, l’Unesco qui a
son siège à Paris, sera sans doute moins soutenu par l’argumentation des pays
qui ont entendu l’appel de Costa Rica. La revanche de certains pays qui se
trouvent « embarassés » par la Déclaration de l’ONU, déclenchera-t-elle un
lobbying en sens inverse de ce qui s’est dit à New York ?



Jusqu’où ira
l’incohérence ? Il s’agit de rester attentifs.



 



Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture
(UNESCO), Avant-projet de déclaration relative à des normes universelles en
matière de bioéthique, Paris, 9 février 2005,





http://portal.unesco.org/shs/fr/file_download.php/19e5b0c7d3b7c119eab4704d9a9e8e83Preliminary_Draft_fr.pdf



Le présent Avant-projet de
déclaration relative à des normes universelles en matière de bioéthique a été
finalisé par le Comité international de bioéthique à sa session extraordinaire
du 28 janvier 2005, après six réunions de son Groupe de rédaction tenues entre
avril et décembre 2004, trois sessions du CIB (avril 2004, août 2004, janvier
2005), deux consultations écrites (janvier-mars 2004 et octobre-décembre
2004), de nombreuses consultations aux niveaux international, régional et
national (y compris dans le cadre du Comité interinstitutions des Nations
Unies sur la bioéthique), une session du Comité intergouvernemental de
bioéthique (CIGB) et une session conjointe du CIB et du CIGB (janvier 2005). 



http://www.humgen.umontreal.ca/int/GI.cfm?lang=2















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41. 
USA : la recherche sur les embryons humains est un outil de mort.



A propos de la recherche
sur les embryons humains et de ses alternatives possibles, la revue New
Atlantis réfléchit sur le statut des embryons humains et s’oppose à leur
destruction pour la recherche. "Nous ne devons pas permettre à notre désir de
progrès scientifique, de thérapies ou de soins, d'assombrir notre jugement sur
ce que sont les embryons humains et sur ce que cela signifie pour nous de les
tuer délibérément", ont conclu Robert P. George, de la Princeton University et
membre de Conseil de Bioéthique du Président, et Patrick Lee, de l'Université
Franciscaine de Steubenville.



The
prestigious New England Journal of Medicine (NEJM) recently invited two
members of the President’s Council on Bioethics to reflect on the ethics of
using embryonic stem cells in biomedical research. Paul McHugh, a professor of
psychiatry at Johns Hopkins University, explained his opposition to the
destruction of human embryos created by the union of gametes, but sought to
distinguish such embryos from what he dubbed “clonotes”: that is, embryos
brought into being by cloning (a process known technically as “somatic cell
nuclear transfer” or SCNT). He argued that human “clonotes” are not really
human embryos, and thus do not enjoy the high moral status of embryos brought
into being by ordinary sexual intercourse or by the process of in vitro
fertilization (IVF). These “clonotes,” McHugh argued, may be legitimately
destroyed for purposes of stem cell harvesting, so long as they are destroyed
before the fourteenth day of their development. Michael Sandel, a professor of
political theory at Harvard University, defended the killing of human embryos
in biomedical research without regard to the method by which such embryos are
brought into being. In his view, human embryos, whether produced by union of
sperm and egg or by somatic cell nuclear transfer, are not entitled to the
moral immunity against direct attack that is enjoyed by human beings at later
developmental stages.



[...]



But are human
embryos human beings? Indeed they are, and contemporary human embryology and
developmental biology leave no significant room for doubt about it. The adult
human being reading these words was, at an earlier stage of his or her life,
an adolescent, and before that an infant. At still earlier stages he or she
was a fetus and before that an embryo. In the infant, fetal, and embryonic
stages, each of us was then what we are now, namely, a whole living member of
the species Homo sapiens. Each of us developed by a gradual, unified, and
self-directed process from the embryonic into and through the fetal, infant,
child, and adolescent stages of human development, and into adulthood, with
his or her determinateness, unity, and identity fully intact. Although none of
us was ever a sperm cell or an ovum—the sperm and ovum from whose union we
emerged were genetically and functionally parts of other human beings—each of
us was once an embryo, just as we were once infants, children, and
adolescents. In referring to “the embryo,” then, we are referring not to
something distinct from the human being that each of us is, but rather to a
certain stage in the development of each human being—like saying “the
teenager” or “the five-year old.”



Some
scientists and philosophers who agree with us about the status of human
embryos as human beings nevertheless believe (mistakenly, in our view) that
killing embryos in biomedical research can be justified. Some defend
embryo-killing on utilitarian grounds, by asserting that killing a few
thousand embryos today will help millions of suffering patients in the future.
Others argue that no wrong is done in destroying “spare” IVF embryos that
would otherwise be permanently frozen or discarded. There are, however,
scholars who are prepared to deny that human embryos are human beings. Michael
Sandel does just that in his NEJM article. He defends embryo-killing in
biomedical research on the ground that human embryos and human beings are
different kinds of entities.



[...]



McHugh has
one more argument. Relying on testimony given by Rudolf Jaenisch at the July
24, 2003 meeting of the President’s Council on Bioethics, McHugh asserts that
“SCNT performed with primate cells produces embryos with such severe
epigenetic problems that they cannot survive to birth.” The first thing to
notice about this assertion is that it concedes that the entities produced by
SCNT are, in fact, embryos, albeit severely disabled ones. More importantly,
Jaenisch’s testimony does nothing to prove that disabled or “defective”
embryos lack moral worth. As we mentioned above, in some cases reproduction
fails because fertilization is incomplete, and in such a case there is a
growth (for example, a complete hydatidiform mole) but there is not a human
embryo. But if SCNT is successful then it generates a distinct organism with
the full genetic program and active disposition to develop itself in accord
with that program (even if it also has a defect which will cause its early
death). There are newborn infants who, as a result of genetic diseases, are
destined to die in a matter of days or even hours. This fact does not alter
their status as human beings. It would be scandalous to suppose that it
authorizes us to treat afflicted children as impersonal collections of organs
available for transplantation and research.



Human beings
may be severely afflicted at any developmental stage, from the embryonic to
the adult. All of us will eventually die, and many of us will die as a result
of factors in our genetic makeup from the point at which we came into being.
From the moral viewpoint, the certainty of death—whether in ninety years or
nine minutes—does not alter our inherent dignity or relieve others of the
obligation to respect our lives. That someone will soon die, no matter what we
do, is never a license for killing him. That the human being whose death is
imminent happens to be at an earlier rather than later stage of development is
morally irrelevant. Cloned human embryos are still embryonic human beings, and
the fact that this particular way of initiating human life (SCNT) might harm
human life does not give us a license to destroy cloned embryos or a reason to
pretend that these living organisms are mere artifacts. The New Atlantis,
no. 7, autunno 2004/inverno 2005, pp. 90-100- Robert P. George and Patrick Lee














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Don de gamètes - transplantation d’organes


42. 
Belgique: le shopping de sperme



Lesbische paren
zijn in België goed voor driekwart van de kunstmatige inseminaties met
donorsperma. Vijf procent betreft alleenstaande vrouwen en slechts twintig
procent heteroseksuele koppels. In tachtig procent van de gevallen worden
bijgevolg kinderen verwekt aan wie het meest fundamentele recht van een kind ‑
het recht op een vader en een moeder -wordt onthouden.



Omdat
spermadonoren in België anoniem mogen blijven, terwijl dit in buurlanden zoals
Nederland niet het geval is, komen een heleboel buitenlandse vrouwen naar ons
land om zich hier te laten bevruchten. Dit is het fenomeen van het
"sperma‑shoppen.° Er lopen in Nederland bijgevolg nogal wat lesbische vrouwen
rond waarvan het kind een Belgische vader heeft.



Intussen nam in
België in 2004 het aantal proefbuisbevruchtingen (in vitro fertilisatie) met
49% toe. Dat komt omdat de ingreep sinds joli 2003 door het ziekenfonds
volledig wordt terugbetaald. België geldt internationaal als een
vruchtbaarheidsparadijs, maar het is een parodie van vruchtbaarheid, want de
band tussen vruchtbaarheid en seksualiteit is volledig doorgeknipt.



Bij de IVF-
ingreep worden bovendien altijd meer embryo's gecreëerd dan kunnen worden
ingeplant. Zo liggen er alleen al in het Centrum voor Reproductieve
Geneeskurde van de VUB meer dan 18.000: embryo’s ingevroren. Vandaar dat
België er zo'n grote voorstander van is om menselijke embryonale cellen te
gebruiken voor stamcelonderzoek en voor klonen. Bij de Verenigde Naties sleept
het debat, over klonen al jaren aan. Twee voorstellen staan lijnrecht
tegenover elkaar: een voorstel van Costa Rica, gesteund door o.a. de Verenigde
Staten, dat het klonen van mensen verbiedt, en een voorstel van België dat
landen wil toelaten zelf te bepalen of klonen al dan niet geoorloofd is.
Van alle landen ter wereld is België één der meest
immorele.


Source:
Peper & Zout, maart 2005















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43. 
Résolution du Parlement européen contre le commerce d'ovules



Le Parlement européen a
adopté hier, jeudi 10 mars, une résolution sur le commerce d'ovules humains
dans laquelle il s'oppose à la commercialisation des ovules et demande
l'encadrement des dons.



Les parlementaires ont
réagi suite à la diffusion de reportages, fin décembre 2004, qui ont dévoilé "l'existence
en Roumanie d'une clinique spécialisée dans le don d'ovules à des
ressortissantes de l'Union européenne, en particulier de nationalité anglaise,
et ce contre compensation financière
" Depuis les autorités roumaines ont
décidé de fermer la clinique et de renvoyer l'affaire en justice. Les
parlementaires ont également souligné le risque médical que comporte le
prélèvement d'ovules pour la vie et la santé des femmes suite à une
hyperstimulation ovarienne. Le parlement européen a rappelé qu'il condamne
tout trafic du corps humain et de ses parties et que l'article 12 de la
directive 2004/23/CE exhorte les États membres à garantir les dons volontaires
et non rémunérés de tissus et cellules. Il a commandité à la Commission un
rapport public faisant le bilan des législations nationales sur le don
d'ovules et le bilan du système d'indemnisation des dons d'organes et des
cellules reproductives.



Dans sa résolution, le
Parlement européen se félicite de la


décision de la Sixième
Commission des Nations unies du 19 février 2005

et de


la déclaration de
l'Assemblée générale des Nations Unies du 8 mars 2005

qui mentionne explicitement la nécessité d'écarter le risque de l'exploitation
des femmes. Il invite la Commission à retirer tout soutien et tout financement
au clonage des êtres humains dans le cadre de tout programme de l'Union
européenne notamment dans le cadre du financement du 7ème programme-cadre de
recherche.



Il est également demandé à
la Commission européenne "d'appliquer le principe de subsidiarité aux
autres recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires afin
que les États membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé
financent celles-ci au moyen de leurs budgets nationaux
". Pour le
Parlement européen, l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives
aux cellules souches adultes ou ombilicales autorisées par tous les États
membres et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès.


Résolution du Parlement
européen sur le commerce d'ovules humains















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44. 
Belgique : la députée Frédérique Ries voudrait que le commerce d’ovules
soit permis !



« Pour la
députée libérale, Frédérique Ries, la résolution du Parlement européen sur le
commerce d'ovules menace la recherche européenne sur les cellules souches
embryonnaires et le clonage thérapeutique. Porte-parole des libéraux, elle a
dénoncé «un signal désastreux envoyé (...) aux couples en attente d'un don
mais aussi aux centaines de milliers de patients qui en Europe placent tous
leurs espoirs de guérison dans la recherche, diabétiques, patients atteints de
la maladie de Parkinson, d'Alzheimer et bien d'autres pathologies encore».


www.lalibre.be















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45. 
Croatie :
500 embryons congelés disparaissent !



« La disparition à Zagreb
de plus de 500 embryons congelés fertilisés par deux gynécologues, mis en
accusation pour fécondations in vitro (FIV) illégales, fait ressurgir le vide
juridique en Croatie dans ce domaine sensible, qui ouvre la porte à toutes
sortes de malversations. Candidate à l'adhésion à l'Union européenne, la
Croatie tarde à adopter une loi moderne sur la procréation médicalement
assistée réglementant la pratique de la FIV. Après le récent scandale sur la
disparition de plus de 500 embryons provenant de couples croates, mais aussi
autrichiens, suisses et bosniaques de l'hôpital zagrebois où ils étaient
stockés, le ministre de la Santé, Neven Ljubicic, s'est empressé de promettre
l'adoption d'un nouveau texte d'ici la fin 2005. (…) Asim Kurjak, soupçonné
d'avoir implanté à des femmes des embryons issus de donneuses sans avoir
obtenu le consentement de ces dernières, fait l'objet aux côtés de quatre
co-accusés, dont son épouse, d'une enquête judiciaire depuis 2003. La loi
actuelle sur la procréation médicalement assistée, vieille de 26 ans, ne
prévoit pas la donation d'ovules. Pour "avoir implanté illégalement des
organes humains
", Asim Kurjak et ses complices risquent jusqu'à huit ans
de prison. "Nous savons qu'au moins trois enfants croates sont nés de FIV
illégales, nous connaissons leurs identités mais nous ignorons toujours qui a
prêté les ovules ou les embryons dont ils sont issus
", affirme Albert
Despot, un expert qui a pris part à l'enquête menée par le ministère de la
Santé. » ADV 200503















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46. 
Allemagne : don d’organes : qui dit oui ?



Chaque jour, deux ou trois
personnes en attente de transplantation meurent en Allemagne. Le problème a
été soulevé par le président de la Fondation Allemande pour le Don d'Organes,
le professeur Günter Kirste, devant la Commission d'enquête "Droit et éthique
de la Médicine moderne" du Bundestag. 80% des citoyens allemands considèrent
le don d'organes comme "nécessaire" mais seulement 12% possèdent une carte de
doneur. En 2004, seulement un millier d'allemands ont offert leurs organes
après leur mort. Die Tagepost Fondation Guilé 20050317














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Contraception


47. 
Comment parler de ce que l’Eglise dit du préservatif ?



Tout d’abord
il est important de souligner que l’Eglise n’a pas de position idéologique sur
la question du préservatif.



Même si ne
nombreux journalistes le répètent à l’envie, le pape n’a jamais condamné ni
même cité dans aucun de ses textes ou discours le préservatif.



Les médias
ont effectué une mise en valeur exagérée du sujet, qu’ils ont extrapolé du
discours de l’Eglise sur la contraception.



src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1027">  En
Afrique comme ailleurs, les chrétiens sont appelés à prendre leurs
responsabilités, ainsi que le rappelait, le 20 avril 1995, Mgr di Falco, alors
porte-parole de la Conférence des évêques de France : " L’Eglise croit que la
sexualité est belle, et fragile, et qu’elle est indissociable de l’amour."



src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1028">  L’Eglise
croit que l’on ne peut pas répondre aux questions justes et légitimes des
hommes en général et des jeunes en particulier par des considérations
uniquement médicales, voire vétérinaires. Alors c’est vrai, l’Eglise ne
rejoint pas le discours hégémonique et assez simpliste du "Vas y mets une
capote et fais ce que tu veux."



src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1029">  Elle
préfère appeler à la fidélité, pas d’abord comme moyen de combattre le SIDA
mais avant tout comme moyen de trouver le bonheur en couple.



src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1030">  Mais
il est bien évident, une fois montré l’objectif, que l’on ne doit être ni
suicidaire ni criminel : il faut utiliser le préservatif si, pour des raisons
qu’il ne m’appartient pas de juger, on n’a pas encore atteint l’idéal proposé.



Dans ce sens
le message de l’Eglise est celui du bon sens : si tu ne peux pas t’empêcher de
conduire à 180 km/h en sens inverse sur le périph alors que l’on te propose
d’adopter un comportement responsable, mets une ceinture mais tu sais ce que
tu risques et fais risquer aux autres !



src="new_page_1_files/image005.gif" alt=- v:shapes="_x0000_s1031">  L’Evangile
donne du sens à l’amour et à la sexualité. Que les éducateurs et personnels
chrétiens de santé tiennent compte de l’épidémie du SIDA dans leur manière de
participer à l’éducation sexuelle et recommandent l’utilisation du préservatif
plutôt que de transmettre un virus mortel, c’est en effet normal.



Cependant
n’attendons tout de même pas d’eux - et à fortiori pas du pape - qu’ils
définissent à partir du SIDA ce que doit être la sexualité humaine !



L’Eglise a
bien autre chose à dire sur l’amour humain que de vanter les mérites du
latex... Elle est plus utile à la société, y compris dans la prévention des
maladies sexuellement transmissibles, en éduquant à l’amour fidèle et à
l’accueil de la vie qu’en prônant le sexe sans risque.



Fiancailles.net

et



Jeunesse Lumière













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Avortement – Syndrome post-avortement


48. 
UK: objection de conscience : une pharmacienne musulmane refuse de
vendre la pilule du lendemain.



A pharmacist
in East London refused to sell the morning-after pill because it is against
her religious beliefs, the Sunday Mirror reports. Sabina Easmin, who is a
Muslim, reportedly told her customer, Katie Richardson: "I'm sorry I can't
sell it to you because it's against my beliefs." Miss Richardson commented  "I
was amazed she refused to give me it. If she has religious objections, why do
the job?" [Sunday Mirror.co.uk, 27 February]



Leaders of
three American Catholic organisations - the Conference of Catholic Bishops,
the Catholic Medical Association and the Catholic Health Association - have
signed a letter urging Senators to vote against rescinding an amendment which
protects health care providers who refuse to be involved with abortion. The
Hyde/Weldon Amendment, approved last December, is under attack from Senator
Barbara Boxer, who is proposing its abolition. The letter to the US Senate
states: "Current law already allows individual and institutional health care
providers to freely choose to provide abortions, and the Hyde/Weldon
Conscience Protection Amendment does not alter this reality. All the amendment
does is help 'level the playing field' for those who decline to provide
abortions.If you hold a pro-life position, this will be an easy vote. If you
see yourself as 'pro-choice,' this is an opportunity to affirm that your
commitment to 'choice' includes respect for everyone's choices on abortion. We
hope for an overwhelming Senate vote against rescinding the Hyde/Weldon
Conscience Protection Amendment." [United States Conference of Catholic
Bishops, 23 February] www.spuc.org 20050228















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49. 
UK : majorité des
britanniques favorable à la réduction du délai légal d’avortement




« L'avortement s'est invité dans la campagne électorale britannique contre la
volonté du Premier ministre Tony Blair, le chef de l'opposition Michael Howard
et les principales autorités religieuses souhaitant une révision de la loi
autorisant les avortements jusqu'à vingt quatre semaines
de grossesse. Le
chef de l'Eglise anglicane, Rowan Williams, a ajouté sa voix ce week-end au
choeur des partisans d'une révision de la loi de 1967, au nom des progrès
scientifiques faits depuis pour mieux connaître le fœtus et sauver les
prématurés. "Que ce soit les éléments concernant la sensibilité du fœtus aux
stimuli extérieurs, y compris la souffrance, la nature de la conscience
foetale ou la possibilité de sauver" les bébés nés prématurément, la tendance
est à reconnaître "des droits au fœtus", a écrit Rowan Williams dans le Sunday
Times. "Il y a dans ce pays, y compris chez les jeunes, une lame de fond de
dégoût" à l'égard de l'avortement, a affirmé le guide spirituel des 70
millions d'Anglicans dans le monde, estimant "impossible de considérer
l'avortement comme autre chose que l'interruption d'une vie humaine".



En
Grande-Bretagne, l'avortement est légal jusqu'à vingt quatre semaines de
grossesse, alors que les progrès de la médecine permettent aujourd'hui de
sauver des bébés nés au même stade de gestation.




Une majorité de Britanniques (59%) est en faveur d'une réduction de ce délai,
contre 24% qui ne veulent pas le changer, selon un sondage publié dimanche. Le
débat avait été amorcé l'an dernier en Grande-Bretagne avec la publication
d'images in utero montrant un fœtus de 12 semaines s'étirant et donnant des
coups de pied, d'autres fœtus âgés de 14 à 15 semaines, suçant leur pouce et
bâillant, ou ouvrant les yeux à 18 semaines. Lord Steele, promoteur de la loi
de 1967, avait alors lui-même demandé que soit réduit le délai légal pour
avorter. 181.600 interruptions de grossesse (IVG) ont eu lieu en 2003 en
Angleterre et au Pays de Galles, en hausse de 3,2% sur un an. 23.133
avortements, soit 13% du total, ont eu lieu après 12 semaines de grossesse. En
outre, 7.994 IVG ont eu lieu en Ecosse. Le débat a pris une nouvelle ampleur
la semaine dernière lorsque le chef des Conservateurs, Michael Howard, s'est
dit, dans un entretien au magazine féminin Cosmopolitan, prêt à voter pour une
réduction à 20 semaines du délai légal. Interrogé lui aussi par "Cosmo", Tony
Blair s'est en revanche prononcé pour le statu quo. Le chef des Catholiques
d'Angleterre, le cardinal Cormac Murphy O'Connor, a saisi la balle au bond,
approuvant la position de Michael Howard, alors que son Eglise est
généralement perçue comme plutôt favorable au Labour. Le cardinal a suggéré à
ses fidèles de prendre en compte, entre autres, l'opinion des candidats sur
"le droit à la vie", lorsqu'il mettront leur bulletin dans l'urne, lors des
élections législatives attendues le 5 mai. Le débat alimente de nombreux
articles et éditoriaux dans la presse depuis une semaine. Le grand rabbin de
Grande-Bretagne, Jonathan Sachs, a estimé que l'avortement est souvent utilisé
"comme une simple commodité". Toute société civilisée devrait être
"sérieusement alarmée" par le nombre d'avortements, a renchéri Iqbal Sacranie,
le secrétaire général du Conseil des musulmans de Grande-Bretagne. Derrière ce
débat, se profile la perspective de voir les sujets "moraux" faire irruption
dans la vie politique, comme aux Etats-Unis. Tony Blair a souhaité que
l'avortement ne soit pas un enjeu de la campagne électorale. "L'avortement est
un enjeu légitime de l'élection" car la loi est faite au parlement,
argumentait au contraire lundi le Daily Telegraph (conservateur). » 21 mars
2005 (AFP- Catherine FAY de LESTRAC)



 



Avis de l’Alliance pour
les Droits de la Vie:

On constate ici que, comme aux Etats-Unis avec le scandale de l’avortement
tardif par « naissance partielle », c’est par les développements les plus
outranciers de l’avortement que l’on peut commencer à obtenir la remise en
cause de leur légalité et entamer ainsi, progressivement, la reconquête d’un
droit à la vie. Cela ne signifie pas qu’il soit légitime de cautionner un
quelconque droit à l’avortement ; mais l’exemple anglais nous inciterait par
exemple à axer nos arguments actuels sur l’avortement à domicile instauré (en
France) fin 2004 et dont plus de la moitié des femmes considèrent «qu’il va
dans le mauvais sens car il risque de banaliser le recours à l’IVG » Sondage
BVA –Alliance pour les Droits de la Vie janvier 2005. A ce propos, rappelons
que l’article 73 de l’Evangile de la Vie encourage les parlementaires
dont la position contraire à l’avortement est connue de tous à proposer et
voter les dispositions restreignant l’avortement légal.
















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50. 
Chine : la diminution des naissances de filles en Chine bouleverse la
démographie



Pour lutter contre la
diminution des naissances de filles, le gouvernement chinois a decidé de punir
sévèrement les avortements de foetus féminin. Les parents qui demanderont une
échographie afin de connaître le sexe de leur enfant seront pénalisés. Il y
aurait actuellement 119 garcons qui naîtraient pour 100 filles. Il s'agit
d'une conséquence immédiate de la politique de l'enfant unique dans un pays ou
les familles souhaitent majoritairement avoir un garçon. Le gouvernement mène
une campagne de lutte contre cette discrimination sexuelle qui sera la cause
de graves problèmes de société. Un programme national permet aux filles de ne
pas payer de droit de scolarité et des avantages sociaux sont accordés aux
familles ayant une fille unique.

Sources :
Center for genetics and society,



http://www.genetics-and-society.org/newsdisp.asp?id=698















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51. 
Autriche : le caractère eugénique de la législation



La Ministre fédéral de la
santé et de la condition féminine, Marie Rauch- Kallat, a critiqué durement le
soi-disant « caractère eugénique » de la législation sur l'avortement. En
participant à un débat à l’occasion du 30ème anniversaire de l'entrée en
vigueur de la loi des termes, Mme Rauch- Kallat a parlé "d'une honte pour
l'Autriche". En Autriche, la loi autorise l'avortement après le 3éme mois de
grossesse s’il existe le "risque sérieux" que l’enfant à naître présente un
handicap physique ou mental. Fondation Guilé 20050310 www.kath.net















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Euthanasie – Soins palliatifs


52. 
Lire : « La tentation de l'euthanasie »



Patrick Verspieren,
Marie-Sylvie Richard, Jacques Ricot.



La controverse sur
l'euthanasie a pris en France une grande ampleur...



Il est devenu urgent de
rendre compte des multiples manières de soulager aujourd'hui la souffrance
humaine et de proposer, à la lumière de cette expérience, des repères éthiques
qui fassent pleinement droit à la dignité humaine.



La réflexion proposée par
les auteurs s'organise autour de quatre pôles. Ils s'attachent d'abord à poser
clairement les termes du débat.



Comment définir
l'euthanasie ? Que se cache-t-il derrière la demande d'une mort accélérée ?
Puis ils interrogent l'expérience acquise dans le soin. Que faire, lorsqu'il
semble qu'il n'y a plus rien à faire ? Selon quels critères décider d'arrêter
un traitement ou de diminuer la conscience du malade ?



Ils examinent ensuite les
propositions de changement du cadre légal, et les conséquences de la
légalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas. Ils développent enfin les
fondements philosophiques des repères proposés. Précis et argumenté, ce livre
sera précieux pour tous ceux qui cherchent à voir clair dans le débat actuel
sur l'euthanasie.



Patrick Verspieren est
jésuite, enseignant d'éthique médicale. Marie-Sylvie Richard est médecin, chef
de service d'une unité de soins palliatifs. Jacques Ricot, est philosophe.



Repères éthiques et
expériences soignantes, Desclée de Brouwer















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53. 
Pays-Bas : des nouveaux-nés sans espoir.



Dans un article publié par
The New England Journal of Médicine, deux médecins hollandais - Eduard
Verhagen et Pieter J. J. Sauer, de l'Université de Groningen - défendent
l'euthanasie des nouveau-nés sous certaines conditions. Ces médecins
prétendent avoir élaboré de sévères directives pour cette pratique appelées
"Protocole de Groningen". Comme l’observe Douglas J. Sorocco, avocat
d'Oklahoma City atteint de spina bifida, les médecins sont trop rapides pour
juger un nouveau-né "sans espoir".



Babies born
into what is certain to be a brief life of grievous suffering should have
their lives ended by physicians under strict guidelines, according to two
doctors in the Netherlands. The doctors, Eduard Verhagen and Pieter J. J.
Sauer of the University Medical Center in Groningen, in an essay in today's
New England Journal of Medicine, said they had developed guidelines, known as
the Groningen protocol. The guidelines have been described in some news
reports over the last several weeks, and the authors said they wrote their
essay to address "blood-chilling accounts and misunderstandings." "We are
convinced that life-ending measures can be acceptable in these cases under
very strict conditions," the authors wrote. Those conditions include the full
and informed consent of the parents, the agreement of a team of physicians,
and a subsequent review of each case by "an outside legal body" to determine
whether the decision was justified and all procedures had been followed. [...]
The question under consideration now is whether deliberate life-ending
procedures are also acceptable for newborns and infants, despite the fact that
these patients cannot express their own will," the authors wrote. "Or must
infants with disorders associated with severe and sustained suffering be kept
alive when their suffering cannot be adequately reduced?" The doctors divided
the newborns who might be considered for end-of-life decisions into three
groups. The first is made up of infants "with no chance of survival" because
of severe underlying diseases. Babies in the second group have "a very poor
prognosis and are dependent on intensive care." Although intensive treatment
might help them to survive, "they have an extremely poor prognosis and a poor
quality of life." The third group has a "hopeless prognosis" and experience
"what parents and medical experts deem to be unbearable suffering," whether or
not they need intensive medical care. Within this group, the doctors include
"a child with the most serious form of spina bifida," a condition in which the
spinal column does not close completely. Dr. Verhagen said that he did not
question the quality of life of people like Mr. Sorocco, but argued that there
was no comparison between those healthy people and the developmentally
devastated newborns described in his paper. Arthur Caplan, a professor of
bioethics at the University of Pennsylvania, said he could not imagine such
guidelines and practices becoming the norm in the United States. "It's not
acceptable to the culture," he said. The doctors in the Netherlands appeared
to agree. "This approach suits our legal and social culture," they wrote, "but
it is unclear to what extent it would be transferable to other countries."


The New York Times – 20050311















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54. 
Réponse de l’Association mondiale des médecins chrétiens : euthanasie
des enfants comme chez les nazis ?



Responding to
a just-published article in the New England Journal of Medicine, the head of
the nation's largest faith-based association of physicians today responded to
revelations that Dutch doctors now openly euthanize infants.



David
Stevens, M.D., Executive Director of the 17,000-member Christian Medical
Association, said, "The tragic irony is that Dutch doctors once risked their
lives to oppose the Nazi euthanasia program. Dutch euthanasia doctors today
indignantly contrast their motives with the Nazis', yet there is little
difference in the final result between the involuntary euthanasia of Dutch
infants and non-consenting adults and the Nazi euthanasia program.



"In just a
few generations since World War II, the Netherlands has slid from firm
opposition to medical killing to tolerating it illegally to endorsing it in
law and now to expanding it to children. On the face of it, Dutch euthanasia
is all about pain and suffering and patient autonomy, but in reality, Dutch
euthanasia is all about money, convenience and physician autonomy.



"Dutch
elderly patients were the first to feel the dark force of the euthanasia
culture, as they faced life-threatening illness while fearing the lethal
needles of life-threatening doctors. Now euthanasia has found its ultimate
victim in infants who are unable to speak for themselves and powerless to
defend their own right to life.



"Once
promoted as the ultimate exercise in autonomy, the published evidence of
thousands of involuntary medically induced deaths makes it clear that
euthanasia is the fastest way to lose one's autonomy. Dutch euthanasia
activists like to say they keep euthanasia out in the open and not behind
closed doors. Yet after the evidence came to light that Dutch doctors were
killing nearly 1,000 patients a year without the patients' consent, they
simply shrugged their shoulders and mused that the patients would have wanted
to die anyway.



Dr. Stevens
responded to an article in the March 10 issue of the New England Journal of
Medicine, “Infant Euthanasia in the Netherlands” by Eduard Verhagen and Pieter
Sauer.



Contact:
margie@cmdahome.org. The Christian Medical Association















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55. 
Belgique : les mineurs hors de la loi



Selon certaines
estimations, entre 100 et 200 enfants meurent chaque année d'une affection
terminale. L'euthanasie des mineurs reste toutefois un sujet  tabou. Le cas de
figure avait été évoqué lors de l'adoption de la loi dépénalisant l'euthanasie
en mai 2002, mais avait été évacué pour des raisons idéologiques et des motifs
plus pratiques. Il est apparu en effet difficile d'ouvrir l'euthanasie aux
mineurs en raison de leur incapacité juridique. Les sénateurs ont préféré
laisser les choses en l'état: lors d'un cas critique, permettre à l'entourage
du mineur d'invoquer l'état de nécessité devant un tribunal afin de mettre fin
à des douleurs inapaisables.


www.lalibre.be

20050221



(Ndlr : pourquoi la
journaliste de LLB a-t-elle cru bon de placer cet article à côté de l’article
sur la mort d’Adrien ?)













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56. 
Belgique: un subside pour former les médecins flamands à la pratique de
l’euthanasie.



Dat België één
der meest immorele landen ter wereld is, blijkt ook uit de euthanastepraktijk.
In België sterven jaarlijks 100.000 mensen. Sinds september 2002 is euthanasie
wettelijk toegelaten. Al heeft ons land samen met Nederland de meest
verregaande euthanasiewet ter wereld, toch mag euthanasie alleen onder
voorwaarden. Bovendien moet elk geval gerapporteerd worden. De voorzitter van
de Federale Controle en Evaluatiecommissie die op deze rapportering toekijkt,
is de Brusselse professeur Wim Distelmans.



Wanneer we naar
die rapportagecijfers kijken, merken we dat euthanasie amper voorkomt. Tijdens
de eerste 15 maanden na de legalisatie werden 259 gevallen gemeld, zijnde
0,25% van het aantal overlijdens. Daarvan deden zich 216 gevallen in
Vlaanderen voor.



Niettegenstaande
het verwaarloosbare aantal euthanasiegevallen, besloot minister van
Volksgezondheid Rudy Demotte in januari 2005, om de 200 Vlaamse Leif-artsen
(Levens Einde Informatie Forum-artsen) een overheidssubsidie te geven. Leif is
een netwerk van Distelmans, bestaande uit artsen die bereid zijn euthanasie te
plegen. Het is de bedoeling dat elke Vlaming in de buurt van zo’n Leif-artsen
woont zodat elke Vlaming zijn "recht” op euthanasie kan laten gelden. Waarom
hebben die 200 leifartsen echter een overheidssubsidie nodig voor die luttele
200 euthanasiegevallen die zich jaarlijks in Vlaanderen voordoen?



Of doet zich bij
euthanasie hetzelfde fenomeen voor als bij abortus? De artsen vegen aan de
wettelijke rapporteringsplicht humn voeten en euthanaseren er zonder enige
controle op los, zelfs ongedacht of de patiënten om euthanasie hebben
verzocht? VLD-senator en arts Patrik Vankrunkelsven zei eind vorig jaar dat
hij het aantal gevallen van actieve euthanasie op 13.000 per jaar raamde (Het
Laatste Nieuws, 10 dec. 2004). Dat is meer dan één op tien van alle
sterfgevallen. De politici zouden zich in plaats van om ons “recht op
euthanasie" beter bekommeren om ons "recht op geen euthanasie." Peper & Zout,
maart 2005














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57. 
« Selon l’Eglise, le patient en état végétatif est une personne humaine
»



Entretien avec Gian Luigi
Gigli, Président de la FIAMC


L’expression « état végétatif » a des « connotations
irrespectueuses » qui sous-entendent un manque d’humanité chez le patient,
déclare le docteur Gian Luigi Gigli, Président de la Fédération Internationale
des Associations Médicales Catholiques, lors d’une interview accordée à Zenit.



G. L. Gigli est co-auteur,
avec le docteur Nathan D. Zasler, du livre « Life-sustaining treatments in
vegetative state: scientific advances and ethical dilemmas » (Traitements de
maintenance de la vie en état végétatif : progrès scientifiques et dilemmes
éthiques), publié dans un numéro spécial de la revue Neurorehabilitation,
édité par la


Iospress
.
Ce livre est le fruit d’un congrès sur ce même thème.



Zenit : Qu’entend-on par
état végétatif et que dit l’Eglise à ce sujet ?



G. L. Gigli:

L’état végétatif s’observe
chez certains patients à la sortie du coma et est caractérisé par une
condition de veille prolongée pendant laquelle le patient n’a conscience ni de
lui-même ni de son environnement. La physiopathologie de ce problème n’est pas
claire et les lésions cérébrales qui peuvent le favoriser sont de différents
types et se situent à différents endroits.



Le patient, même s’il
alterne sommeil et état de veille, ne manifeste aucune réponse importante. Ce
n’est pas un malade terminal et il n’a pas besoin de machines pour assurer les
fonctions vitales. Cependant il a besoin de soins, en particulier d’être
hydraté et nourri, parfois par voie buccale, mais plus souvent par sonde
rhino-gastrique ou une canule dans la parois de l’abdomen, la PEG
(Percutaneous Endoscopic Gastrostomy, ndlr).



Pour l’Eglise, un patient
en état végétatif est une personne humaine, il a besoin de soins d’ordre
affectifs. Le débat qui a animé les moralistes et les institutions sanitaires
catholiques dans le passé portait sur le prolongement indéfini de
l’hydratation et de la nutrition, même quand il semble ne plus y avoir la
moindre espérance d’un retour, même partiel, de la conscience.



Certains ont vu le
prolongement de l’hydratation et de la nutrition comme un acharnement
thérapeutique, d’autres ont interprété la suspension des soins comme une
euthanasie par omission, vu les conséquences mortelles inévitables qui en
découlent. En dehors de l’Eglise, la communauté scientifique, les magistrats
et certains membres de la famille exercent de très fortes pressions pour
obtenir la suspension de l’hydratation et de la nutrition, pressions fondées
sur une vision de la vie privée de toute valeur, quand sa « qualité » diminue
fortement.



Plus fortes encore sont
les résistances de ceux qui voient dans de telles procédures une méthode
subreptice pour autoriser l’euthanasie dans les pays où la loi la condamne, en
l’étendant ensuite, comme cela est déjà arrivé, à d’autres cas comme la
démence, le retard mental, l’ictus cérébral grave.



Zenit : Dans quelle mesure
l’état végétatif est-il vraiment « végétatif » ?



G. L. Gigli:

Au-delà de l’expression,
qu’il faudrait changer à cause de ses connotations irrespectueuses qui
sous-entendent une non-humanité du patient, il reste le fait que nous ne
pouvons pas exclure la perception basique de la douleur et des études ont
montré que certains processus de reconnaissance des stimuli persistent.



La sédation systématique
des patients dans les 15 jours qui séparent l’arrêt de l’hydratation et de la
nutrition de leur mort, est une preuve indirecte qu’il existe un réel doute
d’ordre neuroanatomique et neurophysiologique quant à l’absence totale de
perception de la douleur chez ces patients.



’état végétatif est trop
souvent diagnostiqué avec une excessive désinvolture, avec un grand
pourcentage de diagnostics inexacts, même au sein d’institutions sanitaires
qualifiées. Il ne faut surtout pas le confondre avec d’autres conditions
neurologiques où l’on peut observer un état de réduction prolongée des niveaux
de la conscience.



Zenit : Quelle est la
nouveauté du discours prononcé par le pape, le 20 mars dernier, au sujet des
traitements de soutien vital aux patients en état végétatif (cf.


Zenit, 22 mars 2004
)
?



G. L. Gigli:

Le Saint Père, lors d’un
discours historique, a mis les points sur les « i » pour éviter d’autres
problèmes, au moins dans le milieu catholique, en demandant par exemple que
l’hydratation et la nutrition ne soient pas suspendus, comme cela s’est
malheureusement passé dans certains hôpitaux catholiques nord-américains.



Malgré les tentatives des
moralistes et des institutions sanitaires catholiques de redimensionner la
portée du discours du pape, son message est très clair. Pour le pape, les
jugements sur la qualité de la vie et sur les coûts de l’assistance ne peuvent
prévaloir sur le respect dû à la vie du patient. L’hydratation et la nutrition
doivent être considérés comme des moyens ordinaires et proportionnés à leur
but initial qui est de nourrir le patient.



Ces dernières sont
moralement obligatoires, même si elles sont administrées au moyen d’une
canule. La probabilité même élevée que le patient ne puisse recouvrir la
conscience ne peut en aucun cas, pour le pape, justifier l’interruption des
soins de base, hydratation et nutrition incluses, car cela serait au contraire
une sorte d’euthanasie par omission.



Le pape nous a invités à
améliorer la qualité du niveau de vie de nos sociétés en soutenant les
familles des patients en état végétatif avec une attention et une solidarité
particulières.



Suite à ces paroles, je
crois que pour un médecin, une infirmière ou une institution sanitaire
catholique, la nutrition et l’hydratation ne peuvent être interrompus que
s’ils ne produisent plus l’effet qu’ils devraient produire, ou s’ils
deviennent un fardeau insupportable pour le patient (qui semble cependant
pouvoir les supporter sans problème pendant des années) ou pour les proches
(ce qui ne devrait pas arriver dans des pays civilisés où l’assistance de base
n’est pas un luxe).



Zenit : L’autre auteur de
ce livre, Nathan Zasler, est un médecin Juif. Y a-t-il un point d’entente
entre les catholiques et les juifs sur le problème du traitement de nutrition
et d’hydratation dans l’état végétatif ?



G. L. Gigli:

Le monde juif est très
diversifié. L’article du Rabin E. N. Dorff énonce clairement que pour la
majorité des rabbins orthodoxes et pour beaucoup de rabbins conservateurs, le
médecin a le devoir de faire tout son possible pour maintenir en vie le
patient en état végétatif.



D’autres rabbins
permettent qu’il n’y ait pas de traitements, mais n’acceptent pas qu’ils
soient suspendus s’ils ont été commencés. Les juifs réformés et les juifs
sécularisés tendent au contraire à décider selon la conscience. Il semble
cependant que la tradition juive hésite encore à suspendre ou non les
traitements comme l’hydratation et la nutrition, desquels dépend la vie du
patient en état végétatif. 20050327













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58. 
USA : Terri Schiavo : intervention exceptionnelle de l'Académie
pontificale pour la vie
 



Lors d'une intervention
exceptionnelle, Mgr Elio Sgreccia, président de l'Académie pontificale pour la
Vie a demandé de ne pas laisser mourir Terri Schiavo. Rappelons que la vie de
cette dernière est suspendue à une décision de justice qui doit décider ou non
de retirer la sonde gastrique qui lui permet de continuer à être alimentée et
hydratée.



Or Terri Chiavo est
toujours capable de réagir à des stimulations externes. Si la sonde lui est
ôtée, elle mourra de faim et de soif.



L'Académie pontificale
pour la Vie n'a pas l'habitude d'intervenir en faveur de cas spécifiques mais
"le silence dans ce cas  pouvait être interprété comme une approbation, avec
des conséquences qui dépasseraient largement le cas spécifique" a précisé Mgr
Sgreccia. "D’après ce que nous avons appris, Madame Terri Schiavo semble se
trouver dans une sorte d’état végétatif subliminal, à la limite de la
conscience, que l’on pourrait définir comme "état minimum de conscience" "
a-t-il précisé.



Mgr Sgreccia a regretté
que Madame Terri Schiavo n'ait pas été soumise à des examens médicaux
officiels et des expertises permettant de mieux connaître son état
neurologique. Il a rappelé qu'aucune décision concernant la vie d'une personne
ne pouvait être prise légalement sans ces expertises.



« Madame Terri Schiavo
peut en tout cas être considérée comme une personne humaine vivante, privée
d’une conscience totale, dont les droits juridiques doivent être reconnus,
respectés et défendus », a affirmé le président de l'Académie pontificale pour
la Vie. Pour Mgr Sgreccia si la sonde gastrique était retirée à Mme Schiavo,
il s'agirait d'une euthanasie directe : «Priver une personne de l’accès à la
nourriture et à l’eau constitue un moyen de tuer cette personne, poursuit Mgr
Sgreccia. [...] En tenant compte exclusivement des aspects médicaux et
anthropologiques du cas, nous sentons le devoir d’affirmer que cette décision
va contre les droits de la personne de Madame Terri Schiavo et constitue par
conséquent un abus de l’autorité juridique » a t-il ajouté.



Pour conclure il a rappelé
que si cette décision était confirmée, elle créerait «un précédent juridique
et présenterait en réalité l’euthanasie comme un droit devant les Cours des
Etats-Unis, avec les graves conséquences que l’on peut facilement imaginer
pour la vie de nombreuses autres personnes plus ou moins autonomes, dans ce
pays et ailleurs ».


www.zenit.org

20050313















top6


59. 
Hydratation alimentation et état végétatif



Le Dr Gian
Luigi Gigli, président de la Fédération Internationale des associations
médicales catholiques a rappelé au cours d'une interview qu'un "patient dans
un état végétatif, est une personne humaine".



Un état
végétatif est constaté chez un patient qui est sorti du coma mais qui reste
faible et inconscient et ce, de manière prolongée. Le malade doit alors être
nourri et hydraté artificiellement et souvent même via une sonde. Les
discussions entre les moralistes et les institutions catholiques ont porté
justement sur ces questions d'alimentation. Le Dr Gigli dénonce que certains
aient vu dans cette prolongation de l'alimentation et de l'hydratation une
thérapie agressive, et que d'autres l'aient interprété comme une euthanasie
"par omission de soins" considérant l'issue fatale inévitable.



Le Dr
Gigli rappelle que dans un état végétatif (dont il dénonce le nom estimant
qu'il ne prend pas en compte la dimension humaine du patient),  le malade
continue à percevoir faiblement la douleur puisqu'il a été montré qu'il
réagissait aux stimuli. Une preuve indirecte est qu'après avoir cessé les
soins d'alimentation et d'hydratation, les malades reçoivent un sédatif
jusqu'à ce que la mort survienne.



Le Dr
Gigli regrette que l'état végétatif soit trop souvent diagnostiqué à la hâte.
Il rappelle que le Pape a récemment déclaré que la qualité de la vie et le
coût des soins ne pouvaient pas prévaloir sur le respect du à la vie du
patient. Il a enfin rappelé que nourrir et hydrater un patient étaient
moralement obligatoire.




www.genethique.org

20050307














top6


60. 
Belgique: fin de vie : on arrête aussi la nutrition et l’hydratation :
une étude de la VUB.



Terwijl de
Verenigde Staten in rep en roer staan over de vraag of de kunstmatige voeding
van de hersendode Terri Schiavo gestopt mag worden, leert een nieuwe studie
van de VUB (Vrije Universiteit Brussel) dat in België 27 procent van de
overlijdens het gevolg zijn van het stopzetten of niet opstarten van een
medische behandeling, zoals het niet langer geven van voeding.



Vorig jaar werd
in het medisch vaktijdschrift The Lancet een studie gepubliceerd waaruit
blijkt dat 38 procent van de Belgische sterfgevallen te maken heeft met
medische beslissingen. De 38 procent sterfgevallen waarbij een arts
levensverkortend tussenbeide komt, vallen uiteen in drie groepen: in 15
procent van de gevallen gaat het om het stoppen of niet voortzetten van de
behandeling, in 22 procent om het verhogen van de pijnbehandeling met een
vervroegd levenseinde tot gevolg en slechts in 1,8 procent om het geven van
geneesmiddelen met de uitdrukkelijke bedoeling het leven te verkorten.

(tb)




www.rknieuws

20050327 redpris du journal “De morgen”















top7


61. 
Appel des médecins catholiques pour sauver Terri Schindler-Schiavo



La Fédération
Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) demande aux
autorités américaines d'intervenir pour sauver la vie de Terri
Schindler-Schiavo, condamnée à mourir par manque d'alimentation et
déshydratation si la justice en décide ainsi. La FIAMC appelle les évêques des
Etats-Unis à mobiliser toutes leurs ressources et influences pour empêcher
"cette tragédie". L'association condamne que la décision de vie ou de mort
d'une personne se fasse d'après une évaluation subjective de sa seule qualité
de vie. La FIAMC rappelle que Mme Schiavo, qui réagit à certaines stimulations
extérieures, n'est pas dans un état clinique végétatif. Pour l'association,
laisser mourir cette femme par manque d'alimentation et déshydratation serait
une perversion de la médecine, une source de discrimination entre les hommes
et une atteinte à la dignité de l'homme et à la démocratie. S'il est décidé
que Terri Schindler-Schiavo doit mourir, ce sera une décision sans précédent
aux Etats-Unis, une porte ouverte à l'euthanasie.













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62. 
Belgique / Suisse / Pays-Bas: traitement en fin de vie: oui ou non?



Une étude montre que selon
les pays, les médecins réagissent différemment face aux traitements en fin de
vie.



Se pose inévitablement la
question de l’alimentation et de l’hydratation artificielle.



Whether or
not a European patient will receive life-prolonging treatment when they are
near death may depend on the country in which they live, according to new
study.



Reporting in
the Feb. 28 issue of Archives of Internal Medicine, researchers at the
University of Zurich, in Switzerland, sent questionnaires on end-of-life care
to physicians across Europe. They asked doctors about treatment decisions for
terminal patients cared for between June 2001 and February 2002.



Decisions
not
to treat were reported for 41 percent of deaths in Switzerland, 30
percent in the Netherlands, 27 percent in Belgium, 23 percent in Denmark, 22
percent in Sweden and 6 percent in Italy
.



Medication
was the treatment most frequently foregone in all of the countries except
Italy. Forgoing hydration or nutrition treatment was also common.



"In all of
the participating countries, life-prolonging treatment is withheld or
withdrawn at the end of life," the authors wrote. "In older patients and
outside the hospital, physicians prefer not to initiate life-prolonging
treatment at all, rather than stop it later."



The National
Institutes of Health has more about



end-of-life care
.















top7


63. 
Belgique :  première unité de soins palliatifs des hôpitaux publics
bruxellois.



«Aider les patients à
mourir dans la dignité»



Papyrus, c'est le nom de
la toute nouvelle unité de soins continus et palliatifs, ouverte depuis le 31
janvier au CHU Brugmann, à Bruxelles. Elle accueille les patients atteints de
maladies incurables qui évoluent, à plus ou moins brève échéance, vers la fin
de leur vie. «C'est avant tout un lieu de vie. Il ne s'agit en aucun cas
d'un mouroir»
, explique Annie Drowart, responsable de la nouvelle unité.



Soucieuse de ramener les
soins palliatifs au centre des préoccupations du personnel hospitalier, la
jeune médecin a convaincu Daniel Désir, directeur général de l'hôpital, de
construire l'unité au centre du CHU, entre les bâtiments de médecine et de
psychiatrie. Après deux ans de gestation, le projet s'est enfin concrétisé. Le
CHU Brugmann devient ainsi le premier hôpital du réseau public à disposer de
son unité de soins palliatifs. «Les soins continus et palliatifs doivent
devenir une activité fondamentale de l'hôpital»
, a confirmé Daniel Désir.



Accueil des familles



Le nouveau bâtiment
comprend huit chambres, équipées chacune d'une salle de douche. Actuellement,
six d'entre elles sont déjà occupées. L'unité dispose aussi d'une cuisine et
d'un salon pour accueillir les familles des malades. «Cela permet aux
patients qui ne pourront plus retourner chez eux de recréer un semblant
d'ambiance familiale»
, explique Annie Drowart.



L'unité reste ouverte
24h/24 et une équipe de douze bénévoles, accompagnée de médecins,
psychologues, kinésithérapeutes, infirmières se relaient pour rendre «plus
supportable»
la fin de vie de ces personnes. Déjà, de nouveaux projets se
bousculent, comme celui de mettre en place un espace d'accueil pour les
enfants et petits-enfants de patients, ouvert le mercredi après- midi et
éventuellement le week-end.



Pour Jean-Paul Van Vooren,
président de la plate-forme bruxelloise des soins palliatifs, «une grande
démarche a, ici, été accomplie. Cependant, huit lits, c'est bien mais c'est
une solution pour quelques patients et c'est encore trop peu au regard du
nombre de personnes qui décèdent. Par ailleurs,
poursuit-il, tout le
monde doit pouvoir bénéficier d'une telle approche de soins palliatifs sans
devoir nécessairement mourir dans les trois mois qui suivent».



Limiter la souffrance



La question des soins
palliatifs pour accompagner les malades en fin de vie est devenue une
véritable question d'actualité, tout comme l'euthanasie. «Notre attitude
face à la mort a évolué
, explique Claude Javeau, professeur de sociologie
à l'université libre de Bruxelles et «sociologue de service» au CHU Brugmann.
Pendant longtemps on a cru que la souffrance était rédemptrice, qu'il fallait
mériter son paradis. C'est faux. La souffrance ce n'est pas bien. Accompagner
les personnes en fin de vie, en limitant leurs douleurs et leur désarroi
psychologique, c'est aider ces personnes à mourir dignement.»


www.lalibre.be

20050316













top7


64. 
Belgique : un sursis pour les centres de jour


Menacés de fermeture, la dizaine de centres de jour
pour soins palliatifs créés à titre expérimental ont obtenu un sursis. Le
Comité de l'assurance de l'assurance-maladie a décidé lundi que ces centres
pouvaient poursuivre leur activité jusqu'au 1er mai. D'ici là, de nouveaux
projets seront élaborés, répondant mieux aux attentes des patients. Le taux
d'occupation des centres avait en effet été jugé largement insuffisant.

www.lalibre

20050305















top7


65. 
Pays-bas: les médecins veulent plus d’exigences que la loi n’en
imposent.



’Strengere eis
aan euthanasie’



Artsen moeten
bij euthanasie, levensbeëindiging zonder verzoek of bij staken van een
behandeling, zorgvuldiger te werk gaan dan de wet vereist. Rechters en
toetsingscommissies stellen meer eisen dan de zes zorgvuldigheidseisen die in
de Euthanasiewet staan.



Dat blijkt uit
een woensdag gepubliceerd onderzoek van artsenorganisatie KNMG naar
rechterlijke uitspraken tussen 1980 en 2004. Daaruit blijkt dat de commissies
bijvoorbeeld ook de tijd tussen het euthanasieverzoek en de uitvoering daarvan
in hun oordeel meewegen. Verder kijken ze naar de relevantie van toekomstig
lijden, de levensbeëindiging van comateuze patiënten en de vraag of euthanasie
door een niet-behandelend arts mogelijk is. Door de uitspraken ontstaat een
verfijnder stelsel van zorgvuldigheidseisen volgens KNMG.





http://knmg.artsennet.nl/uri/?uri=AMGATE_6059_100_TICH_R148614417427660




www.rknieuws.net

20030310














top7


66. 
L’Académie pontificale pour la Vie a lancé un appel en faveur de Terri
Schiavo



Lors d’une intervention
exceptionnelle, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de ne pas laisser
mourir Terri Schiavo, la femme américaine que les tribunaux des Etats-Unis ont
demandé de cesser d’alimenter de manière artificielle.



Lorsque les sondes lui
seront enlevées, Terri Schiavo, qui ne se trouve pas tout à fait dans un état
végétatif car elle est capable de réagir à des stimulations externes, mourra
de faim et de soif.



Les parents de T. Schiavo
ont protesté contre la décision du juge.



Mgr Elio Sgreccia,
président de l’Académie pontificale pour la Vie a expliqué que « ce n’est pas
l’habitude de cette Académie d’intervenir en faveur de cas spécifiques de
souffrance humaine ou de menace contre la vie ».



« Toutefois, a-t-il
déclaré samedi au micro de Radio Vatican, le cas de Madame Terri Schiavo va
au-delà de la situation individuelle en raison de son caractère exemplaire et
de l’importance que les médias lui ont à juste titre accordée ».



« Le silence, dans ce cas,
pouvait être interprété comme une approbation, avec des conséquences qui
dépasseraient largement le cas spécifique. D’après ce que nous avons appris,
Madame Terri Schiavo semble se trouver dans une sorte d’état végétatif
subliminal, à la limite de la conscience, que l’on pourrait définir comme
‘état minimum de conscience’ ».



« La patiente n’a
malheureusement pas été soumise à des examens médicaux officiels et des
expertises permettant de clarifier son état neurologique exact, a poursuivi
Mgr Sgreccia. Aucune décision concernant la vie d’une personne ne devrait être
prise légalement sans ces expertises, et lorsque cela est nécessaire, on
devrait également comparer les examens effectués par différents experts ».



« Madame Terri Schiavo
peut en tout cas être considérée comme une personne humaine vivante, privée
d’une conscience totale, dont les droits juridiques doivent être reconnus,
respectés et défendus », affirme l’évêque italien.



Pour cette raison,
poursuit le président de l’Académie créée par le pape en 1994, « le retrait de
la sonde gastrique d’alimentation chez cette personne, dans ces conditions,
peut être considéré comme une euthanasie directe ».



« Dans ce cas la sonde
gastrique d’alimentation ne peut pas être considérée comme un ‘moyen
extraordinaire’, ni un moyen thérapeutique. Elle fait intégralement partie du
système par lequel Madame Terri Schiavo peut être alimentée et hydratée ».



« Priver une personne de
l’accès à la nourriture et à l’eau constitue un moyen de tuer cette personne,
poursuit Mgr Sgreccia. La décision d’enlever la sonde gastrique qui alimente
Madame Terri Schiavo a été prise par un juge. Nous ne voulons pas entrer dans
des considérations secondaires concernant le cas de Terri Schiavo, comme les
problèmes familiaux ou économiques. Mais en tenant compte exclusivement des
aspects médicaux et anthropologiques du cas, nous sentons le devoir d’affirmer
que cette décision va contre les droits de la personne de Madame Terri Schiavo
et constitue par conséquent un abus de l’autorité juridique ».



« Si une telle décision
était confirmée et conduisait à la mort de Terri Schiavo, elle créerait un
précédent juridique et présenterait en réalité l’euthanasie comme un droit
devant les Cours des Etats-Unis, avec les graves conséquences que l’on peut
facilement imaginer pour la vie de nombreuses autres personnes plus ou moins
autonomes, dans ce pays et ailleurs ».



« Pour ces raisons, nous
estimons illicite la décision d’enlever la sonde gastrique d’alimentation de
Madame Terri Schiavo », a conclu le président de l’Académie pour la Vie. 


www.zenit.org

20050313













top7



 



 





 




* "Quality of Life" est
une revue de presse électronique mensuelle , posant un regard chrétien sur
l'actualité en matière de bioéthique. Reprenant plusieurs sources
internationales, pour en extraire l'information en français, l'objectif de
"Quality of Life" est de rassembler, sans se vouloir exhaustive, certains
faits scientifiques, articles et opinions. La revue de presse présente aussi
des opinions exprimées dans la presse qui ne sont pas toujours cautionnées par
la rédaction de Quality of Life. Le lecteur est donc ainsi invité à se former
par la lecture de l’actualité  bioéthique, dans un langage facile à
comprendre. Chacun pourra à son tour se mobiliser là où il vit: éducateurs,
mères de famille, médecins, infirmières, juristes, étudiants, politiciens,
pharmaciens...



Cette revue de presse est
proposée comme un service disponible à tous. Vos suggestions sont les
bienvenues.

qualityoflife@tiscali.be
Bruxelles





Date de création : 31/03/2005 : 13:43
Dernière modification : 31/03/2005 : 13:47
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(Ed. Clément Juglar 1999).

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