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Texte à méditer :  Suisse, vise la pomme, pas tes enfants   Prof. Jérôme Lejeune

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Le programme politique
du Mouvement de la majorité silencieuse (MMS)


Résumé en une phrase :
cool


C'est le système financier primitif et malhonnête que l'on doit corriger immédiatement et adapter à la technologie, afin de libérer les énergies sociales et individuelles.

eek

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Renaud   L a i l l i e r
Toulon - France
 
à
 
François de  S i e b e n t h a l
Lausanne - Suisse
 
Bonjour cher Ami,
 
 J'ai le grand plaisir de vous envoyer cet article, que je viens d'achever de traduire de l'espagnol en français, de notre grand ami Santiago Roque Alonso, de Buenos-Aires, Argentine, directeur de la petite revue mensuelle Patria-Argentina, à laquelle s'ajoute souvent les bulletins des: Centros Cìvicos Patriòticos, CCP.
Je trouve ce travail tout à fait excellent, si vous pouviez lui faire le plus de diffusion possible. Je vais l'envoyer de mon côté à qui je pourrai. C'est une très bonne documentation pour les "élèves" du Crédit-Social. Il faut insister et développer ce type de communication de la plus haute hiérarchie de l'Eglise, car il y a tellement de chrétiens "fourvoyés dans le libéralisme", du moins à ce niveau. Il y a là un très bon travail argumentaire pour le Crédit-Social et d'autres éléments de grande portée. Je l'ai envoyé à nos grands amis de Rougemont.
 
En ces jours de l'Epiphanie, (je trouve l'épisode des Rois Mages de l'Evangile de Saint Mathieu comme étant l'un des plus beaux des Evangiles et ayant la plus grande portée), soyons comme les Rois-Mages et, poursuivons avec sérénité notre route avec, comme eux, la protection du Ciel.
Par Marie
              Renaud  L a i l l i e r
------------------------------------------------------------------------------------------------------ 
(ci-dessous l'article)
 
 
 
             
   COMMENT ON INSTRUMENTE LA SERVITUDE DE L'HUMANITE
 

   Par Santiago Roque Alonso

 

   Carrol Quigley, auteur du livre " Tragédie et Espérance"(1) considéré par certains secteurs nord-américains comme la "bible de la globalisation" affirme:

    "...Le Pouvoir du capitalisme financier a un objectif transcendantal, rien moins que créer un système de contrôle financier mondial dans des mains privées capables de maîtriser le système politique de chaque pays et l'économie du monde comme un tout. Ce système a été mis sur pied sur un mode féodal par les Banques Centrales du monde agissant de manière concertée par des accords secrets, lors de réunions privées et de conférences. Chaque Banque Centrale cherchant avec habilité à dominer son Gouvernement en contrôlant les emprunts du Trésor de l'Etat, manipulant le marché des changes dans le processus qui détermine le niveau de l'activité économique du pays, et ainsi influencer les hommes politiques qui y collaborent, moyennant des récompenses ultérieures dans le monde des affaires. Le summum du système aura été la Banque des Règlements Internationaux, BRI (BIS: Bank of International Settlements) de Bâles en Suisse, une banque privée et contrôlée par les Banques Centrales du monde, qui sont aussi des groupements privés" (page 324) (Mis en exergue par l'auteur de l'article) (1).

   Dans un autre passage de son oeuvre, Quigley précise que les têtes de Banques Centrales mentionnées plus haut ne constituent pas "des pouvoirs autonomes au sein des finances mondiales", mais agissent comme de simples agents ou délégués des "vrais pouvoirs autonomes du monde", lesquels ne sont autres que les "banquiers investisseurs" qui, en règle générale, "constituent l'armature de leurs propres banques privées agissant dans les coulisses". Finalement l'auteur définit la vraie dimension ainsi que la portée des pouvoirs "autonomes", quand il écrit que ces pouvoirs-là "formaient un système de coopération international   et de dominance national qui était davantage privé, plus puissant et plus secret que celui de ses propres agents dans les banques centrales" (Mis en exergue par l'auteur de l'article).

   Ainsi que l'écrira dans le Prologue du livre de Alan B. Jones mentionné plus haut, et pour la curiosité et la surprise de beaucoup, ce que Carrol Quigley découvrit en 1966 en termes explicites et historiques, avait déjà été clairement et fortement exprimé par avance en 1931 par le Pape Pie XI dans sa Lettre Encyclique "Quadragesimo Anno" . Plus encore, la vision de la réalité que Pie XI énonca de ce moment historique, acquiert une dimension pour ainsi dire prophétique de nos jours, parce qu'elle est, sous l'euphémisme générique et apparemment inoffensif de "globalisation", un phénomène en pleine réalisation actuellement, et dont ce Pape se rendit compte des causes et des premiers effets soixante quinze ans plus tôt.

   La suite de l'étude des événements mondiaux des cinq dernières années - depuis la première édition de "Comment Fonctionne Réellement le Monde" - de même que le niveau d'expérience atteint durant cette période dans la diffusion des idées et concepts en rapport avec "l'impérialisme international de l'argent", des séminaires, des panels, des conférences, me poussèrent à inclure dans cette nouvelle édition un bref commentaire sur l'encyclique de référence. Je consédère en effet que celle-ci constitue une clé décisive - en faisant abstraction des croyances et des sentiments religieux du lecteur - qui contribue à agrandir l'horizon par la compréhension des faits et situations documentés par cette excellente oeuvre de Alan B. Jones.

   Propositions, structures et contenu de l'encyclique (2) (3)

   La commémoration du 40ème aniversaire de Rerum Novarum de Léon XIII (1891), celle que Pie XI dénomme " La Lettre Majeure de l'ordre social" fut le motif de l'Encyclique Quadragesimo Anno. Parmis les motifs qui incitèrent à sa rédaction l'on trouve celle de:

* Rappeler les grands bienfaits que Rerum Novarum avait promu

* Compléter et défendre le dévoloppement de quelques points, éloignant ainsi certains doutes sur les enseignements de l'encyclique en question.

* Découvrir la racine du désordre social de cette époque-là.

* Montrer l'unique chemin de restauration salvatrice et de réforme chrétiennes des moeurs.

   Conséquemment à ces propositions, l'encyclique forme les thèmes en trois grandes parties:

  I. Bénéfices de l'encyclique Rerum Novarum

 II. Autorité de l'Eglise en matière sociale et économique

III. Changements profonds opérés depuis Léon XIII

   Dans la troisième partie, Pie XI porte son attention aux changements expérimentés durant les quarante années précédantes, depuis le temps de Léon XIII, par les deux régimes, le régime économique capitaliste comme le régime socialiste, et durant lesquelles il dénonce les défauts et les excès qu'exercèrent dans leur développement ces deux idéologies. Dans le même temps, il expose sous une forme explicite et publique l'existence d'une nouvelle entité politique: celle de l' "impérialisme international de l'argent".

   Le régime économique et l'ordre intègre

   Pie XI réaffirme la conception de Rerum Novarum. Il est superflu de dire que le régime capitaliste est le régime économique si solidement décrit par Léon XIII. Il consiste en une économie où certains posent le capital et les autres le travail et dans laquelle" le capital ne peut subsister sans le travail et le travail sans le capital", lequel n'est pas condamnable en lui-même, ni n'est vicieux par nature. De cette façon, le régime économique capitaliste n'étant pas qualifié d'intrinsèquement mauvais, l'on peut s'employer à l'améliorer et à l'ordonner.

   Le capitalisme est condamnable "seulement quand le capital abuse des ouvriers et de la classe prolétarienne dans le but et de telle façon, que les affaires, y compris toute l'économie, se plient à son exclusive volonté et exclusif profit, sans aucunement prendre en compte ni la dignité humaine des travailleurs, ni le caractère social de l'économie, ni même la justice sociale et le bien commun" . C'est à dire, quand l'ordre économique viole l'intégrité de l'ordre et sert aux fins exclusives de sa volonté arbitraire et à l'esprit de lucre ou son service. Cette déviation ou dégénération n'est pas une caractéristique du système capitaliste, mais elle a sa source dans le désordre moral et lorsqu'on laisse pleine liberté à l'égoïsme humain, cela rend l'ordre social totalement incontrôlable.

    Les défauts et excès du capitalisme durant la période 1891-1931

   Pie XI, comme aucun autre pape - ni avant, ni après, jusqu'à nos jours - ne s'exprima de façon si critique et avec un langage aussi dur, sans euphémisme, sur les défauts et les excès qui caractérisèrent le développement du capitalisme dans la période considérée (1891-1931). Si nous nous limitions à énoncer ces défauts et excès comme de simples faits du passé, nous confondrions ou occulterions la Vérité.

   Dans une synthèse condensée, les principaux concepts relevés par Pie XI sont les suivants:

   1. Que " l'excessive et despotique puissance économique" - résultant de l'accumulation de richesses et de la création d'énormes pouvoirs dans les mains de quelques uns -  constitue le changement le plus significatif. Il s'agit, évidemment, du capitalisme de monopole, qui, aujourd'hui, est dominant - ayant subrogé le capitalisme compétitif - et dont on ne prend pas en compte son existence réelle, ni même ses fins théoriques.

   2. Que l'exercice tyrannique de la domination économique se réalise de par le"capitalisme financier " celui qui, en terme de pouvoir dans la théorie politique, est connu comme "ploutocratie"  gouvernement des plus riches ou de ceux qui possèdent le plus. L'instrument de domination qu'ils utilisent et que relève le Pape est le"crédit" . Celui-ci est obtenu auprès des banques. Si cela était vrai il y a soixante quinze ans, c'est, à plus forte raison, encore plus vrai aujourd'hui, particulièrement pour les argentins et la majorité des pays soumis à l'exploitation et à l'inexistence, telle est la conséquence du paiement de la "dette nationale ou extérieure".

   Pie XI le définit en pleine clarté, peut-être dans le paysage le plus énergique de l'encyclique, dont il serait difficile de trouver l'équivalence dans d'autres documents similaires: "...maîtres absolus de l'argent, ils gouvernent le crédit et le distribue selon leur bon plaisir, l'on dirait qu'ils distribuent le sang duquel vit toute l'économie de telle façon qu'ils tiennent dans leurs mains l'âme de la vie économique et qu'ainsi, sans leur consentement, personne ne peut plus respirer".. 

   3. Que la cause de l'extraordinnaire concentration de pouvoir  qui a eu lieu, réside dans la "liberté illimitée des concurrents". Le Pape ne condamne pas la compétitivité, mais la liberté illimitée de la concurrence, parce qu'elle est le reflet de la loi de la jungle portée par le libéralisme, qui, nécessairement, conduit à la survivance "des plus puissants", ce qui souvent veut dire ceux qui luttent le plus violemment et ceux qui négligent le plus leur conscience".

   4. Qu'une "telle accumulation de richesses et de pouvoir" est à l'origiine de trois types de conflit:

      * En premier lieu l'hégémonie ou la prédominance économique.

      * Ensuite, pour se rendre maître du "pouvoir public" ou du gouvernement, ce n'est pas autre chose que la lutte qu'engagent entre eux les groupes qui concentrent la richesse pour s'approprier l'Etat ou ses organismes, donc de cette façon, abuser de son influence dans les conflits économiques au bénéfice de leur intérêt particulier.

      * Finalement, les différents Etats luttent entre eux dans le but de promouvoir les intérêts respectifs de leurs entreprises (qui auparavant se sont rendues maîtresses du "pouvoir public" ).

   5. Que" l esprit individualiste" est le vrai responsable des "conséquences funestes" dans l'ordre économique et social: "la libre concurrence s'est détruite elle-même: la dictature économique s'est approprié le libre marché; au désir de lucre a succédé l'ambition éffrénée du  pouvoir;  l'économie est devenue horriblement dure, implacable, cruelle".

   Le souverain pontife ajoute dans son expression que le gouvernement "devrait gouverner de haut, comme souverain et suprême arbitre, en toute impartialité et dans le seul intérêt du bien commun et de la justice", en échange, "il est tombé au rang d'esclave et devenu le docile instrument de toutes les passions et de toutes les ambitions de l'intérêt". Cette description, une peinture de la situation actuelle, ne pouvait être exprimée plus complètement, et avec une telle exactitude, ainsi que le fit le Pape.

   6. Enfin, que dans la lutte pour le pouvoir entre les nations "de la même source sortent deux courants divers: c'est, d'une part, le nationalisme ou même l'impérialisme économique, de l'autre, non moins funeste et détaestable 'l'internationalisme'  ou 'l'impérialisme international de l'argent' pour lequel là où est l'avantage, là est la patrie (Mis en exergue par l'auteur de l'article).

   "L'impérialisme international de l'argent": une entité politique

   Avec la dénomination: "internationalisme", ou "impérialisme internetional de l'argent", Pie XI s'en réfère à l'impérialisme exercé par ce que l'on connait comme le capital financier international.

   Le Pape qualifie d'impérialisme comme étant un "pouvoir" réel et concret, surgi comme conséquence de la concentration de la richesse mondiale en peu de mains et de la mise sous tutelle des pouvoirs publics ou gouvernements, et qui exerce le pouvoir sous forme despotique, tyrannique, arbitraire ou dictatorial à travers l'appropriation absolue de l'argent et du crédit. De fait, il se réfère à une entité non seulement économique, sinon politique pour l'essentiel, par laquelle il introduit une nouvelle catégorie politique dans le domaine de cette discipline elle-même et au sujet de laquelle, malgré soixante quinze ans passés, l'on ne nous a pas encore signifié son existence malgré les faits.

   Dans ce sens et dans une perspective morale, Pie XI remarque le manque absolu de scrupule de conscience de l' "impérialisme international de l'argent", auquel il faut appliquer le proverbe latin "ubi bene, ibi patria", c'est à dire: "là où est la fortune de l'homme , là est sa patrie". De cette façon le Pape décrit une attitude de pur égoïsme, vide de tout intérêt autre que le sien, sans responsabilité, ni compromis, ni d'enracinement et de loyauté envers la Nation d'origine ou qui l'a reçu comme hôte.

   Par ailleurs, l'analyse de "l'impérialisme international de l'argent", du point de vue politique et géopolitique, montre bien que celui-ci constitue une entité politique caractérisée par les particularités suivantes:

   * Qui exerce le pouvoir à l'échelle mondiale, mais n'est pas attaché, ni ne s'identifie pas avec aucun Etat, Puissance ou Pouvoir National spécifique. Il s'agit d'un pouvoir "dénationalisé", raison pour laquelle, sûrement, Pie XI le qualifie explicitement de: "international".

   * Que son origine comme sa nature est distincte de celles des nations et éloignée des éléments constitutifs d'un Etat quelconque, étant donné que son essence repose sur l'extraordinaire concentration de richesses et d'argent en peu de mains - une élite financière mondiale de corporations transnationales consolidées en un réseau oligarchique-ploutocratique - et non en des facteurs ou des éléments qui traditionnellement déterminent un Etat National, ces corporations, par leur nature même, n'ont pas de territoire, de population, de forces armées, de système judiciaire, etc. En d'autres termes, il s'agit d'un pouvoir " sans territoire" et "sans population" sur lesquelles s'appuyer et exercer sa juridiction souveraine.

   * Que le siège de ce pouvoir, sa résidence ou base territoriale, s'il en a une, est toujours cirsconstanciel et transitoire et est déterminé par les garanties de sécurité physiques que lui offre l'Etat qui, accidentellement, est son hôte.

   * Qu'en conséquence, il s'agit d'une entité politique privée supranationale ou transnationale sans territoire ni population qui émerge de l'arène mondiale usurpée aux Etats Nationaux, lesquels restent de simples instruments au service de son meilleur enrichissement et pour servir à éliminer les résistances qui s'opposent à son pouvoir.

   * Que le noyau du système idéologique opératif de cette entité politique supranationale ou transnationale, consiste en la combinaison de doubles patrons dans les relations internationales - l'un, formel (étatique) et l'autre réel (qui est exercé par cette entité) par un libéralisme radical, par l'élimination des frontières et des Etats nationaux, par la standardisation de la "démocratie" comme régime politique universel - obéissant à la volonté de l'oligarchie-ploutocratie internationale, dans le contrôle direct ou indirect des institutions multilatérales de crédit, de l'émission de la monnaie de paiement international (le dollar) et en grande partie du commerce international, de même les créances, celles qu'on appelle "dettes extérieure" des pays endettés,-il n'existe à peu près pas de pays sans dette- et, finalement, de l'utilisation des moyens de communication comme outils déterminants pour éduquer, en l'altérant, la vision du monde et la psychologie du publique, imposant aux Etats, aux sociétés et aux individus des modèles de conduite généralement permisifs par rapport aux valeurs et coutumes de la société traditionnelle.

   C'est ainsi que, par exemple, la nature de "l'impérialisme internationale de l'argent" et sa volonté de domination et de pouvoir illimité deviennent manifestes avec la " formule Rothschild" - celle qui dit: "Permettez-moi d'émettre et de contrôler la monnaie d'une nation, et je ne me soucierai pas de qui fait les lois"(3). À son tour Paul Samuelson - l'un des monétaristes les plus influents du XXème siècle - complète la formule du point de vue pratique avec une seconde formule plus moderne, basée sur celle qu'émit Rotschild, et qui dit: "Je ne me soucie pas de qui fait les lois d'une nation... si je peux écrire ses textes d'économie"  (4). Cette deuxième formule renforce les postulats de la première et justifie à posteriori, du point de vue de la théorie économique, ce qu'est un simple acte de pouvoir. En second lieu, moyennant le fonctionnement d'un gigantesque appareil éducatif, culturel et de propagande (moyens de communication), cette formule prétend dissimuler devant le public la brutalité sincère que Rothschild consacre à "l'argent" et à ses diverses formes opératives, spécialement à l'emprunt et à la dette ou l'endettement, comme instrument ou moyens de pouvoirs et de domination, concrets et réels.

   Continuité de la doctrine

   La définition introduite par Pie XI sur l' "impérialisme international de l'argent", ne fut pas une voix isolée ni accidentelle dans l'Eglise même. Elle fut ratifiée explicitement sous le même nom par Jean XXIII en commémorant les soixante ans (1961) de Rerum Novarum de Léon XIII et, plus tard, par Paul VI en 1971.

   Dans le premier cas, Jean XXIII, trente ans après - en pleine après-guerre - revient sur les dénonciations gravissimes de son prédécesseur, confirmant sa continuité et accentuant avec clarté ce qui, déjà, paraîtra comme une normalité systématique: la subordibation des pouvoirs publics aux intérêts économiques.

   Encyclique Mater et Magistra (Jean XXIII) (5)

   "...à la liberté du marché a succédé l'hégémonie économique; à l'avarice du lucre a suivi la cupidité de la prédominance; ainsi toute l'économie en est arrivée à être horriblement dure, implaccable, cruelle , déterminant le servilisme des pouvoirs publics aux intérêts de groupes, et débouchant sur "l'impérialisme international de l'argent" (Mis en exergue par l'auteur de l'article).

   Plus tard, Paul VI dut avertir que ce pouvoir-là était si grand dans sa dimension et monstrueux dans ses conséquences, que, directement et sans euphémisme, il en attribue sa génération au "capitalisme libéral" comme une relation de cause à effet, et qualifie cet impérialisme comme une "dictature".

   Encyclique Populorum Progressio (Paul VI) (6) 

                       Capitalisme Libéral

26 -  Mais par malheur, sur ces nouvelles conditions de la société a été construit un système qui considère le lucre comme moteur essentiel du progrès économique; la concurrence comme loi suprême de l'économie; la propriété privée des moyens de production, comme un droit absolu, sans limite ni obligations sociales correspondantes. Ce libéralisme sans frein, qui conduit à la dictature fut justement dénoncé par Pie XI comme génération de l' "impérialisme international de l'argent"... 

   Comme l'on peut l'observer, les deux Pontifes ratifient et donnent suite à la saine doctrine de Pie XI s'agissant de l' "impérialisme international de l'argent". Mais sa sagesse humaine serait insuffisante si elle n'était pas inspirée par l'Esprit Saint et ne se fondait pas en la Parole de Notre Seigneur Jésus-Christ. Toute les dispositions, conditions et réalisations relatives à l'"argent" ne peuvent éviter le commandement inéxorable - et en même temps le dilemme théologique - qu'exprime N S. Jésus-Christ: "Vous ne pouvez servir deux maîtres Dieu et Mammon" (Saint Mathieu 6, 24).

   Mammon est l'un des anges déchus et diabolique. Il personifie l'amour de l'argent et des richesses, l'avarice pour l'argent et pour la possession matérielle. Saint Paul définit l' "a rgent" comme "la racine de tous les maux"(I Tim. 6, 10) (3), parce qu'il ne s'agit pas d'un simple pouvoir matériel, en effet, il en émane, aussi - comme de toute fausse déité que l'on idolâtre - une maladie morale perverse, maligne et extrêmement délétère.

   En conséquence, en ce dilemme ou question théologique que pose N. S. Jésus-Christ, l'amour au service de Dieu est absolument contradictoire avec l'amour au service de l'argent (Mammon). Pour autant, les oeuvres qui proviennent de l'amour de Dieu sont, aussi, opposées et contraires à celles qui proviennent de l'amour de l'argent ou de Mammon. Il n'y a donc pas de possibilité de conivence ni de cohabitation entre le pouvoir de Dieu et le pouvoir de Mammon ou de l'argent, parce que personne ne peut servir deux maîtres.

   Pour cette raison nous partageons l'opinion du Prof. Jordàn Bruno Genta quand il soutient que: "La Question Sociale qui a acqui aujourd'hui une dimension mondiale, se résoud dans la Question Théologique posée entre le Christ-Roi et les administrateurs (propriétaires) des richesses du monde" (7).

   Remèdes

   Pie XI s'exprime en quelques paragraphes sur la guérison des maux signalés, lesquels constituent une synthèse de la seconde partie de l'encyclique. Ses énoncés principaux sont:

   * Les lois qui régulent le capital et le travail sont les deux piliers de l'économie moderne.

   * Le capital ou propriété et le travail ont un double caractère: individuel et social.

   * Les lois qui régulent le capital et le travail doivent se réguler par la justice commutative, aidée par la charité chrétienne.

   * La libre concurrence doit être contenue dans des limites sûres et justes.

   * Le pouvoir économique doit être soumis de manière efficace à l'autorité publique.

   * Les institutions publiques doivent conformer la société aux exigences du Bien Commun et, pour autant, l'économie doit se cadrer dans un ordre clair et sain.

   Les graves erreurs dérivées de l'ignorance de l' "impérialisme internetional de l'argent"

   L'incapacité à comprendre

   Malgré le temps écoulé depuis 1931 et la mise au point très claire que fit Pie XI au sujet de "l'impérialisme internetional de l'argent", comme étant une entité politique distincte des "Etats ou des impérialismes nationaux", l'on constate une incapacité manifeste à distinguer ces deux catégories. Ceci ne veut pas dire que le premier n'opère pas par le biais les Etats, ou encore par le biais du pouvoir politique d'un état national. Précisément, l'Encyclique nous rend compte de l'existence d'Etats subordonnés, dominés, serviles ou simplement hypothèqués par l' "impérialisme international de l'argent".

   Il s'agit de deux choses dictinctes. Ne pas comprendre, ou, ce qui est pire, ne pas vouloir comprendre la différence ici mentionnée, ce qui fut une caractéristique du XXème siècle - par défaut de perception, ignorance ou ingénuité - constitue une grave erreur, parce qu'elle annula toute intention et effort d'indépendance et de libération des griffes du "pouvoir de l'argent". Ceci est dû à ce qu'on s'en prend toujours à un ennemi équivoque (on nationalise faussement et systématiquement l'hostilité), l'on gaspille des efforts en entreprises inutiles et l'on lanterne les peuples avec des adversités et des oppositions dialectiques fausses. C'est que, ce  pouvoir-là, mis en relief par Pie XI dans l'encyclique, a été celui qui cultiva et fit la promotion de l'ignorance et de la confusion sur ce thème pour son propre bénéfice.

   La logique du raisonnement sur cette question, qui suit la définition de Pie XI, ne peut être invalidée par la qualité de religieux de son auteur. Dans son essai publié un siècle avant, "Le Peuple Juif dans l'Histoire", Karl Marx, contradicteur absolu et indiscutable de tout ce qui est religieux, s'exprimait en terme équivalent -et l'on regrette que ce soit la seule fois, car il ne revint jamais sur ce sujet- :"La contradiction existante entre le pouvoir politique pratique du Juif et ses droits politiques, est la contradiction entre la politique et le pouvoir de l'argent en général. Tandis que la première (la politique) prédomine idéalement, le second (le pouvoir de l'argent), dans la pratique, met la politique à son service."(8)  

   Ici notre réitération. Ne pas comprendre cette question, c'est s'empêcher de comprendre ce qu'a été une des caractéristiques du XXème siècle, dans ce qui fait la nature, la conformation et la lutte pour le pouvoir mondial. C'est ne pas vouloir constater la preuve que l' "argent", durant un long processus, s'est transformé en "pouvoir politique" ou bien, que celui-ci a été privatisé par le "pouvoir de l'argent".

   La critique des catholiques libéraux

   Des secteurs catholiques libéraux ont critiqués indirectement cette encyclique parce qu'elle n'explique pas clairement ce qu'est l' "impérialisme international de l'argent", quels sont ses composants, comment le reconnaît-on et comment peut-on le combattre. Ils considèrent que tous ces points d'interrogation se trouvent dans la pénombre de quelques phrases génériques qui se prêtent à une variété d'interprétations.

   Le faible souci de profondeur et d'extension caractérisent, selon eux, cette encyclique. Mais en réalité, ce que cachent les libéraux, montrant ainsi un manque de pondération sur ce point particulier de cette encyclique de référence, est leur attachement idéologique à des principes et à des instruments économiques et financiers incompatibles avec l'enseignement de l'Eglise et leur condition de catholiques.

   Ce n'est pas l'objet d'une encyclique de donner des détails tel que l'on aimerait qu'ils soient. Celle-ci fournit seulement les clés générales des grands problèmes et leurs solutions du point de vue de la morale de la tradition chrétienne. Il revient aux spécialistes, aux clercs et aux laïcs, d'expliciter et de dégager les fondements, comme les détails, théoriques et pratiques, que conforment ces grandes clés selon les circonstances historiques qui sont en train de se vivre.

   Cependant, il est surprenant que le contenu même de cette encyclique, dans la partie qui traite de l' "impérialisme international de l'argent" soit à peu près méconnue de la grande majorité du clergé et des laïcs. Cela a pu contribuer à l'absence d'une explication ample et adéquate ainsi que je l'ai déjà signalé. Précisement, c'est la grande tâche que nous avons devant ceux qui ont conscience de l'importance du talent et de la clairvoyance de Pie XI de nous avoir montré les principaux aspects du visage de l'une des bêtes la plus efficiente et cruelle de la modernité pour mettre en servitude les peuples.

   La grande tromperie de la Théologie de la Libération et des pseudo-révolutionnaires

   Parallelement, à partir des années soixante-dix et pendant la décennie suivante, ce qu'on appelle la Théologie Latino-Américaine de Libération, importa le marxisme européen comme instrument conceptuel pour l'explication théorique des structures dominantes existantes et comme introduction pour une action qui change la société; probablement cela fut favorisé par le fait qu'à ce moment-là le marxisme en Europe vivait une renaissance et d'autres critiques du capitalisme étaient alors presque totalement inconnus. Sans entrer dans une critique exhaustive  nous nous en tiendrons seulement ici à affirmation que la Théologie de la Libération assuma les vices du marxisme, assimilant ses graves erreurs et ses manquements au sujet de l'argent. Elle ne vit ni ne reconnut - ou simplement, pour des raisons idéologiques, ne le fit pas - l' "impérialisme international de l'argent" qui, déjà avait été défini par Pie XI, en 1931, et avait été condamné comme étant funeste et éxécrable.

   Les tenants de la Théologie de la Libération ne s'aperçurent pas de ce qui avait été formulé antérieurement ni non plus qu'inexplicablement Marx, omit le pouvoir qu'a l'argent lui-même, malgré l'étendue de son oeuvre. En effet, pour Marx, l'argent constitue seulement un équivalent de la marchandise; et il attribua à la propriété des moyens de production la racine exclusive de l'exploitation et de l'oppression; il considéra les intérêts que l'argent produit seulement comme une partie subordonnée à la plus-value industrielle que les capitalistes se partageraient entre eux (9). C'est à dire que jamais Marx, ni le marxisme ne découvrirent  - la plus-value de l'intérêt et de l'usure - dynamisée par la croissance exponentielle des intérêts composés que les banquiers s'approprièrent. Pour Marx et les marxistes, le paradigme du "capitaliste exploiteur" est exclusivement le propriétaire des moyens de production (industriels, agricoles, etc...) ou des services de n'importe quel type, il suffit qu'il embauche des salariés.

   Cependant le résultat paradoxal de tout cela est que la Théologie de la Libération contribua avec ses shémas idéologiques à apporter la mort à des milliers de personnes impliquées d'une façon ou d'une autre, dans ce que fut le long processus de la guerre révolutionnaire ou subversive en Amérique su Sud et Centrale. De plus, consécutivement à l'extraordinaire phénomène d'endettement des nations latino-américaines: phénomène que l'on monta en épingle comme excuse pour justifier leur action politico-militaire: les gouvernements avaient besoin de beaucoup de crédits en dollars pour accélérer le développement et accroître le bien-être matériel, et avec lui, éviter aux peuples de tomber dans les mains de la subversion communiste. Précisement, tandis que l'objectif théorique déclamé de cette subversion communiste prétendait libérer les peuples des griffes du capitalisme ou de l'impérialisme, dans la pratique, cela entraina les conditions pour que le capitalisme ou l'impérialisme assurent l'esclavage permanent des peuples en question. Pour cette cause, les erreurs de Marx par rapport à l'argent, que la Théologie de la Libération ne sut ou ne voulut prévenir ni remarquer, se traduisirent par une conséquence tragique au terme de la guerre révolutionnaire qu'elle inspira.

   Conclusions

  Quelques secteurs de l'Eglise ignorèrent depuis le début l'existence de l' "impérialisme international de l'argent" (1931), peut-être en la considérant comme une formulation théorique. Cependant, soixante quinze ans après, elle est un fait irrésistible de la réalité concrète, étant donné que les excès et les défauts du capitalisme libéral l'ont porté à des dimensions paroxistiques et intolérables. De cela provient l'annonce et l'anticipation quasi prophétique dont nous qualifions l'encyclique en question, puisqu'elle paraît avoir été écrite pour notre temps et confirmée par lui. Tout ce qui y est avancé sur les prémices de notre époque est en train de se réaliser entièrement, et plus encore. Ainsi il résulte que l' " impérialisme international de l'argent" n'est pas autre chose qu'une entité politique de domination à l'échelle mondiale ou universelle.

   L'origine de cette calamité se trouve dans la concentration de la richesse dans peu de mains ceci étant dû à la création et à l'usage monopolistique du "pouvoir de l'argent" qui s'est soustrait et rendu indépendant, donc, du Bien Commun de la société. En fait, celui-ci s'est transformé en "pouvoir politique" (sans assumer aucune responsabilité publique formelle), dans la mesure où il a soumis et subordonné à sa volonté et ses fins particulières les pouvoirs publics ou gouvernements. Son exercice étant qualifié par le Pape de dictature tyrannique, despotique et arbitraire.

   Or, l'accumulation de richesses n'est pas socialement neutre; la richesse dans les mains de quelques uns conduit à la pauvreté les autres, jusqu'à manquer du minimum vital. Finalement, le résultat de ce déséquilibre se traduit en terme précis, par une relation essentiellement injuste et inéxorable entre un nombre minuscule de créanciers ou de prêteurs et une immense majorité de débiteurs.

   En conséquence, les grands conglomérats multinationaux ou transnationaux - principalement bancaires, mais aussi industriels et des services - qui sont partie intégrante de cet impérialisme en question ne poursuivent pas d'objectif politique et stratégique nationaux, mais de "politique mondiale", qu'eux-mêmes s'auto-imposent sans aucune intervention des peuples où qu'ils se trouvent. En conséquence, leurs objectifs, politiques et stratégiques sont absolument de nature privée, d'intérêt particulier ou de groupe. De cette façon "ces organismes privés peuvent conduire à une forme de dictature économique dans le champ social, culturel, y compris politique"(10).

   Il en découle que les "nations ou états nationaux" ont été dépassés comme sujet de premier ordre de la politique internationale. Les nations sont un simple masque, un prétexte légal derrière lequel opèrent les conglomérats privés utilisant le personnel politique local comme de simples marionnetes-gérantes de leurs besoins et de leurs dessins qu'ils subordonnent et placent à leur service moyennant la corruption, et/ou la pression physique.

   Parallelement, il est également faux qu'existent les "démocraties" comme formes de gouvernement. Ce qui vraiment existe est la forme la plus crue et cruelle de "ploutocraties  ou oligarchies nationales" (gouvernement des peu nombreux et des plus riches, ou qui possèdent le plus, selon les concepts semblables définis par Platon et Aristote) - revêtues des formalités démocratiques - absolument subordonnées à une "ploutocratie ou oligarchie internationale". En conséquence, les rivalités ou affrontements réels ne sont pas des disputes naturelles entre états ou nations, mais entre fractions de la même ploutocratie internationale, dont l'affrontement est effectué par délégation à travers les états ou groupes sociaux internes de chaque pays subordonnés à ses hégémonies respectives.

   Le témoignage offert par le professeur Carroll Quigley est sans appel et certifie l'exactitude, en termes pratiques et objectifs, de ce qui est dénoncé par Pie XI et ses successeurs, ce qui à son tour, n'est ni plus ni moins que reconnaître l'accomplissement de la sentence de l'Ancien testament qui dit: "Le riche domine les pauvres, celui qui emprunte est esclave de celui qui prête" (Prov. 22-7).

   Autant les catholiques libéraux comme la Théologie de la Libération, apparemment antagonistes dans leurs conceptions politico-économiques, ignorèrent et continuent d'ignorer l'existence de l' "impérialisme international de l'argent" et ses conséquences funestes. Tous deux ont placé sur la voie de garage et dans des directions erronées les réactions authentiques contre les vrais impérialistes: les maîtres de l'argent et de l'univers. Tous deux, par leurs apparents chemins distincts en sont arrivés au même résultat: la servitude définitive des peuples, lesquels furent soumis - par l'implacable "dette extérieure" à la volonté arbitraire et despotique des usuriers internationaux. C'est à dire, ils ont conduit les peuples à des situations pires que celles qui régnaient avant l'application des recettes libérales de la " globalisation" ou du processus de la "guerre révolutionnaire marxiste-progressiste" , prétendue libératrice.

   Dans le même temps, l'attention rappelle la chappe de silence qui s'est étendue sur l'enseignement relatif à l' "impérialisme international de l'argent" comme le peu, ou pas, de référence faite à celui-ci, soit dans la prédication strictement religieuse ou en chair, ainsi que dans le vaste ensemble des universités, instituts et collèges catholiques. Le peuple méconnait -presque totalement- les prises de positions du magistère de l'Eglise sur le thème en question. Ce silence ou cet oubli, non seulement est de la responsabilité des laïcs sinon, fondamentalement, des pasteurs eux-mêmes et des différentes hiérarchies de l'Eglise.

   Tant d'omision, d'oublis ou d'ignorance de l'Encyclique "Quadragesimo Anno" et de la question ponctuelle de l' "impérialisme international de l'argent", nous fait soupçonner l'existence de quelque volonté occulte qui, obstinément, ignore, ou ne veut pas savoir, ou ne désir pas que l'on diffuse quelque chose de clair sur l'importance et le rôle spécifique que joue l'impérialisme dans le destin des peuples, malgré que, quotidiennement, l'on voit des centaines de millions de nos prochains subir dans le monde entier, les conséquences dévastatrices et calamiteuses de la domination tyrannique qu'il impose à l'humanité.

   Tant de maux sociaux et économiques, cependant, ont le remède dans la conception de Pie XI. Pour le dévelopement économique, le progrès social harmonieux et le bien être général de la société se requiert un élément de base: l'existence de l'autorité publique. Celle-ci exige nécessairement la constitution d'un Pouvoir National et le plein exercice de la Souveraineté Poltiique. Sans le concours de ces deux conditions, pas d'optention possible du Bien Commun de la société nationale.

   L'homme ne peut échapper au dilemme théologique inéxorable: Dieu ou Mammon (l'argent) (Saint Mathieu 6-24 et Saint Luc 16.13). Dieu chassé de la société, l'argent a aliéné et conditionné la liberté de l'homme jusqu'à le transformer en esclave qui n'est pas conscient de son esclavage, parce qu'il s'est livré à l'idolâtrie de Mammon.

   Ceux qui croient que le "Pouvoir de l'argent" est une entité de nature purement économique se trompent. Ce pouvoir possède aussi une dimension politique dans laquelle se trouve une forte motivation spirituelle, laquelle configure le règne de l'Antichrist.

   Peut-être est-ce la raison pour laquelle l'écrivain français Honoré de Balzac, à la fin du XIXème siècle, avertissait déjà au sujet de l'importance de cette question:" La bataille finale de la  Chrétienté se fera autour du problème de l'argent et tant qu'elle ne sera pas résolue, il ne peut y avoir une application universelle du Christianisme"(11).

                                              Santiago Roque Alonso

 Références

(1)) Quigley Carroll: "Tragedy and Hope", Ed. The Macmillan Company, New-York, 1966.

(2) Doctrina Pontificia: Documentos Sociales, BAC, Madrid, 1964.

(3) Nell-Breuning, Oswald Von, "Reorganizaciòn de la vida social", Ed.Poblets, Buenos-Aires 1946.

(4) Elletson Roger C., Money, a Medium of Power, Ed. Grand Teton University Press, Jackson USA, 1998, page 25.

(5) Colecciòn Enciclicas Sociales, Club de Lectores, Buenos-Aires, 1961.

(6) Principios y Orientaciones del Magisterio Social de la Iglesia, Editorial CIES, Buenos-Aires, 1989.

(7) Jordàn Bruno Genta, "El mundo y la Argentina de Hoy", conferencia pronunciada en Abril de 1974, Dos Espadas, Junio de 1974

(8) Carlos Marx, "El Marxismo y la Cuestiòn Judìa" (El Pueblo Judìo en la Historia), Ed. Plus Ultra Buenos-Aires, 1965, pàginas 9 a 44

(9) Dans "Le Capital", Carl Marx définit l'"argent " par une forme artificielle: "Pour des raisons de simplicité, je suppose que l'or est la marchandise-argent", omettant l'existence du papier-monnaie convertible ou de l'argent bancaire (aujourd'hui il y a, en plus, l'argent numérique qui est l'argent de chiffre) créé par les banques à partir de rien (ex-nihilo) qui est créé par le crédit et les prêts bancaires et qui résulte de l'application de ce qu'on appele "la réserve bancaire fractionnaire".

(10) Paul VI, dans la Lettre Apostolique Octogésima Adveniens (1971), inclue dans le concept de l' "impérialism international de l'argent" le pouvoir qu'exercent "Les entreprises multinationales", qui, pour la concentration et la flexibilité de leurs moyens, peuvent amener à des stratégies autonomes, en grande partie indépendantes des pouvoirs politiques nationaux, et, par conséquent, sans contrôle de ce qui concerne le bien commun. Ainsi, ces organismes privés peuvent conduire à une forme de dictature économique dans le champ social, culturel y compris politique" (OA 44).

(11) Benson Ivor, "The Zionist Factor", Millennium Edition, GSG § Associates, California, 2000.         

 


Date de création : 13/01/2006 : 08:56
Dernière modification : 13/01/2006 : 09:02
Catégorie : Amérique latine


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