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Texte à méditer :  Le silence pourrit tout   St Catherine de Sienne

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Le programme politique
du Mouvement de la majorité silencieuse (MMS)


Résumé en une phrase :
cool


C'est le système financier primitif et malhonnête que l'on doit corriger immédiatement et adapter à la technologie, afin de libérer les énergies sociales et individuelles.

eek

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coeur_tournant_sans_fond.gifAss. Pavie - Dix (X) pierres de construction pour les non-croyants et les croyants.

Comment unir les personnes de bonne volonté ?

Notre programme repose sur dix pierres de construction :

1.la dignité de la personne humaine,

2.la vie humaine,

3.l'association libre et la démocratie directe,

4.la participation,

5.la préférence pour les pauvres,

6.la solidarité,

7.la gérance,

8.la subsidiarité suisse et le fédéralisme,

9.l'égalité,

10.le bien commun.  

Buts principaux

Avoir la force de dire oui à la primauté de l'aide des plus nécessiteux, des faibles, des marginaux et des exclus, des victimes d'une société qui trop souvent sacrifie l'homme à d'autres fins et intérêts

Avoir la force de dire non aux duperies du pouvoir, de l'argent, du plaisir, aux gains malhonnêtes, à la corruption, à l'hypocrisie, à l'égoïsme et à la violence. Non au mal, principe mensonger de ce monde. Oui au Bien qui détruit la puissance du mal par la toute-puissance de l'amour.

Nous savons que seuls les cœurs convertis à l'Amour, ..., peuvent construire un avenir meilleur pour tous".

 Les échecs des grands systèmes politiques sont prouvés.

De même que l'esclavagisme n'a pu être éradiqué qu'avec l'aide des croyants, nous devons faire une alliance de tous les hommes de bonne volonté pour vaincre les égoïsmes.

Etudions les bases possibles d'une collaboration.

 

Dix principes fondamentaux de la doctrine sociale de l'église

Robert P. Maloney, C.M., Supérieur Général

 Je voudrais commencer cet article par un examen, un examen très facile. Combien de lecteurs peuvent nommer :

   *     les dix commandements ?

   *     les huit béatitudes ?

   *     les trois vertus théologales ?

   *     les quatre vertus cardinales ?

   *     les sept oeuvres de miséricorde ?

   *     les sept sacrements ?

   *     les sept péchés capitaux ?

Pratiquement tout le monde, au moins en faisant un petit effort de mémoire.    

Combien peuvent nommer dix principes sociaux qui sont “une partie essentielle de la foi chrétienne” ?

Personne ?

De façon étrange et dans presque chaque réunion de chrétiennes, cette question est accueillie par la même réponse silencieuse. Pourtant l'Église a proclamé de manière éloquente et répétée sa doctrine sociale depuis les cent dernières années. Il y a six ans, en exprimant mes espoirs pour la Congrégation de la Mission, j’avais posé une question : “Est-ce que ceux que nous avons en formation réalisent que les Prêtres de la Mission sont des experts en doctrine sociale de l'Église ?”. Récemment, j'ai proposé ce défi : “Je vous encourage à faire de l'enseignement social de l'Église une partie intégrante de la formation des membres de la Compagnie”.

Mais la vérité est, comme une Conférence épiscopale l'a récemment déclaré, que “Beaucoup trop de chrétiennes ne connaissent pas bien” l'enseignement social de l'Église. Les évêques ajoutaient : “Beaucoup de chrétiennes ne comprennent pas clairement que l'enseignement social de l'Église est une partie essentielle de la foi chrétienne”[1].

Pourquoi cette partie essentielle de notre foi est-elle si peu connue ? La raison en est que la doctrine sociale chrétienne n'a pas été résumée de façon pratique pour le public, elle n'a pas été mise en forme dans un souci de catéchèse comme l'ont été les dix commandements ou les sept sacrements.

Comment pourrions-nous aider l'Église à proclamer cette partie, relativement inconnue, mais essentielle de notre foi ? D'une certaine façon, la réponse est simple, mais aussi très exigeante : nous devons d'abord connaître cet enseignement nous-mêmes et puis ensuite le communiquer aux autres.

 

Dix principes de l'enseignement social de l'Église

Voici dix pierres de construction sur lesquelles repose toute la doctrine sociale de l'Église:

1.      Le principe de la dignité de la personne humaine

“Tout être humain est créé à l'image de Dieu et racheté par Jésus Christ. Il est donc sans prix et digne de respect en tant que membre de la famille humaine”[2].

Ceci est le principe de base de la doctrine sociale chrétienne.

Chaque personne quels que soient sa race, son sexe, son âge, sa nationalité d'origine, sa religion, son orientation sexuelle, son statut vis-à-vis de l'emploi, son niveau économique, sa santé, son intelligence, sa réussite ou n'importe quelle autre caractéristique engendrant des différences, est digne de respect. Ce n'est pas ce que vous faites ou ce que vous avez qui vous donne droit à être respecté, mais c'est le simple fait d'être un homme qui établit votre dignité. A cause de cette dignité, la personne humaine n’est, dans l'optique chrétienne, jamais un moyen, mais toujours une fin.

L'ensemble de l'enseignement social chrétienne commence avec la personne humaine, mais ne finit pas là. Les personnes individuelles ont une dignité, mais l'individualisme n'a pas de place dans la pensée sociale chrétienne. Le principe de la dignité humaine donne à la personne humaine un droit d'appartenance à une communauté, la famille humaine.

2.      Le principe du respect de la vie humaine.

“Chaque personne, depuis le moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle, a une dignité inhérente et un droit à la vie en conformité avec cette dignité”[3].

La vie humaine à chaque étape de son développement et de son déclin est précieuse et donc digne de protection et de respect. Il est toujours coupable d'attaquer directement une vie humaine innocente. La tradition chrétienne voit le caractère sacré de la vie humaine comme faisant partie de toute vision morale d'une société juste et bonne.

3.      Le principe d’association, les corps intermédiaires.

“Notre tradition proclame que la personne n'est pas seulement sacrée mais sociale. La façon dont nous organisons la société -au niveau économique et politique, légal et juridique- affecte directement la dignité humaine et la capacité des individus à grandir en communauté”[4].

La famille est le point central de la société ; la stabilité familiale doit toujours être protégée et jamais dévaluée. En s'associant avec d'autres -en famille et dans d'autres institutions sociales qui favorisent la croissance, protègent la dignité et promeuvent le bien commun- les personnes humaines atteignent leur épanouissement.

4.      Le principe de participation.

“Nous croyons que les gens ont le droit et le devoir de participer à la société en cherchant ensemble le bien commun et le bien-être de tous, spécialement des pauvres et des personnes vulnérables”[5].

Sans participation, les biens qui sont mis à la disposition de la personne par une quelconque institution sociale ne peuvent être obtenus. La personne humaine a le droit de ne pas être privée, de participer à ces institutions qui sont nécessaires à l'épanouissement humain.

Ce principe s'applique de façon particulière aux conditions liées au travail. “Le travail est plus qu'une manière de gagner sa vie ; c'est une forme de participation continue à la création de Dieu. Si la dignité du travail doit être protégée, les droits fondamentaux qui sont le privilège des travailleurs doivent aussi être respectés -le droit à un travail productif, à un salaire convenable et juste, le droit d'organiser des syndicats et d'y adhérer, le droit à la propriété privée et à l'initiative économique”[6].

5.    Le principe de la protection préférentielle des pauvres et des personnes vulnérables.

Nous croyons que nous rejoignons le Christ lorsque nous rejoignons les personnes dans le besoin. La parabole du jugement dernier[7] joue un rôle important dans la tradition de la Foi chrétienne. Depuis ses origines, l'Église a enseigné que nous serons jugés par ce que nous avons choisi de faire ou de ne pas faire vis-à-vis des affamés, des assoiffés, des malades, des personnes sans domicile, des prisonniers. Aujourd'hui l'Église exprime cet enseignement par le terme “d'option préférentielle pour les pauvres”.

Pourquoi un amour préférentiel pour les pauvres ? Pourquoi mettre en premier les besoins des pauvres ? Parce que le bien commun, le bien de la société dans son ensemble, l'exige. Le contraire de riche et puissant est pauvre et sans pouvoir. Si le bien de tous, le bien commun doit l'emporter, une protection préférentielle doit être apportée à ceux qui souffrent de l'absence de pouvoir et des effets de la privation. Autrement l'équilibre nécessaire pour maintenir le tissu de la société serait brisé au détriment de tous.

6.    Le principe de solidarité.

“L'enseignement social chrétienne proclame que nous sommes les gardiens de nos frères et de nos sœurs où qu’ils se trouvent. Nous formons une seule famille humaine... Apprendre à pratiquer la vertu de solidarité signifie apprendre que “aimer notre prochain a des dimensions globales dans un monde interdépendant”[8].

Le principe de solidarité conduit à des choix qui assureront la promotion et la protection du bien commun.

La solidarité nous appelle à ne pas répondre seulement à des malheurs personnels et individuels; il y a des problèmes de société qui sont un cri exigeant des structures sociales plus justes. Pour cette raison, l'Église nous appelle souvent, aujourd’hui, non pas seulement à nous engager dans des œuvres charitables, mais aussi à travailler à la justice sociale.

7.    Le principe de gérance.

“La tradition chrétienne insiste sur le fait que nous montrons notre respect pour le Créateur par notre gestion de la création”[9].

Celui qui gère est un administrateur, pas un propriétaire. A une époque de prise de conscience grandissante de notre environnement physique, notre tradition nous appelle à nous sentir moralement responsables de la protection de l'environnement -terres cultivables, prairies, espaces boisés, air, eau, minéraux et autres gisements naturels-. Les responsabilités de gérance s'appliquent aussi à l'attention de notre santé et à l'usage de nos talents personnels et de nos biens.

8.    Le principe de subsidiarité.

Ce principe a trait principalement aux “responsabilités et limites du gouvernement et au rôle essentiel des associations bénévoles”[10].

Le principe de subsidiarité met une limite nécessaire au gouvernement en insistant sur le fait que le niveau supérieur d'une organisation ne doit pas effectuer des opérations qui peuvent être prises en compte efficacement et effectivement à un niveau inférieur par des personnes ou des groupes qui sont plus proches des problèmes et du terrain. Les gouvernements oppressifs violent toujours le principe de subsidiarité ; des gouvernements trop actifs le violent aussi parfois[11].

D'un autre côté, les individus se sentent souvent démunis face à des problèmes sociaux décourageants : le chômage, les gens qui dorment sur les pas de porte ou qui mendient au coin des rues. Comme ces problèmes ont des dimensions de société, ce n’est ni une personne ni un groupe qui pourront les résoudre. Tout en respectant la subsidiarité, le gouvernement qui reçoit les impôts doit aider les individus, les communautés plus petites et la communauté nationale à faire quelque chose pour résoudre de tels problèmes sociaux. En payant des impôts, nous contribuons ainsi à l'établissement de la justice sociale.

9.    Le principe de l’égalité humaine.

“L'égalité de toutes les personnes vient de leur dignité essentielle... Si les différences de talents font partie du plan de Dieu, la discrimination sociale et culturelle vis-à-vis des droits fondamentaux n'est pas compatible avec le dessein de Dieu”[12].

Traiter ses semblables avec égalité est une manière de définir la justice, comprise aussi de façon classique comme le fait de rendre à chacun ce qui lui revient. Sous-jacent à cette notion d'égalité est le simple principe de justice ; une des plus précoces sentiments éthiques ressentis dans l'être humain en développement est le sens de ce qui est “juste” et de ce qui ne l'est pas.

10. Le principe du bien commun.

“Le bien commun est compris comme les conditions sociales qui permettent aux gens d'atteindre leurs pleines potentialités et de réaliser leur dignité humaine”[13].

Les conditions sociales, auxquelles l'Eglise pense, présupposent “le respect des personnes”, “le bien-être et le développement social du groupe” et le maintien de la paix et de la sécurité par l'autorité publique. Aujourd'hui, dans un âge d'interdépendance globale, le principe du bien commun conduit au besoin de structures internationales qui peuvent promouvoir le juste développement des personnes et des familles par-delà les frontières régionales et nationales.

Ce qui constitue le bien commun sera toujours matière à discussion. L'absence de sensibilité au bien commun est un signe certain de décadence dans une société. Quand le sens de la communauté s'érode, le souci du bien commun diminue. Un bon souci communautaire est l'antidote à un individualisme effréné qui, comme l'égoïsme sans limite dans les relations personnelles, peut détruire l'équilibre, l'harmonie et la paix au sein des groupes, des voisinages, des régions et des nations.

Voilà les dix principes. Il est très beau de faire entrer cet enseignement social chrétienne dans l’essentiel de la foi. En le faisant, nous affirmons que ce que nous croyons est à la source de ce que nous faisons. Pour les chrétiens, il n'y a pas seulement des vérités à croire, mais aussi des vérités à mettre en pratique. Notre programme repose donc sur ces dix pierres de construction :

                                        Faire passer cet enseignement

Aujourd'hui je vous encourage, ainsi que tous les membres de notre Famille Vincentienne, à communiquer aux autres cet enseignement social de l'Église. Cet enseignement doit être très important pour nous qui vivons dans la tradition vincentienne. L'option préférentielle de l'Église pour les pauvres en découle. Si nous et d'autres sommes profondément enracinés dans cette “partie essentielle de la foi chrétienne”, les pauvres en profiteront sûrement. Je voudrais vous offrir une série rapide de suggestions concrètes sur la façon d'utiliser ces principes.

1.   Ils peuvent constituer :

*     dix sujets pour une série de conférences pour la formation des adultes,

*     dix segments d'un cours semestriel,

*     dix chapitres de manuel,

*     dix projets dans un centre de recherche,

*     dix sections sur une page d'Internet.

2.   Pour ceux qui font des classements, il pourrait y avoir dix boîtes pour recueillir la sagesse collective venant de :

*     l'écriture sainte,

      *     la patristique,

      *     l'histoire de l'Église,

      *     les écrits théologiques,

      *     l'enseignement des Conciles et des Papes,

      *     d'autres sources, comme la littérature contemporaine.

3.   Ceux qui aiment les assonances ou les sigles pourraient agencer l'ordre des principes pour fabriquer un ensemble facile à mémoriser.

Pour incarner les principes, on pourrait aussi composer dix brefs essais biographiques centrés sur des personnes qui ont incarné un ou plusieurs de ces principes de façon significative, par exemple :

   *     Saint Vincent,

   *     Sainte Louise,

   *     Frédéric Ozanam,

   *     Rosalie Rendu,

   *     Mère Theresa de Calcutta,

*     Dorothy Day,

   *     Mahatma Gandhi,

   *     Martin Luther King,

5.      On pourrait rechercher des extraits des grandes voix sociales du passé et les mettre dans chacun des dix dossiers suivants :

   *     Ambroise,

   *     Jean Chrysostome,

   *     Thomas d'Aquin,

6.      En utilisant ces dix principes comme guide, on pourrait étudier les grandes encycliques sociales et sélectionner les passages clés qui expriment les principes, puis les classer dans chacun des dix dossiers.

7.      On pourrait consulter l'index du Catéchisme de l'Église Chrétienne pour trouver des explications plus complètes de la doctrine sociale de l'Église et pour identifier les sections du Catéchisme qui ont trait à ces dix principes.

Les principes sont importants. Une fois qu'ils sont intériorisés, ils peuvent conduire à quelque chose. Ils inspirent nos choix. Ils nous poussent à agir. Une personne qui a des principes a un point d'appui. Elle sait d'où elle vient et où elle veut aller. Les principes nous donnent un but. Ceux d'entre nous qui sont des professeurs aspirent de tout leur cœur à former des personnes qui aient des principes et qui soient préparées à agir de façon responsable, et désireuses de le faire.

Ces dix principes peuvent servir de base d'analyse pour n'importe quel problème social. Par exemple, si quelqu'un se demande pourquoi les documents d'Église sont centrés si fréquemment sur la guerre, la paix, les armes nucléaires, l'économie, l'avortement, l'euthanasie, les soins de santé, l'éducation et beaucoup d'autres sujets qui ont une dimension sociale et morale bien claire, ces principes fournissent le cadre nécessaire pour comprendre cet enseignement.

Avec un regard sur le siècle qui se termine, Jean-Paul Il a écrit dans Centesimus Annus : “La diffusion de la doctrine sociale de l'Eglise appartient à sa mission d'évangélisation et c'est une partie essentielle du message chrétien”[14]. Il ajoute : “La nouvelle évangélisation... doit compter parmi ses éléments l'annonce de la doctrine sociale de l'Eglise”[15]. Ces expressions sont fortes. Il serait difficile d'être plus clair. La doctrine est une partie essentielle de notre foi. Nous devons la proclamer ouvertement dans la nouvelle évangélisation.

« L’information-masque » est inséparable de la propagande, car les faits

présentés avec recherche de la sensation, tiennent compte de la psy-

chologie du spectateur, avec dissimulation du contexte, et imposent à

l’informé la vision des réalisateurs de l’information ; ceux-ci déve-

loppent leur volonté de puissance, et tendent à désinformer plus qu’à

informer.  Jean de Siebenthal (1990)

 

Ce site tente d'apporter des réponses aux questions les plus souvent posées par les personnes de bonne volonté. Comme toutes nos pages, ces réponses (lues sur des textes de différentes sources et parfois données par des intervenants du forum de discussions) n'ont nulle prétention d'être les meilleures, ni même très approfondies, et encore moins définitives : elles sont néanmoins toutes actuelles. On se propose simplement d'apporter des réponses compréhensibles par le commun des mortels, et cela prendra du temps car ce n'est pas facile sans l'aide de tous : le « Dieu omnipotent et omniscient », comme réponse standard à toute chose, nous la refusons et voulons utiliser notre raison.

Questions principales

QU'EST-CE QUE LE CRÉATEUR ?
QUI EST DIEU ?
QU'EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?
QU'EST-CE QUE LE PARDON ?
QU'EST-CE QUE L'ÂME ?
QU'EST-CE QUE LA VIE ?
QUI SONT LES ROIS MAGES EN VÉRITÉ ?
ET QU'EST-CE QUI EST BIEN ET QU'EST-CE QUI EST MAL ?
QUE PROPOSEZ-VOUS A LA PLACE DES RELIGIONS SI VOUS NIEZ DIEU ?
EN QUOI CROIRE ALORS ?
MAIS L'HOMME A BESOIN DE CROIRE EN QUELQUE CHOSE !D'OÙ VENONS-NOUS ?
OÙ ALLONS-NOUS ?
QUI SOMMES-NOUS ?
COMMENT LA VIERGE SERAIT VIERGE SI JÉSUS N'ÉTAIT PAS DIEU ?
COMMENT JÉSUS AURAIT-IL PU RESSUSCITER S'IL AVAIT PAS ÉTÉ UN DIEU ?
COMMENT ON CRORAIT ENCORE EN LUI, APRÈS DEUX-MILLE ANS, SI ÇA N'AVAIT PAS ÉTÉ VRAI ?
J'Y CROIS DONC C'EST VRAI, PROUVEZ-MOI LE CONTRAIRE ?
UN AVEUGLE SAIT SANS VOIR ! ET VOUS QUI VOYEZ RIEN, POURQUOI VOUS NE CROYEZ EN RIEN ?
MAIS ALORS, QUI SOMMES-NOUS ?
ET COMMENT AVONS-NOUS ÉTÉ CRÉÉS ?
ET POURQUOI TOUT EST SI PARFAIT ?
D'OÙ VENONS-NOUS ?
QU'EST-CE QUE LA VÉRITÉ ?
QU'EST-CE QUE L'ATHÉISME ?
POURQUOI LES ATHÉES NE CROIENT-ILS PAS ?
MAIS…., POURQUOI NE CROYEZ-VOUS EN RIEN ?
MAIS ALORS EN QUOI CROIENT LES ATHÉES ?
ET POURQUOI ON EXISTE SI DIEU N'EXISTAIT PAS ?
MAIS ALORS, EN QUOI CROYEZ-VOUS EXACTEMENT ?

QU'EST-CE QUE VOUS REPROCHEZ AUX RELIGIONS ?
C'EST PAS A CAUSE DES RELIGIONS !
C'EST PAS A CAUSE DE DIEU !
C'EST PAS A CAUSE DES CROYANTS !
C'EST PAS A CAUSE DES CROYANCES!
C'EST A CAUSE DU MAL !
QU'EST-CE QUE VOUS REPROCHEZ AUX ÉGLISES ?
QUE SERAIT LE MONDE SANS MORALE ?
C'EST LES GENS QUI INTERPRÈTENT MAL !
C'EST A CAUSE DE L'ARGENT, PAS DES RELIGIONS !

 

http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM  

 

Mais délivre-nous du Mal

2850 La dernière demande à notre Père est aussi portée dans la prière de Jésus : " Je ne te prie pas de les retirer du monde mais de les garder du Mauvais " (Jn 17, 15). Elle nous concerne, chacun personnellement, mais c’est toujours " nous " qui prions, en communion avec toute l’Église et pour la délivrance de toute la famille humaine. La Prière du Seigneur ne cesse pas de nous ouvrir aux dimensions de l’Economie du salut. Notre interdépendance dans le drame du péché et de la mort est retournée en solidarité dans le Corps du Christ, en " communion des saints " (cf. RP 16).

2851 Dans cette demande, le Mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’oppose à Dieu. Le " diable " (dia-bolos) est celui qui " se jette en travers " du Dessein de Dieu et de son " œuvre de salut " accomplie dans le Christ.

2852 " Homicide dès l’origine, menteur et père du mensonge " (Jn 8, 44), " le Satan, le séducteur du monde entier " (Ap 12, 9), c’est par lui que le péché et la mort sont entrés dans le monde et c’est par sa défaite définitive que la création toute entière sera " libérée du péché et de la mort " (MR, prière eucharistique IV). " Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais l’Engendré de Dieu le garde et le Mauvais n’a pas prise sur lui. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du Mauvais " (1 Jn 5, 18-19) :

Le Seigneur qui a enlevé votre péché et pardonné vos fautes est à même de vous protéger et de vous garder contre les ruses du Diable qui vous combat, afin que l’ennemi, qui a l’habitude d’engendrer la faute, ne vous surprenne pas. Qui se confie en Dieu ne redoute pas le Démon. " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? " (Rm 8, 31) (S. Ambroise, sacr. 5, 30 : PL 16, 454AB).

2853 La victoire sur le " prince de ce monde " (Jn 14, 30) est acquise, une fois pour toutes, à l’Heure où Jésus se livre librement à la mort pour nous donner sa Vie. C’est le jugement de ce monde et le prince de ce monde est jeté bas (cf. Jn 12, 31 ; Ap 12, 10). " Il se lance à la poursuite de la Femme " (cf. Ap 12, 13-16), mais il n’a pas de prise sur elle : la nouvelle Eve, " pleine de grâce " de l’Esprit Saint, est préservée du péché et de la corruption de la mort (Conception immaculée et Assomption de la très sainte Mère de Dieu, Marie, toujours vierge). " Alors, furieux de dépit contre la Femme, il s’en va guerroyer contre le reste de ses enfants " (Ap 12, 17). C’est pourquoi l’Esprit et l’Église prient : " Viens, Seigneur Jésus " (Ap 22, 17. 20) puisque sa Venue nous délivrera du Mauvais.

2854 En demandant d’être délivrés du Mauvais, nous prions également pour être libérés de tous les maux, présents, passés et futurs, dont il est l’auteur ou l’instigateur. Dans cette ultime demande, l’Église porte toute la détresse du monde devant le Père. Avec la délivrance des maux qui accablent l’humanité elle implore le don précieux de la paix et la grâce de l’attente persévérante du retour du Christ. En priant ainsi, elle anticipe dans l’humilité de la foi la récapitulation de tous et de tout en Celui qui " détient la clef de la Mort et de l’Hadès " (Ap 1, 18), " le Maître de tout, Il est, Il était et Il vient " (Ap 1, 8 ; cf. Ap 1, 4) :

Libera nos, quæsumus, Domine, ab omnibus malis, da propitius pacem in diebus nostris, ut, ope misericordiæ tuæ adiuti, et a peccatis simus semper liberi et ab omni perturbatione securi : exspectantes beatam spem et adventum Salvatoris nostri Iesu Christi

(Délivre nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que Tu promets et l’avènement de Jésus-Christ, notre Sauveur – MR, Embolisme).

 

 

 

  

 


Date de création : 29/12/2006 : 14:47
Dernière modification : 16/04/2007 : 10:00
Catégorie : Ass. Pavie


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Réactions à cet article


Réaction n°2 

par theol le 08/01/2007 : 10:41

Le Crédit Social
et la doctrine catholique
Etude du Crédit Social par neuf théologiens





Aussitôt que l'ingénieur écossais Clifford Hugh Douglas publia ses premiers écrits sur le Crédit Social, les Financiers firent tout en leur pouvoir pour faire taire la voix de Douglas, ou déformer sa doctrine, car ils savaient que l'application des principes du Crédit Social mettrait fin à leur contrôle de la création de l'argent. Lorsque Louis Even commença à répandre les principes du Crédit Social au Canada français en 1935, une des accusations colportées par les Financiers était que le Crédit Social était du socialisme, ou du communisme.

Alors en 1939, les évêques catholiques du Québec chargèrent une commission de neuf théologiens d'étudier le Crédit Social en regard de la doctrine sociale de l'Eglise, pour savoir s'il était entaché de socialisme. Les neuf théologiens conclurent qu'il n'y avait rien dans la doctrine du Crédit Social qui était contraire à l'enseignement de l'Eglise, et que tout catholique était donc libre d'y adhérer sans danger.

Voici cette étude des neuf théologiens, telle que reproduite dans «La Semaine Religieuse» de Montréal du 15 novembre 1939:

Rapport de la Commission d'étude
sur le système monétaire appelé Crédit Social

1. La Commission détermine tout d'abord le champ de l'étude qu'il s'agit de faire.

a) Il ne s'agit aucunement de l'aspect économique ou politique, i.e., de la valeur de la théorie au point de vue économique et de l'application pratique du système du Crédit Social à un pays. Les membres de la Commission ne se reconnaissent aucune compétence en ces matières, et d'ailleurs l'Eglise n'a pas à se prononcer sur des questions pour lesquelles, comme le dit le Pape Pie XI, «elle est dépourvue des moyens appropriés et de compétence» (Quadragesimo anno).

b) Il ne s'agit pas non plus d'approuver cette doctrine au nom de l'Eglise, car l'Eglise n'a «jamais, sur le terrain social et économique, présenté de système technique déterminé, ce qui d'ailleurs ne lui appartient pas» (Divini Redemptoris, n. 34).

c) La seule question à l'étude est la suivante: la doctrine du Crédit Social, dans ses principes essentiels, est-elle entachée de socialisme ou de communisme, doctrines condamnées par l'Eglise; et par suite doit-elle être regardée par les catholiques comme une doctrine qu'il n'est pas permis d'admettre et encore moins de propager.

2. La Commission définit le socialisme et note ce qui caractérise cette doctrine à la lumière de Quadragesimo anno: le matérialisme; la lutte des classes; la suppression de la propriété privée; le contrôle de la vie économique par l'Etat au mépris de la liberté et de l'initiative individuelle.

3. La Commission a ensuite formulé en propositions les principes essentiels du Crédit Social.

«Le but de la doctrine monétaire du Crédit Social est de donner à tous et à chacun des membres de la société la liberté et la sécurité économiques que doit leur procurer l'organisme économique et social. Pour cela, au lieu d'abaisser la production vers le niveau du pouvoir d'achat par la destruction des biens utiles ou la restriction du travail, le Crédit Social veut hausser le pouvoir d'achat au niveau de la capacité de production des biens utiles.»

Il propose à cette fin:

I. L'Etat doit reprendre le contrôle de l'émission et du volume de la monnaie et du crédit. Il l'exercera par une commission indépendante jouissant de toute l'autorité voulue pour atteindre son but.

II. Les ressources matérielles de la nation représentées par la production constituent la base de la monnaie et du crédit.

III. En tout temps l'émission de la monnaie et du crédit devrait se mesurer sur le mouvement de la production de façon qu'un sain équilibre se maintienne constamment entre celle-ci et la consommation. Cet équilibre est assuré, partiellement du moins, par le moyen d'un escompte dont le taux varierait nécessairement avec les fluctuations mêmes de la production.

IV. Le système économique actuel, grâce aux nombreuses découvertes et inventions qui le favorisent, produit une abondance insoupçonnée de biens en même temps qu'il réduit la main-d'uvre et engendre un chômage permanent. Une partie importante de la population se trouve ainsi privée de tout pouvoir d'achat des biens créés pour elle et non pas pour quelques individus ou groupes particuliers seulement. Pour que tous puissent avoir une part de l'héritage culturel légué par leurs prédécesseurs, le Crédit Social propose un dividende dont la quantité sera déterminée par la masse des biens à consommer. Ce dividende sera versé à chaque citoyen, à titre de citoyen, qu'il ait ou non d'autres sources de revenus.

4. Il s'agit maintenant de voir s'il y a des traces de socialisme dans ces propositions.

Ad Iam: Cette proposition ne paraît pas comporter de donnée socialiste ni partant être contraire à la doctrine sociale de l'Eglise. L'affirmation est basée sur les passages suivants de l'Encyclique Quadragesimo anno.

Le Pape dit: «Il y a certaines catégories de biens pour lesquels on put soutenir avec raison qu'ils doivent être réservés à la collectivité lorsqu'ils en viennent à conférer une puissance économique telle qu'elle ne peut, sans danger pour le bien public, être laissée entre les mains des personnes privées.»

On y lit encore: «Ce qui à notre époque frappe tout d'abord le regard, ce n'est pas seulement la concentration des richesses, mais encore l'accumulation d'une énorme puissance, d'un pouvoir économique discrétionnaire, aux mains d'un petit nombre d'hommes, qui d'ordinaire ne sont pas les propriétaires mais les simples dépositaires et garants du capital qu'ils administrent à leur gré.»

«Ce pouvoir est surtout considérable chez ceux qui, détenteurs et maîtres absolus de l'argent, gouvernent le crédit et le dispensent selon leur bon plaisir. Par là, ils distribuent le sang à l'organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement nul ne peut plus respirer.»

Vouloir changer un tel état de choses n'est donc pas contraire à la doctrine sociale de l'Eglise. Il est vrai qu'en confiant à l'Etat le contrôle de la monnaie et du crédit, on lui donne une influence considérable sur la vie économique de la nation, une influence équivalente à celle qu'exercent les banques actuellement à leur seul profit; mais cette manière de faire, in se, ne comporte pas de socialisme.

La monnaie n'étant, dans le système du Crédit Social, qu'un instrument d'échange dont le cours sera rigoureusement réglé par la statistique de la production, la propriété privée demeure intacte; voire la monnaie et le crédit seraient peut-être moins qu'aujourd'hui dispensés selon le bon plaisir de ceux qui les contrôlent. Réserver à la collectivité la monnaie et le crédit n'est donc pas opposé à la doctrine sociale de l'Eglise.

Saint Thomas le dit implicitement, dans Ethica, livre 5, leçon 4, quand il affirme qu'il appartient à la justice distributive, laquelle, on le sait, relève principalement de l'Etat, de distribuer les biens communs, y compris la monnaie, à tous ceux qui sont parties de la communauté civile.

En fait, la monnaie et le crédit ont été, dans le passé, sous le contrôle de l'Etat, en un grand nombre de pays, notamment dans les Etats pontificaux; ils le sont encore dans la Cité Vaticane. Il serait bien difficile de voir dans cette proposition, par conséquent, un principe socialiste.

Ad IIam: Que la monnaie et le crédit soient basés sur la production, sur les ressources matérielles nationales, cela ne comporte, semble-t-il, aucun caractère socialiste. La base de la monnaie est une affaire purement conventionnelle et technique.

Dans la discussion présente, ce point est accepté en principe par plusieurs des opposants.

Ad IIIam: Le principe de l'équilibre à maintenir entre la production et la consommation est sain. Dans une économie vraiment humaine et ordonnée, en effet le but de la production est la consommation et cette dernière doit normalement épuiser la première, du moins lorsque la production est faite, comme elle doit l'être, pour répondre à des besoins vraiment humains.

Quant à l'escompte, dont le principe est admis et même pratiqué couramment dans l'industrie et le commerce, il n'est qu'un moyen de réaliser cet équilibre; il permet au consommateur de se procurer la marchandise dont il a besoin à un prix inférieur sans perte pour le producteur.

Il est à noter que la Commission ne se prononce pas sur la nécessité d'un escompte occasionné par l'écart, s'il y a, selon le système du Crédit Social, entre la production et la consommation. Mais si un tel écart existe, vouloir le combler par le moyen d'un escompte ne saurait être considéré comme une mesure entachée de socialisme.

Ad IVam: Le principe du dividende peut aussi se concilier avec la doctrine sociale de l'Eglise; il est d'ailleurs comparable au pouvoir d'octroyer que possède l'Etat. La Commission ne voit pas pourquoi il serait nécessaire pour l'Etat de posséder les biens de production pour pouvoir payer ce dividende; actuellement, quoique dans un sens contraire, le pouvoir de taxer, que l'Etat possède en vue du bien commun, comporte davantage cette note et pourtant est admis. La même affirmation vaut pour l'escompte: l'un et l'autre tiennent du principe de la ristourne dans le système coopératif. D'ailleurs la coopération est en honneur dans le Crédit Social.

Le seul contrôle de la production qui soit nécessaire pour l'établissement du Crédit Social, c'est celui de la statistique qui détermine l'émission de la monnaie et du crédit. Or la statistique ne saurait être considérée comme un véritable contrôle et comme une entrave à la liberté individuelle; elle n'est qu'une méthode de connaissance. La Commission ne peut admettre que le contrôle statistique nécessite la socialisation de la production, ou qu'elle soit «de l'essence du socialisme et du communisme».

Conclusion

La Commission répond donc négativement à la question: «Le Crédit Social est-il entaché de socialisme?» Elle ne voit pas comment on pourrait condamner au nom de l'Eglise et de sa doctrine sociale les principes essentiels de ce système, tels qu'exposés précédemment. Elle tient à rappeler cependant que le Crédit Social, dont elle n'avait pas à juger l'aspect purement économique ou politique, ne rste toujours qu'une réforme monétaire. Il ne faudrait pas oublier, en effet, que ce qui importe surtout, c'est une réforme des institutions par l'organisation coopérative appuyée sur une réforme des moeurs, selon les recommandations de Pie XI.

Etude de quelques objections

La Commission a aussi étudié quelques-unes des objections habituellement présentées contre la conclusion qui précède.

Première objection: Le contrôle de la monnaie et du crédit entraîne nécessairement le contrôle de la production jusqu'à la socialisation de cette dernière.

Réponse: Le contrôle de la monnaie et du crédit n'enlève pas aux individus ou aux institutions privées la propriété des instruments de travail et des biens de production, même s'il peut impliquer dans une certaine mesure un contrôle indirect de cette production. Ce contrôle indirect qui, normalement du moins, doit s'exercer en vue du bien commun, ne comporte pas de caractère socialiste, pas plus que le contrôle rationnel de la production par les banques pourrait être nécessairement taxé d'individualisme libéral.

Deuxième objection: Que le dividende est un encouragement à la paresse.

Réponse: L'Etat ne fabriquera pas la monnaie et le crédit selon son bon plaisir mais bien selon les exigences manifestées par les statistiques de la production, laquelle est intimement liée au travail des citoyens. Que quelques-uns essaient encore de chômer, cela arrivera sans doute; seulement, il ne faudrait pas croire que le dividende pourra toujours faire vivre son homme. S'il peut arriver, au début, wue, pour combler le fossé entre la production et la consommation, le dividende soit assez fort, il lui faudra pour se maintenir une augmentation continuelle de production due à une augmentation équivalente de travail.

Les Créditistes ne devraient pas cependant trop appuyer sur le dividende, principalement sur le dividende basiue permanent qui n'est pas essentiel au système; mais le principe lui-même ne peut être condamné.

Troisième objection: Le dividende, et même l'escompte, dit-on, prive l'ouvrier de son salaire et le producteur de son profit.

Réponse: Cela serait vrai, peut-être, dans une certaine mesure et toujours d'une façon indirecte, si de fait il n'y avait pas d'écart entre la production et la consommation. Mais le système du Crédit Social est basé précisément sur cet écart: question purement économique et technique. De ce fait, le système ne saurait être condamné au nom de la doctrine sociale de l'Eglise. D'ailleurs, il semble que vraiment un écart existe entre le coût de certaines productions, chasse, pêche, richesse du sol, etc..., et le prix de consommation.

Quatrième objection: A première vue, une phrase de Douglas inspire quelque doute: «The dividend shall progressively displace wages and salaries» (Warning Democracy, p. 34).

Réponse: Le mot «dividende» n'a pas toujours dans les écrits de Douglas la même signification. Douglas entrevoit ici un système économique entièrement coopératif. Alors il devient facile de comprendre que les ouvriers coopérateurs ne reçoivent plus leur rétribution sous forme de salaires mais bien sous forme de dividendes. Ils sont dans ce cas, en quelque sorte, propriétaires eux-mêmes du système de la production.

Cette substitution du dividende au salariat ne peut donc être considérée comme opposée à la doctrine sociale de l'Eglise; d'autant que le Pape lui-même, dans Quadragesimo anno, admet la légitimité d'un ordre de choses où le contrat de société corrigerait, dans la mesure du possible, le contrat de louage de travail. La coopération est une forme de contrat de société dans lequel le dividende tend normalement et progressivement à remplacer le salaire.

Voici le passage de Pie XI: «Commençons par relever la profonde erreur de ceux qui déclarent essentiellement injuste le contrat de louage de travail et prétendent qu'il faut lui substituer un contrat de société; ce disant, ils font, en effet, gravement injure à Notre Prédécesseur, car l'Encyclique Rerum novarum non seulement admet la légitimité du salariat, mais s'attache longuement à le régler selon les normes de la justice. Nous estimons cependant plus approprié aux conditions présentes de la vie sociale de tempérer quelque peu, dans la mesure du possible, le contrat de travail par des éléments empruntés au contrat de société. C'est ce que l'on a déjà commencé à faire sous des formes variées, non sans profit sensible pour les travailleurs et pour les possesseurs du capital. Ainsi les ouvriers et les employés ont été appelés à participer en quelque manière à la propriété de l'entreprise, à sa gestion et aux profits qu'elle apporte».

Il est vrai qu'il est difficile d'imaginer un système coopératif poussé un un tel degré que tout salaire disparaîtrait pour faire place à un dividende: cela cependant ne rend pas l'hypothèse erronée. La Commission tient à noter de plus que certaines expressions de Douglas sur ce sujet, sont plutôt confuses. Tele paraît être toutefois sa pensée, au dire même des chefs créditistes.

* * *

Ces objections ne sauraient, dans l'opinion de la Commission, infirmer le jugement précédemment formulé du point de vue social catholique. Ajoutons qu'une étude plus approfondie de ce système au point de vue purement économique s'imposerait, vu l'importance que prend la question de nos jours.


Réaction n°1 

par Comble le 06/01/2007 : 19:55

Comblé

J’ai demandé à Dieu la force pour atteindre le succès ;
Il m’a rendu faible afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’ai demandé la santé pour faire de grandes choses ;
Il m’a donné l’infirmité pour que je fasse des choses meilleures.

J’ai demandé la richesse pour pouvoir être heureux ;
Il m’a donné la pauvreté pour pouvoir être sage.

J’ai demandé la puissance pour obtenir l’estime des hommes ;
Il m’a donné la faiblesse pour que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’ai demandé un compagnon afin de ne pas vivre seul ;
Il m’a donné un coeur afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

...

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.

Presque en dépit de moi-même,
les prières que je n’avais pas formulées ont été exaucées.

Je suis parmi les hommes, le plus richement comblé.

Texte gravé dans un institut de réadaptation à New York



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« La création de monnaie de rien actuelle par le système bancaire est identique … à la création de monnaie par des faux monnayeurs. ...»

Maurice Allais
Physicien et économiste
Prix Nobel d'économie en 1988
•      « La crise mondiale aujourd'hui »
(Ed. Clément Juglar 1999).

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